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3 novembre 2021 3 03 /11 /novembre /2021 23:48

Mercredi 3 novembre. Troisième journée du championnat de proB contre Lille. 

Et du coup (nous aussi on a des bases de chti) place au derby des Hauts de France, cher à coach SELLIER.

Car avec la fusion des Régions, le Nord Pas de Calais aura tout confisqué à la Picardie : le pouvoir politico-économico-culturel, le pôle espoir, nos derniers espoirs et désespoirs, et  la première place au classement de la cirrhose.

Mais pas la victoire au ping !  

Et beau triomphe 3/0 des amiénois ce soir. Avec le soutien de tout un peuple : le célèbre kop Labaume, qui aura fait le déplacement. Et recréé l’ambiance du Maracana. Bravo à tous.

 

Les Lillois

Romain LORENTZ  (0 victoire) : Grosse bataille tactique, de service/remise, et de petit jeu contre Tomi LAKATOS. Avec un Lorentz impérial, et de marbre, dans les 3 premiers sets. Mais qui aura cédé dans les 2 derniers : la chute de l’empereur Romain. Et défaite 3/2.

Jordy PICCOLIN (0 victoire): Aura découvert ce qu’était vraiment l’Enfer du Nord. Après le secteur pavé d’Arenberg, en aura pris trois sur la tête par Horacio CIFUENTES. Et défaite paris-roubaiesque, 3/0.

Bastien DUPONT  (0 victoire) : Pensait que Grégoire JEAN, son partenaire à Villeneuve sur Lot, allait jouer comme à l’entrainement. Et non, pas de bol : Greg aura, ce soir, joué de la main gauche ! Et défaite 3/0.

Les Lillois : très bon accueil, merci. Direct 3 glacières dans le green-book de coach SELLIER. Qui aura repris de tout, deux fois. Pour tous ceux qui se demandent pourquoi ils n’ont pas eu de fondant chocolat aux spéculos. Voilà. C’est simple.

Philippe STRICANE (Hérain for ever) : 40 ans après, l’ancien amiénois n’aura pas changé ! Le ping-pong ça conserve.

 

Les Amiénois

Tomi LAKATOS (1 victoire) : Le retour gagnant de l’enfant de Budapest. Hongrois que ça ne passera pas. Et erreur. Match plein, hyperconcentré et tactique de Tomi. Et très belle victoire, 3/2, contre un gros client, Romain LORENTZ.

Grégoire JEAN (1 victoire): Le mois dernier on fêtait les 40 ans de l’abolition de la peine de mort. Mais Grégoire JEAN, ce soir, l’aura remise à l’ordre du jour. En plaçant la tête de Bastien DUPONT sur le billot. Puis en activant sa guillotine revers. Avec une belle victoire, tranchante, 3/0.

Horacio CIFUENTES (1 victoire) : Ce mercredi aura vraiment gagné sa place, et son rond de serviette, à la table de John WICK et de Denzel WASHINGTON- the Equalizer. Dans un match brutal, impitoyable, et bourré d’ultraviolence, contre Jordy PICCOLIN. Enorme rencontre, et très belle victoire 3/0. Sans contestation aucune. L’inconscient qui aurait levé le doigt pour protester se serait de toute façon fait briser les os. Un par un.

Kop Labaume : gros cœur sur vous.

La famille amiénoise

La famille amiénoise

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20 octobre 2021 3 20 /10 /octobre /2021 19:18

Le petit bras. El pequeno brazo. The short arm…Quiconque ne l’a jamais eu, n’est assurément pas un vrai joueur de ping-pong.  

Oui, à ton âge, moi aussi j'avais le petit bras

Oui, à ton âge, moi aussi j'avais le petit bras

Sarah BERNHARDT, non classée mais pleine de classe, affirmait que le trac, ça finissait par venir avec le talent.  Mais au tennis de table le petit bras ne s’observe que rarement chez les joueurs pros et brillants. Oui, le petit bras est surtout l’apanage des tocards. Mais des tocards magnifiques. Qui, un jour, ont tout perdu, en voulant tout gagner.

"Mon Dieu, comme vous n'avez pas de talent..."

"Mon Dieu, comme vous n'avez pas de talent..."

