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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 14:02

Die Hard 7. Une journée en enfer

 

 

Note de l’éditeur pour le fond sonore lecturiel:

-      Pour Breteuil (version sous-titrée pour les malentendants) : http://www.youtube.com/watch?v=w5Z-XslFYEw

-      Pour Amiens : La mort du sergent HENON. Abattu par les Vietcongs brituliens. Dans le dos. Normal, ce sont de gros lâches: http://www.youtube.com/watch?v=9HzIVc2vwVE&feature=related

 

Samedi 10 décembre. Amiens recevait Compiègne. Dernier match de la 1ère phase. Et nouvelle FINALE. La routine, depuis 15 jours.

Mais avec cette fois une lutte à mort binaire :

-      un Nul ou une Victoire : et Amiens monterait au paradis de la N3, le Walhalla des guerriers celtes et des pongistes de la Hérain.

-      une Défaite : Philippe L’HOTE pleurerait. Et Amiens resterait à croupir dans les eaux stagnantes et saumâtres du marigot régionalistique. Pour les siècles des siècles. Amen.

Pour la préparation mentale de ce gros match, DUDU avait donc décidé d’emmener l’équipe en pèlerinage : Lourdes pour les chrétiens, Les Alpes pour les crétins, La Mecque, Jérusalem, Bodh-Gaya, les sources du Gange, et, pour finir, l’étable dans laquelle naquit un 24 décembre Jean-Philippe GATIEN, entre un âne et un bœuf, à Bethléem. Avec un petit crochet par l’appartement de Sébastien PERPETTE. Mais juste parce que Christophe y avait oublié son appareil à raclette et sa cuve à punch.

Un dernier entraînement à la POUDLARD Academy, et les joueurs seraient prêts. Oui, Antoine HUON parle aussi le Fourchelang. Mais ça ne sert pas à grand-chose pour jouer au ping. Pierre LE GALLOUDEC, lui, avait décidé de se teindre en roux. Moins pour ressembler à Ronald WEASLEY, l’ami poil-de-carotte de Harry POTTER, que pour choper Delphine WESPISER, la nouvelle Miss France aux longs cheveux rouges.

Ce samedi 10 décembre était donc un beau jour pour mourir. Les amiénois étaient prêts à affronter les Trolls des cavernes et les Mangemorts compiégnois.

Après les dernières recommandations et la vérification des baguettes magiques par le juge DUMBLEDORE-FERAUD, la rencontre débutait. Après la victoire de Denis CHATELAIN sur Jérémy FOUILLET (3/2), premier coup de théâtre avec la défaite 3/2 de Philippe L’HOTE contre Joris THOMAS, après avoir mené 8-4 au 5ème set avec, à suivre, une balle de la hauteur de la tour PERRET. Puis 2-2, 3-3, 4-4, 5-5 et échappée de Compiègne 9-6 après les victoires de Joël WALK sur Cédric HERMANT (3/1) et de Joris THOMAS sur Christian HENON (3/0).

Le sol de la salle Labaume craqua et se brisa alors sous nos pieds. Comme la glace du lac Peïpous sous les trop lourdes armures des Chevaliers Teutoniques. C’était en 1242, mais Jean TAQUET s’en rappelle comme si c’était hier. Des chevaliers amiénois pourtant orgueilleux, et fièrement menés par le délégué du Saint-Empire Romain Germanique, Herr Mant. Mais des combattants qui, outre l’humiliation et l’eau glacée, durent subir les tirs meurtriers des flèches et des tops frappés des archers compiégnois. Tout cela nous amènera tout doucement à 10/8 après la victoire d’Audric THOMAS sur Denis CHATELAIN (3/2). Pour finir à 12/8 avec les dernières victoires de Jérémy FOUILLET sur Pierre LE GALLOUDEC (3/1) et de Joris THOMAS sur Antoine HUON (3/1).

Dans le même temps, BRETEUIL 1 l’emportait sur VILLERS SAINT PAUL.

Donc résultats des courses : Breteuil, 1er, est en N3. Compiègne, 2ème, et Amiens, 3ème, sont enterrés vivants en R1.

Une victoire à la Pyrrhus pour Compiègne (pour les petits HERSENT : la carrière sportive, les différents clubs et l’évolution du classement FFTT de Serge PYRRHUS : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyrrhus_Ier). Et pour résumer, dans le résumé, deux équipes de loosers à la fin de la rencontre. Mais un beau match avec du Fight et de la Grinta. Merci aux supporters et aux supporteuses.

Avec l’attribution du prix Orange à Joël WALK donnant le point pour une balle-coin-de-table que, ni son adversaire, Denis CHATELAIN, ni l’arbitre Pierre LE GALLOUDEC n’avaient vu toucher. Beau zeste. Et le prix Citron pour DUDU. Car il aurait quand même pu en rajouter dans son punch.

Fin de la phase donc. Et comme l’aurait dit Jean-Louis AUBERT : Voilà, c’est fini.

Philippe L’HOTE, lui, est déjà remonté dans l’hélico, et chiale au dessus de la jungle de la Hérain. Philosophant comme un Bernard-Henri, ressassant des histoires de combattants qui ne se battaient pas contre l’ennemi, mais contre eux-mêmes, car l’ennemi était en eux : http://www.youtube.com/watch?v=xnSqGilESC0&feature=fvwrel

Punaise, j’ai rien compris. Mais peut-être parce que le punch d’après-match de DUDU était trop dosé. En tout cas le plan rouge a été décrété et une cellule de crise a été parachutée sur Amiens, avec 7 commando-psychiatres. Oui, il en fallait bien 2 pour Philippe L’HOTE. En janvier, après 12 séances d’électrochoc, et à l’arrêt du traitement anti-dépresseur, on desserrera leur camisole, et les amiénois repartiront en campagne. Il faudra peut-être qu’ils profitent de la trêve pour lire le Petit Livre Rouge, le parfait manuel du joueur de Régionale : « Comment j’ai monté en N3 ». Rédigé par Etienne BROCHOT. Dans la collection Les Gros Chatteux.

