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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 14:48

Objectif nul

 

Samedi 26 novembre 2011, 16 heures. Ici, c’est BRETEUIL.

Des nuages noirs s’amoncèlent dans le ciel isarien. Le vent se lève. Les oiseaux se sont arrêtés de chanter. Les villageois courent s’abriter. Les mères cachent leurs enfants. Oui, aujourd’hui, c’est la FINALE de R1.

Et malheur aux vaincus : les chiens galeux dépèceront leurs corps, les corbeaux picoreront leurs globes oculaires, les enfants des écoles joueront au foot avec leurs têtes décapitées, et leurs os sècheront au soleil de novembre.

L’équipe amiénoise s’apparentait pourtant plus à une horde de sans-culottes qu’à un groupe de Vikings sanguinaires. Alors qu’en face, côté Breteuil, étaient alignés en A : Le Bon, la Brute et le Truand, et en B : Les Trois Lanciers du Bengale.

Les tentatives de déstabilisations d’avant-match s’avérèrent vaines:

- Côté Britulien : Invitation de l’équipe amiénoise à l’hôtel Carlton de Lille, puis à un séjour de récupération place Tahir en Egypte, et enfin à un stage de préparation mentale à Fukushima, Japon.

- Côté Amiénois: Appel anonyme à la présidence de la République pour signaler qu'une cellule secrète du groupe Al Qaida se réunissait tous les vendredis soirs dans la salle de ping de Breteuil; on aurait également volontiers caché 2kg de cocaïne dans le sac d'Etienne BROCHOT jeudi soir, salle Labaume, mais le jeune Antoine HUON et les petits HERSENT avaient tout sniffé dans l'après-midi.

Conscient de l’importance de cette rencontre, la ligue avait dépêché un arbitre international, l’impitoyable JR SELLIER, amiénois et père d’Arnaud. Oui, en Picardie on aime l’impartialité.

La rencontre débutait bien pour Breteuil : menant 2/0, et 4/2. Puis une succession d’égalisation : 4-4, 5-5, 6-6, 7-7. Et là c’est le drame : Philippe L’HOTE reçoit sur la tête, non pas le carton de Jean-Robert, mais le carton « Panasonic » qui oblitérait l’une des fenêtres du gymnase. Plus d’argent pour acheter des rideaux opaques, Breteuil obligé de bricoler des fenêtres en carton. Il est vrai que les brituliens préfèrent investir dans des stages de préparation physique aux Bahamas : le Sportif avant tout. Donc duel, fenêtre en carton contre cervelle en carton : même pas mal, Philippe repartit gaillardement au combat. Mais pour se faire déchirer. Puis nouvelle égalisation à 8/8, et petite accélération : 10/8 pour Amiens. Les portes de l’Eden N3 s’entrouvrirent alors, et nous entendîmes même chanter les anges. Mais l’intraitable Jean-Baptiste CARLIER dérouilla Antoine HUON 3/0. Et Cyprien BORGOO fit preuve de sang-froid pour châtier Pierre LE GALLOUDEC au 5ème set. Nous claquant la porte de la Nationale au nez. Pas de bol j’avais laissé les doigts dans l’embrasure. Ça pique encore un peu ce matin.

Match NUL. Au niveau comptable peut-être, mais pas pour le suspens ni le fight.

Excellente ambiance, malgré quelques (rares) débordements verbaux. Il est vrai plutôt côté amiénois. Désolé. Certains ont fait Allemand/Mauvais joueur en 2ème langue, et pas Fair-play. Bruno CRNIC gagnait le prix Orange en remettant une balle-coin-de-table que l’intègre-et-au-dessus-de-tout-soupçon Philippe L’HOTE avait jugé faute. Pierre LE GALLOUDEC, lui, gagnait le prix Citron après quelques réflexions acides lors du match Cypriennesque.

Un match nul qui laisse Breteuil/Amiens, et ramène Compiègne, dans la course à la montée. Breteuil probablement mieux placé que nous. Tout le monde fait du calcul mental et ça fait un peu mal à la tête. On jouera les matchs dans 15 jours et on verra bien. Avec une nouvelle finale contre Compiègne. Presque la routine maintenant.