Le petit bras : c’est quoi ?

Le petit bras ça ne se verbalise pas. Ça ne se raconte pas.  Le petit bras, ça se ressent. Et ça se vit. Intensément.

"Ach, noch un klein Arm..."

"Ach, noch un klein Arm..."

Sigmud FREUD, célèbre préparateur mental autrichien du XIXème siècle, l’aurait caractérisé comme un malaise général, un engourdissement global. Avec un rythme cardiaque qui s’accélère. La bouche qui s’assèche (alors qu’on n’est qu’à trois pas de la buvette). Et l’impossibilité de déglutir, comme si il y avait deux balles de ping-pong au fond de la gorge…. Et un bourdonnement sourd, ou un sifflement strident, qui monte entre les deux oreilles. Le sang et les 25 mille milliards de globules rouges qui tapent comme des dingues aux tempes. Les neurones qui se déconnectent les uns après les autres. Puis qui convulsent. Avec les pensées qui se télescopent à deux mille à l’heure. Et à la clé plus aucune réflexion. Ni aucune suite d’idées logiques, raisonnables, ou raisonnées. A la place, un petit singe peut même se mettre à battre des cymbales dans la boîte crânienne…

Le joueur de Hérain à 10/8 à la belle

Le joueur de Hérain à 10/8 à la belle

Le petit bras c’est une attaque totale de panique. Mais en silence. Sidéré comme le petit lapin dans les lumières pleins phares d’une voiture.

On est ridicule quand on a le petit bras

On est ridicule quand on a le petit bras

Et cette sensation terrible d’évoluer au ralenti.  Avec des chaussures de skis aux pieds, et des jambes en coton. Pourtant la ligne d’arrivée a été entrevue, elle est à deux encablures. Mais plus on s’en approche, plus elle s’éloigne…

Tous les partenaires sont pourtant derrière, sur le banc, à encourager,  ou à se demander mais-punaise-qu’est-ce-qu’il-fout…Et pourtant l’Homme au petit bras vit un moment d’extrême solitude. Comme l’enfant abandonné par sa mère. Comme Mowgli dans la jungle. Comme Bambi après que le chasseur ait tué sa mère. Car quand on a la pétoche au ping-pong, on est tout seul. La très très grosse solitude du pongiste de fond.

Quand tu as mené 10/3 et que tu es mené 10/11

Quand tu as mené 10/3 et que tu es mené 10/11

Mais en fait, contrairement à sa dénomination, le bras n’est pas petit. Il ne se raccourcit pas du tout. Par contre, ce membre qui porte la raquette se met  à peser 2 tonnes. Chez certains il peut devenir tout flasque. Chez d’autres il est au contraire ultra-crispé, les muscles saillants et congestionnés, comme ceux de Sylvester STALLONE dans Over the Top (chef d’œuvre méconnu). Mais pour le même résultat : plus aucune sensation dans la balle. L’impression de top-spiner ou de bloquer une pelote de laine. Et ce bas du filet qui se met à attirer systématiquement toutes les balles. Quelle catastrophe…

Avec pour finir, l’apothéose : l’ultra-désagréable sensation de voir l’esprit se détacher de son enveloppe corporelle. Et flotter au plafond de la salle, entre les néons. Pour mieux se regarder jouer avec la dextérité d’une quiche lorraine et la vivacité d’une palourde. Et forcément perdre au final.

Car sans encore voir la grande lumière blanche au bout du tunnel, le joueur au petit bras vit quand même les préliminaires d’une petite mort.

On a aussi la possibilité de servir dans le filet  à 10/11

On a aussi la possibilité de servir dans le filet à 10/11

Le petit bras : c’est quand ?

Le petit bras est un habitué des extrêmes. Il aime bien le début de match. Mais plus encore la fin de set.  Au début de la rencontre, on peut mettre ça sur le compte de la mise en route : le traczir de début de combat. Mais au bout de quelques échanges, ou de quelques points pour les plus laborieux, une fois chaud, c’est bon, il disparaît. Pour nous permettre d’évoluer à notre meilleur niveau. Oui : 812 points.