 

Les gagnants perdant

Jérémy FOUILLET (1 victoire en A): Le Robert PATTINSON compiégnois. En mode Twilight. Assoiffé de sang, a planté ses canines dans le cou gracile de Pierre LE GALLOUDEC (victoire 3/1). Denis CHATELAIN l’a joué avec des gousses d’ail accrochées au filet (défaite 3/2). Et Cédric HERMANT a fini par lui enfoncer un pieu en bois dans le cœur (défaite 3/2, malgré deux balles de match pour Jérémy).

Audric THOMAS (2 victoires en A): Une musculature impressionnante, des poils partout, de grandes dents, de longues griffes, et des déplacements de bête fauve. Oui, je pense qu’il s’est fait mordre un soir de pleine lune par un loup-garou. Il aurait fallu des balles d’argent pour l’arrêter. Malheureusement on n’avait que des Nittaku. A dévoré Pierre LE GALLOUDEC (3/1) et Denis CHATELAIN (3/2).

Joël WALK (2 victoires en A): La brutalité d’une machine humanoïde, couplée à la délicatesse d’un concertiste russe : Goldorachmaninov. A détruit sauvagement ses adversaires, a grand coup de tops frappés. Mais avec la grâce d’une sonate pour violoncelle. Du Fulguropoing sur Pierre LE GALLOUDEC (victoire 3/1), de la Cornofulgure sur Cédric HERMANT (victoire 3/1). Un peu à court d’Astérohaches sur Denis CHATELAIN (défaite 3/1).

Julien LISION (1 victoire en B): A fait graver sur son bois de raquette « Corpus defuncti hostes semper olet bonum ». Ne sort pas ton Gaffiot. Alexandre GOUPIL, brillant latiniste-de-sa-mère, te donne la traduction de cette citation du général romain Aulus VITELLIUS: « Le corps d’un ennemi mort sent toujours bon». A donc pris une grande inspiration et s’en ait mis plein les naseaux sur Antoine HUON (victoire 3/1).

Matthieu VANICAT (2 victoires en B): A eu le malheur de naître à la mauvaise période. Le guerrier qui aurait pu combattre sur les champs de bataille du Moyen-âge, ou dans l’arène du Coliseum, traverse de nos jours les salles de ping. Solitaire et impitoyable, comme le Chevalier Noir. A facilement dérouillé Philippe L’HOTE (3/0) et Antoine HUON (3/1).

Joris THOMAS (3 victoires en B): Incandescent et rayonnant. Comme un militant écologiste trop longtemps planqué dans une centrale nucléaire française. Hat-trick en B : L’homme du match. Ou The Man of the Day. Si tu parles couramment l’allemand.

 

Les perdants perdant

Cédric HERMANT (2 victoires en A): ODIN, le Dieu de la Mort. THOR, le Dieu de la Guerre. CEDRIC, le Dieu du ping. Demi-Dieu en fait. De temps en temps il perd un match pour nous prouver qu’il est encore un peu humain (défaite 3/1 contre Joël WALK, malgré des balles dantesques).

Denis CHATELAIN (2 victoires en A + double): Madame Gastro et monsieur Entérite lui ont tenu la jambe toute la nuit. Avec une nuit blanche, déshydraté, et un peu anémié, le grand professeur DUDU lui a prescrit une transfusion. Mais l’hosto s’est gourré et lui a injecté du sang de navet. Ça s’est un peu senti sur Audric THOMAS (défaite 11/9 au 5ème set).

Pierre LE GALLOUDEC (0 victoire en A + double) : Ne dîtes plus : « Roche volcanique, de faible densité, flottant à la surface de l’eau, dans le coma, lors d’une finale de ping » mais « Pierre pionce ». Dans le dur aujourd’hui. Avec une petite bulle. Mais en face, pour rester dans le domaine de la pierre, Pierre, c’était des joueurs en granit.

Christian HENON (2 victoires en B): A écouté les paroles du vieux sage, Lao Tseu : « Si quelqu’un t’a offensé, ne cherche pas à te venger. Assieds-toi au bord de la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre ». Reste donc assis, sur son petit carton jaune, depuis samedi, passant ses jours et ses nuits, sur les bords de la Somme. Mais n’a toujours pas vu passer Joris THOMAS, flottant sur le dos, le teint vert, le ventre ballonisé et empli d’eau (défaite 3/0).

Philippe L’HOTE (1 victoire en B) : L’agence de notation Standard & Poor’s a un peu hésité pour l’évaluation de sa performance. Est passé du triple AAA à Ah !Ah !Ah ! (défaite 3/2 sur Joris THOMAS), puis Oh !Oh !Oh ! (défaite 3/0 en double) et ih !ih !ih ! (défaite 3/0 sur Matthieu VANICAT). Malgré sa victoire sur Julien LISION (3/2), les Indignés ont quitté leur campement de Wall Street et ont entamé un sit-in devant sa maison, à Domart.

Antoine HUON (0 victoire en B): The Artist. Joue déjà avec un gros talent. Mais son compteur est resté comme Jean DUJARDIN : muet. Pas grave, ça cartonnera plus en deuxième phase.

 

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