La Hérain c’est quand même vachement mieux que la nouvelle saison de Desperate Housewifes.

Les nuls amiénois

Cédric HERMANT (3 victoires en A) : Est une nouvelle fois descendu du mont Olympe parmi les mortels pongistes. A fait ses 3 points, sans même retirer sa petite jupette blanche. Puis est retourné s’assoir à la droite de Zeus, pour se gaver d’ambroisie, de nectar, et d’hydromel.

Pierre LE GALLOUDEC (0 victoire en A + double) : S’est fait découper par Arnaud DAMAY (défaite 3/2) et Etienne BROCHOT (défaite 3/2), avant d’être renvoyé à son dictionnaire de courtoisie par Cyprien BORGOO (défaite 3/2). Est ainsi passé de l’ère de la Pierre taillée à l’ère de la Pierre polie.

Denis CHATELAIN (2 victoires en A + double) : A l’issue du match contre Etienne BROCHOT (défaite 3/2, as usual), s’est allongé au fond du Drakkar, comme tout capitaine viking vaincu. A demandé à ses coéquipiers d’y mettre le feu et de pousser le navire au centre de l’étang Saint-Pierre. Refus des joueurs amiénois : pas possible. Car pas d’allumette, et en plus Cédric ne voulait pas jouer le double.

Christian HENON (2 victoires en B + double) : Tombé de son piédestal contre Bruno CRNIC (défaite 3/0). Telle une statue de Lénine, déboulonnée lors de la Glasnost. Comme un symbole du post-communisme. Ou du manque d’entraînement ; j’hésite. A tout de même réussi à remobiliser le Komintern contre Jean-Baptiste CARLIER (victoire 3/2), et Benoît BROCHOT (victoire 3/1).

Philippe L’HOTE (1 victoire en B + double) : Le conseil général de la Somme organise en cette fin d’année un référendum pour que les habitants du Département se déterminent sur un gentilé : Sommois, Samaréens, Samariens… Philippe a proposé Somnanbule. Après des débuts convaincants contre Jean-Baptiste CARLIER (victoire 3/2), s’est endormi contre Benoit BROCHOT (défaite 3/1), et a traversé la salle comme un zombie contre Bruno CRNIC (défaite 3/0).

Antoine HUON (0 victoire en B) : 119 : le numéro vert SOS enfant maltraité. Composé plusieurs fois par ses coéquipiers contre Benoît, Bruno et Jean-Baptiste (défaites 3/1 et 3/0). Sans résultat. Toujours occupé... Mais de jolis points et une belle attitude monsieur HUON. A souvent fait trembler ses adversaires.

Julien ALLARD (Coach Fruits et Primeurs) : Toujours la banane, la pêche et la patate. Un grand merci pour le soutien.

Arnaud SELLIER (Secouriste N3) : Comme Jésus, parti 40 jours dans le désert, Arnaud s’en est allé à Coutances. Pour permettre à la N3 de se maintenir et nous laisser une chance pour cette fin de championnat. Merci à lui pour son sens du sacrifice et son Sport & club spirit. Denis CHATELAIN likes this.

Les nuls brituliens

Etienne BROCHOT (2 victoires en A): Virologue-parachutiste. S’est volontairement inoculé cette semaine, dans son laboratoire, Rhabdoviridae Delcambrus, le virus de la Rage. Ça a pas mal marché sur Denis CHATELAIN et Pierre LE GALLOUDEC (victoires 3/2). Mais, avec les yeux hagards et l’écume aux lèvres, triste évolution naturelle de l’infection, est tombé dans le coma contre Cédric HERMANT (défaite 3/1). A émergé lors de l’après match pour nous servir un excellent punch : l’école abbevilloise.

Arnaud DAMAY (1 victoire en A): En manque de confiance, Arnaud s’est plongé dans les Grands Classiques de la Pléiade pour relire « Les Mémoires de l’incroyable Jean-Paul POULAIN », le GIGNAC de l’ASTT (transfuge Saint-Pierriste, mais toujours amiénois, après un mercato raté à Longueau). Arnaud, fan de littérature. C’est son fabuleux destin: DAMAY lit Poulain. Audrey TAUTOU lui a d’ailleurs filé son numéro de portable. Revigoré, Demolition man a pulvérisé Pierre LE GALLOUDEC (mené 2/0, victoire au sprint 3/2). Pas loin sur Cédric HERMANT (défaite 3/2). Mais usé sur Denis CHATELAIN (défaite 3/0).