Les filles, elles, n'ont pas le petit bras

Les filles, elles, n'ont pas le petit bras

Par contre, ce petit bras revient avec une grande appétence, et une réelle perversité, en fin de set.  Quand on est  à 9/9 ou qu’on mène 10-quelque chose. Ce quelque chose s’échelonnant entre 2 et 9. Le moment charnière c’est quand brutalement, l’Homme au petit bras, après avoir caracolé en tête toute la manche, réalise. Et commence à se dire que peut-être, éventuellement, il pourrait gagner ce set et ce match… Et là, boum patatra, c’est fini… La chute brutale de l'Olympe des Victorieux. Pour tomber dans les Abysses des Losers…

L’erreur absolue c’est justement quand le cerveau d’Homo Sapiens se met à refonctionner normalement, et logiquement. Juste pour faire le malin et témoigner de 7 millions d’années d’évolution... Mais putain, il choisit super mal son moment ! Reste en mode reptilien et dinosauresque ! Car en réalisant, que du point A où on se trouve (c’est-à-dire souvent près de 10), au point B de la victoire, et que le chemin qui reste à parcourir est en fait minime, et bien tout l’univers s’effondre… Résultat : on réfléchit, on cogite. Et on chope le petit bras ! On perd tous les points suivants. La manche, puis la rencontre... Merci, bon match…

Invaincu en Hérain

Invaincu en Hérain

Les matchs de ping-pong au niveau amateur, ça ne devrait se jouer qu’avec l’archéo-cortex, le cerveau du Néanderthal. Ne pas réfléchir. Ne surtout pas se poser de questions. Ne  pas tenter de faire une mise au point sur: où on en est dans le match, où on va, sur ce qu’on va regarder à la télé en rentrant ce soir, ou le ah-tiens- la-fille-dans-les-tribunes-a-vraiment-de-jolis-yeux… 

Et surtout, surtout ne pas se voir lever les bras au ciel en cas de victoire. Non. La seule issue est de ne surtout pas penser dans cette fin de set. Et de faire une absolue confiance au cerveau de l’être primitif toujours caché au plus profond de ton être.

En se  réfugiant derrière les automatismes, les coups sûrs: toutes ces limes, ces coupettes, ces poussettes, ou ces grosses tatanes à plat, mille fois répétés. Et qui sont si bien intégrés dans le rhinencéphale. Ne surtout penser qu’à envoyer de gros coups de massues dans la tronche de l’adversaire en face. Pour à la fin, mieux le traîner par les cheveux dans les vestiaires. Pour lui dévorer le cœur, puis jouer aux osselets avec  ses métacarpiens.

Car le ping-pong de fin de set, ça doit rester la Guerre du Feu. Et surtout pas une dissertation philosophique sur l’Etre et le Néant. Sinon on chope les fêlures d’un philosophe existentialiste. Et on se retrouve à payer la tournée du Fanny au bar.

ça c'est tennis de table !

ça c'est tennis de table !

Le petit bras : comment le faire disparaître ?

La bonne longueur des bras, tout le monde est d’accord, c’est quand ils peuvent attraper la canette sur le bar de la buvette. Et cacher la balle au service.

Car on l’a bien compris : le petit bras n’a pas de réalité anatomique. C’est dans la tête que cela se passe.

Alors pour tenter de le faire disparaître, il est possible de se payer des séances de psychothérapie, de sophrologie, de s’allonger sur le divan d’un psychiatre, de faire des retraites dans des monastères, de partir marcher dans le désert de Gobi, de gravir des sommets dans l’Himalaya, et de faire des trucs de fragiles en buvant du thé vert, en faissant du yoga, en écoutant Vincent DELERM, et en mangeant du kinoa et du boulgour. Il est aussi possible de lire des bouquins de préparation mentale, de bien-être, de lutte contre le stress, voire de philosophie. Mais attention aux effets indésirables : lire des livres, ça peut rendre intelligent. Et tu vas exiger de jouer en position forte. Et ça, ça n’était vraiment pas le but au départ.

Non, finalement on préfère rester avec le petit bras

Non, finalement on préfère rester avec le petit bras

Attention, pour remettre en perspective, on ne nie pas que quelques shoguns du tennis de table ne connaissent pas, ou peu, le petit bras. Dans les moments critiques, ils sont même très énervants : ils élèvent leur niveau de jeu. Et ils surjouent en sortant des points incroyables. Et pas de grosses tranches comme nous... Invraisemblable.

Mais, doucement : eux, ils ont deux qualités que les joueurs lambda n’ont pas :

1. déjà, ils s’entraînent…

Et 2. en plus ils ont été touchés par la Grâce…

Ils sont les élus. Il faut l’accepter. A la fin, eux seuls auront le droit d’entrer dans la Matrice.

La team des gros bras

La team des gros bras

Alors pourquoi vouloir supprimer le petit bras ?

Oui, pourquoi vouloir renoncer à ce petit tsunami émotionnel qui est de mener 10/2, puis de se faire remonter point par point, tétanisé comme le mime Marceau, pour se faire coiffer 12/10 à la belle ? La victoire est un soulagement. Mais la défaite est un déchirement psychologique. Brutal, sanglant, horrible. Niveau sensation, il n’y a clairement pas photo.

Une victoire ça s’oublie en 5 minutes. Alors qu’une bonne vieille défaite due au petit bras peut t’empêcher de dormir durant 48 heures. Et peut même te mettre la rage sur le reste de la semaine. Surtout quand Josy de la compta te demande le lendemain à la machine à café « Alors comment c’était la compétition de ping-pong ce week-end ? » : « Ta gueule connasse !!! »

Frimeur

Frimeur

Contrairement aux vrais joueurs de casino et de roulette, au ping-pong on ne joue pas vraiment pour perdre. Ou alors il faut vraiment avoir un esprit bien malade... Mais il est vrai que les sensations en cas de défaite outrepassent largement celles de la victoire. Et on joue aussi, quand même, et avant tout, pour éprouver des sensations.

Mais n’oublions pas qu’en face de l’Homme au petit bras, il y a aussi l’Homme-qui-a la-chatte-de-s’en-sortir-alors-qu’il-était-mené-10/2-à-la-belle. Et ça, ça n’a pas de prix. Surtout que sur des malentendus, on peut tous être l’un et l’autre, à tour de rôle. Ok, pour certains plus l’un que l’autre...

Car au final, nous sommes tous des Janus du tennis de table.

Des dieux aux deux visages.

Et aux deux bras :  le gros, et le petit.

Janus

Janus

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7 octobre 2021 4 07 /10 /octobre /2021 17:11

Mercredi 6 octobre 19h : début du championnat de proB 2021/2022 pour les Amiénois.

Pur bonheur après ces deux années covidiques. Plaisir de retrouver tout le monde, les salles, l’ambiance, le bruit, la fureur. Et l’odeur de chaussettes mal lavées, ou pas lavées du tout.

Et d’emblée, un premier déplacement risqué, et ultra-dangereux pour les Samariens : Roanne. Un nom qui sonne comme le rugissement du tigre floqué sur leur blason.

Une équipe qui nous avait charcutés à deux reprises 3/0 l’an dernier. Pas pour rien d’ailleurs que leur salle porte désormais le nom d’Hélène BOUCHER....  Mais ça a fait plaisir de revoir qu’une partie de nos tripes séchaient  toujours là, dans le gymnase depuis un an, pendues aux néons. Et on en a profité pour les récupérer ! Surtout pour Horacio, victime de problèmes gastriques en plein match contre Ibrahima DIAW.

 Et donc, au final, belle victoire, digestive, 3/2 des amiénois.

En profitant certes de l’absence du leader roannais Harmet DESAI, retenu en Inde suite à des soucis administratifs. Mais Ibrahima DIAW, costaud, aura fait le boulot côté Roanne avec un solide 2/2 sur Jesus et Horacio.

Un championnat parti donc tambour battant. Et bien parti pour être un sacré souk, avec déjà de multiples surprises dès la première journée, notamment l’étonnante défaite du Goliath TOURS contre le David MIRAMAS….

 Un championnat finalement à l’unisson, et à l’image, des systèmes informatiques de la fédération, GIRPE et SPID2 : folklorique.