Cyprien BORGOO (1 victoire en A): Le Julien SOREL picard. Après Clermont, poursuit désormais son éducation sentimentale à Breteuil. Dans le creux des épaules des frères BROCHOT. Porte désormais le Rouge et le Noir du maillot bret-wavignien comme un vrai héros Stendhalien. Mèche rebelle, regard romantique ; mais top coup droit d’arriviste et revers de tueur. A anéanti madame de Rénal-LE GALLOUDEC dans le match pour l’égalisation (victoire 3/2, à l’expérience).

Bruno CRNIC (3 victoires en B): Trader isarien, le Bernard MADOFF du Bret-Wav. L’un des plus grand escrocs pongistes de tous les temps: a fourgué de la SICAV toxique à Christian HENON (victoire 3/0), des emprunts russes à Philippe L’HOTE (victoire 3/0), et même un plan-épargne retraite à Antoine HUON, 13 ans (victoire 3/0). Sans pitié et sanguinaire, a éliminé tous les usual suspects amiénois. Keyser SOZE règne vraiment sans partage sur la B britulienne:  http://www.youtube.com/watch?v=YT8DV1EfxQs.

Jean-Baptiste CARLIER (1 victoire en B): Dernier Hussard de la République. Blouse noire, petites lunettes rondes, baguette de bois. A fracassé les phalanges d’Antoine HUON avec une règle en métal (victoire 3/0). Mais s’est retrouvé au coin, à genoux sur sa raquette, contre Christian HENON et Philippe L’HOTE (2 défaites, 11/9 au 5ème set. Dommage, presque).

Benoît BROCHOT (2 victoires en B): Début de la saison hivernale ce mois-ci, avec le BROCHOT à ski. Benoît s’est élancé du tremplin enneigé, atteignant sa vitesse de croisière de 100 km/h (victoire 3/1 contre Antoine HUON). Après l’impulsion, s’est élevé dans les airs, et a flotté dans les cieux, en V, comme un faucon (victoire 3/1 sur Philippe L’HOTE). Sur Christian HENON, a raté sa réception en télémark, et a croisé les skis (défaite 3/1). La classe quand même : a terminé par un pas de moonwalk sur le tarmac. Mais juste pour la déconne.

Le détail

En A

Cédric HERMANT (1998 points) : bat Arnaud DAMAY (1959 points) (-8,10,6,-6,7), Cyprien BORGOO (1888 points) (6,5,5) et Etienne BROCHOT (2150 points, n°694) (11,5,-12,8).

Denis CHATELAIN (2070 points, n°1000) bat Arnaud DAMAY (1959 points) (2,8,10), Cyprien BORGOO (1888 points) (5,-7,11,5) et perd Etienne BROCHOT (2150 points, n°694) (-3,10,-11,9,-9).

Pierre LE GALLOUDEC (1814 points) perd Arnaud DAMAY (1959 points) (8,5,-5,-7,-4), Cyprien BORGOO (1888 points) (9,-8,-7,9,-7) et Etienne BROCHOT (2150 points, n°694) (8,-2,10,6,-4).

En B

Christian HENON (1876 points) bat Benoit BROCHOT (1900 points) (6,7,6), Jean-Baptiste CARLIER (1861 points) (-10,6,10,-13,9) et perd Bruno CRNIC (1952 points) (-2,-12,-7).

Philippe L’HOTE (1808 points) bat Jean-Baptiste CARLIER (1861 points) (-10,6,10,-13,9) et perd Benoit BROCHOT (1900 points) (9,-10,-4,-7) et Bruno CRNIC (1952 points) (-17,-12,-9).

Antoine HUON (1225 points) perd Benoit BROCHOT (1900 points) (-9,-5,9,-12), Jean-Baptiste CARLIER (1861 points) (-8,-6,-6) et Bruno CRNIC (1952 points) (-5,-9,9,-8).

 

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