 

Les Roannais

Martin ALLEGRO (n°42) (0 victoire) : Bien parti contre Horacio, aura eu la maîtrise et la possession. Mais l’argentin, en mode français, aura bétonné en défense. Et ne l’aura emporté d’une courte tête, à la Umtiti, 3/2, 11/9 à la belle.

Ibrahima DIAW (n°60) (2 victoires) : Le dernier qu’on a vu frétiller comme ça à la vue du sang frais, vivait dans les Carpathes, pendu au plafond, la tête à l’envers, avec une hypertrophie des canines. Jesus CANTERO aura donc essayé en vain les gousses d’ail : mais victoire 3/2 de DIAW. Horacio CIFUENTES lui, aura tenté le pieu en bois planté dans le cœur. Mais Ibrahima se sera curé les dents avec. Et victoire 3/2.

Louis LAFFINEUR (n°150) (0 victoire) : Aura envoyé bien plus de bûches qu’un bûcheron canadien. Qu’on le fasse donc jouer avec une chemise à carreaux ! Mais c’est Grégoire JEAN qui finira par faire du petit bois en fin de belle. Et défaite 3/2. Mais très belle prestation pour une première en proB. Et pour sûr ses prochains adversaires se feront débiter à la hache.

 

Les Amiénois

Horacio CIFUENTES (n°59) (1 victoire): Toujours pas végétarien, et encore moins vegan. Aura ramené un peu de charbon de bois au milieu de la salle, en y jetant un allume feu. Pour y déguster les côtelettes de Martin ALLEGRO, après sa victoire 3/2. Mais indigestion au match suivant. Et Ibrahima DIAW lui jettera alors de grands seaux d’eau sur la tête pour éteindre son barbecue improvisé. Et défaite 3/2.

Jesus CANTERO (n°61) (double): Un Jésus toujours en souffrance, à la peine, et martyrisé sur son chemin de croix en simple. Avec une défaite 3/2 contre Ibrahima DIAW. Mais à l’inverse, solaire et rayonnant en double avec son disciple, Grégoire. Et belle victoire 3/0 contre les centurions roannais, pour nous donner la gagne !

Grégoire JEAN (n°77) (1 victoire + double) : Carton plein pour le shogun amiénois : un simple, un double. S’est mis aux sushis. N’a plus qu’à se mettre au Japonais. Pour mieux échanger à l’avenir avec ses confrères, et alter ego, samouraïs.

Arnaud SELLIER  (coach) : 14 heures de minibus, 3 heures de sommeil, 12 ongles rongés (10 ongles de main + 2 des pieds, avait commencé à attaquer les orteils), 14 grany, 8 pâtes de fruit, et 5 heures de troubles du rythme cardiaque sur le banc. Mais « Le retour c’est quand même tout de suite plus sympa quand on a gagné ».

 

Team Amiens

Team Amiens

La feuille de match

La feuille de match

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30 juillet 2021 5 30 /07 /juillet /2021 08:51

Les Jeuzolympiques du ping individuels et des doubles mixtes se sont terminés ce jour. Mais la fête n’est pas finie : car ça enchaîne dès dimanche par l’épreuve par équipes.

La distribution a commencé

La distribution a commencé

L’obligation cependant, à mi-parcours, de déjà tirer un bilan partiel, partial, non exhaustif, bourré d’inexactitudes, de parti pris et de mauvaise foi. Un bilan donc forcément indispensable, des tableaux individuels et doubles mixtes. Une mise au point destinée à tous ceux qui ont préféré passer la semaine, vautrés comme des lamantins sur des plages de sable blanc prés d’un lagon, entourés de mannequins, et à siroter des pina colada, plutôt qu’à regarder du ping-pong. Désolé pour vous, mais votre vie doit décidément être bien triste !

Comme toujours les photos ont été piquées sur internet ; elles sont pour une grande partie, à mettre au crédit de Mr Rémy GROS (par le talent).

Le bilan pour connaitre vos JO du ping sur le bout des ongles

Le bilan pour connaitre vos JO du ping sur le bout des ongles

Le calendrier

Bon d’entrée, le terme de JO Tokyo 2020, c’était pas terrible. Car tu auras noté comme nous que ça se joue sur l’été 2021.  Coup de bol quand même, car malgré la recrudescence de la pandémie virale, l’hostilité de la population nippone peu vaccinée, et des débuts de clusters au sein même du village olympique, la compétition, déjà décalée d’un an, aura quand même pu se dérouler. La pression de l’opinion publique mondiale, avide de pains et de jeux, mais surtout le coup de gueule et de pression des sponsors, sont passés par là. Le Dieu Argent, une fois de plus, s’est imposé. Le même qui censure sur les réseaux toute utilisation des termes JO/ jeux olympiques et les vidéos ou highlights de ping qu’on pourrait y partager. Car marque déposée... Dommage pour la promotion de la discipline. Et triste pour les joueurs et les spectateurs qui n’ont que de trop rares best-of ou replay à se mettre sous la dent. Mais bon...Caprices d’enfants gâtés. Car si les Dollars américains et les Yuan chinois salissent parfois les choses, ils ont aussi le mérite de nous permettre d’assister à un incroyable spectacle durant 15 jours. Et en accès libre sur internet et sur France télévision. Moyennant une inscription, et le don de ton mail (et quand même d’une partie de tes données personnelles aux GAFA). Tout a un prix : bien obligé de vendre son âme à quelqu’un.

Bon, nous on n’était pas concerné :  car oui, ON EST SUR PLACE !!!

Le Japon

Pays magnifique. Mais c’est loin : 7 fuseaux horaires, 13 heures de vol. Ça pique presqu’autant que les 12 tests PCR narinaires subis avant le voyage et durant le séjour.

Et c'est beau. Bon, on va s'enfermer 15 jours dans une salle maintenant.

Et c'est beau. Bon, on va s'enfermer 15 jours dans une salle maintenant.

Tokyo

C’est une très grosse capitale. Avec beaucoup d’habitants.

Tokyo by night

Tokyo by night

La combine pour assister aux Ji-Ho du ping à Tokyo

Ces jeux olympiques se déroulent à huis clos, mais certainement pas pour les sociétaires de la Hérain. Seuls les joueurs, coachs, équipes médicales, arbitres, bénévoles et officiels triés sur le volet peuvent assister à la compétition. Impossible de donner le change. Hormis peut-être la possibilité, avec nos physiques bedonnants, de passer pour des élus de la fédé. Mais il aurait alors fallu se faire faire de faux papiers. Dommage, notre neveu de 12 ans, qui maîtrise tant Photoshop était déjà parti au Cap d’Agde. Non, plus simple. A la descente de l’avion il a suffi de soudoyer les gonzes habillés en mascottes durant les jeux. Puis d’enfiler leurs combinaisons et de la porter durant 15 jours.

Notre photo souvenir des JO: Bernard à droite, moi à gauche

Notre photo souvenir des JO: Bernard à droite, moi à gauche

Les inconvénients : se faire appeler MIRAITOWA ; se faire courser par tous les gamins croisés sur le chemin ; et devoir suer comme des boucs toute la journée sous des tenues de 25 kilos.

Les avantages : ne pas avoir à prendre de douche, ni se laver les dents durant deux semaines ; pouvoir entrer sur le site de la compétition de tennis de table ; et faire des selfies avec tous les joueurs.

Nous, avec les relous

Nous, avec les relous

La salle

Magnifique, grandiose. Le gymnase métropolitain de Tokyo tout de rouge vêtu. La couleur du Japon ; mais aussi probablement une astuce pour mieux dissimuler le sang qui y sera versé durant 15 jours.

Malheureusement, une cathédrale vide. Désespérément déserte et creuse. Huis clos oblige, l’impression de jouer des matchs de D3, un dimanche matin, à 9 heures, dans la salle des fêtes Pierre MORTEZ. Même les finales olympiques en simple, comme jouées dans un cimetière. On aurait dit des matchs d’entrainement. D’ailleurs, c’était un peu des matchs d’entrainement, entre athlètes chinois.

Le temple japonais du tennis de table

Le temple japonais du tennis de table

Au final les joueurs en ont pris l’habitude depuis ces deux années de confinement. Et malgré ces conditions très particulières, ils ont souvent disputé des matchs épiques et dantesques. Certains s’y font donc très bien. Et préfèrent d’ailleurs jouer dans ce silence de bibliothèque nationale, rappelant le calme et la monotonie des séances d’entrainement. Juste perturbés par les applaudissements du coach et les Tcho ! de l’adversaire. Mais pour d’autres athlètes, et pour les spectateurs derrière leur écran, l’absence de vibrations, d’encouragements, de cris, de grognements, le manque de souffle et de vrombissements du public sont quand même terribles. Et déprimant.

Les traditions japonaises

Les geishas:

"Si, je vous assure, savez-vous qu'une balle de ping-pong smashée peut dépasser les 110 km/h?"

"Si, je vous assure, savez-vous qu'une balle de ping-pong smashée peut dépasser les 110 km/h?"

Pas d’avis.  La tenue de mascotte étant rédhibitoire pour attraper tout 06 de personnes majeures.

La gastronomie japonaise:

Beaucoup de regrets car ça avait l'air super bon

Beaucoup de regrets car ça avait l'air super bon

On n’a pas pu tester les soupes miso, ni les sushis maison, ni le Gyoza ni le poulet yakitori. Car on ne peut pas sortir du gymnase. On ne mange depuis une semaine que des bananes et des barres de céréales abandonnées ou jetées par les joueurs.

Le saké :

Une borne de saké en libre accès à l'entrée du gymnase

Une borne de saké en libre accès à l'entrée du gymnase

Par contre, super : il y en a partout dans la salle. Mais c’est hyper fort : ça brûle la bouche et l’œsophage. On se met minable tous les soirs. Mais aujourd’hui un gars de la sécurité nous a dit d’arrêter d’ingérer ça,  car ça pouvait être dangereux. Visiblement la solution hydro-alcoolique n’est pas conçue pour être bue à l’origine.

LE TABLEAU DOUBLES MIXTES

Le podium

Le podium du double mixte masqué

Le podium du double mixte masqué

Non masqués

Non masqués

Sur les premiers tours, il faut le dire, on s’est fait suer. Avec des niveaux de jeu souvent chaotiques, et des paires pas toujours très complémentaires. Mais la finale opposant les Japonais Mima ITO/Jun MIZUTANI aux Chinois LIU Shiwen/XU Xin aura été incroyable. Avec une intensité folle et un niveau stratosphérique. La petite étincelle en plus côté nippon, menés 2 sets 0 avant de l’emporter 4/3. Ils avaient été proches de passer à la trappe en quart de finale, au cours d’un match épique contre les allemands PETRISSA/FRANZISKA, après avoir sauvé 7 balles de rencontre (avec dans ce money time un Mizout extraordinaire : il s’était investi à 1000% dans le double, au détriment de sa fin de carrière individuelle ; et au bout du compte ça aura payé). Et donc c’est souvent comme ça : quand ta tête a été posée une fois sur le billot, et que tu as senti le souffle froid de la guillotine et de la petite mort sur ton cou. Quand tu en réchappes, en annihilant toutes ces balles de matchs,  l’euphorie s’invite dans les rencontres suivantes. Et il est alors possible de renverser des montagnes. Et même des Chinois. La preuve.

La joie du duo japonais, à l’issue de la victoire finale, ce lundi 26 juillet au soir, faisait plaisir à voir.

Rien qu’avec cette médaille d’or, en plus remportée après avoir défoncé la muraille chinoise, les JO étaient déjà réussis côté nippon.

Happiness, en japonais

Happiness, en japonais

LES TABLEAUX SIMPLES DAMES ET MESSIEURS

Le podium Dames

Les dames du ping

Les dames du ping

LE BILAN DES JO DE TOKYO 2020 DE TENNIS DE TABLE : EPREUVES INDIVIDUELLES ET DOUBLES MIXTES (du 23 au 30 juillet 2021)

Le podium Messieurs

Les zommes masqués

Les zommes masqués

LE BILAN DES JO DE TOKYO 2020 DE TENNIS DE TABLE : EPREUVES INDIVIDUELLES ET DOUBLES MIXTES (du 23 au 30 juillet 2021)

Les remontada de l’espace

- Chez les filles quelques remontées de handicap, menées 3 sets à 0 pour l’emporter 4/3 : un truc qu’on ne voit jamais d’habitude. Et donc bravo à la portugaise POR SHAO Jieni contre la suédoise Christina KAELLBERG, et à la néerlandaise Britt EERLAND contre l’égyptienne Dina MESHREF.

Remontada néerlandaise

Remontada néerlandaise

- Et puis d’autres remontées inimaginables comme dans tes rêves : du double japonais MIZUTANI/ITO contre les allemands FRANZISKA/PETRA menés 10/6 à la belle pour l’emporter 16/14. Et encore plus fort, celle du coréen Youngsik JEOUNG contre le grec Panagiotis GIONIS. Effaçant un 10/3 à la belle pour l’emporter 14/12. Sans parler de l'allemand Dimitrij OVCHTAROV (déjà revenu de l'enfer en quart contre le brésilien CALDERANO) sauvant 4 balles de match contre le Taipei LIN Yun Ju au 6ème set pour remporter la médaille de bronze 4/3.

La magie des jeux pour les uns. Et la malédiction des JO pour les autres.

Mais on pense tous les soirs à toi Panagiotis. Tu méritais tellement.

Les coups de tonnerre

La défaite en 1/16ème de la roumaine Elisabetha SAMARA contre la thaïlandaise Suthasini AWETTABUT 4/1

La défaite en 1/16ème de la hongroise Georgina POTA contre la suissesse Rachel MORET 4/1

La défaite en 1/16ème de l’allemande Solja PETRISSA contre la canadienne Mo ZHANG 4/3

La défaite en 1/8ème de finale du japonais Tomokazu HARIMOTO contre le slovène Darko JORGIC

La défaite en ¼ de la japonaise Ishikawa KASUMI contre la singapourienne YU Mengyu 4/1

Après une grosse déconvenue, tu veux t'isoler, te cacher, tu ne penses qu'à rentrer sous terre, et il y a toujours quelqu'un pour te prendre en photo

Après une grosse déconvenue, tu veux t'isoler, te cacher, tu ne penses qu'à rentrer sous terre, et il y a toujours quelqu'un pour te prendre en photo

Les beaux parcours

La singapourienne YU Mengyu

La singapourienne YU Mengyu

- La singapourienne YU Mengyu : l’invitée surprise des demi-finales dames après sa victoire contre la japonaise KASUMI en quart de finale 4/1. Elle avait bien commencé sa compétition au 3ème tour en dominant 4/0 la taipei CHENG. Puis elle avait battu l’américaine LIU 4/2 en 1/8ème de finale. Elle se sera fait scalper sévèrement par la chinoise CHEN Meng en demi-finale, 4/0. Mais aura lutté jusqu’au bout pour la médaille de bronze contre la japonaise Mima ITO,  s’inclinant au final 4/1. Très belle 4ème  place. Même si ça reste la plus mauvaise aux JO.

Le brésilien Gustavo TSUBOI

Le brésilien Gustavo TSUBOI

- Le brésilien Gustavo TSUBOI : aura croqué le roumain Ovidiu IONESCU 4/1 au deuxième tour, puis le nigérian Quadri ARUNA 4/2 au troisième, avant de céder en 1/8ème de finale 4/2 contre le Taipei LIN Yun Ju, mais en l’ayant bien fait souffrir. Avec un tel niveau de jeu, pour sûr Gustavo va devoir bien se mouiller la nuque avant de redescendre dans le bain froid de la proB française la saison prochaine.

Le slovène Darko JORGIC

Le slovène Darko JORGIC

- Le slovène Darko JORGIC : se sera imposé dans la douleur 4/3 au deuxième tour contre le solide espagnol Alvaro ROBLES en sauvant 2 balles de match au 6ème set (remporté 15/13). Puis il l’emporte au 3ème tour 4/2 contre un autre gros joueur, l’anglais Liam PITCHFORD. Avant de recréer, à lui tout seul, un nouveau tsunami en 1/8ème : en l’emportant 4/3 contre le japonais Tomokazu HARIMOTO. Détruisant et réduisant à néant les espoirs de tout un peuple. Avec des revers surpuissants, et après avoir envoyé plus de seringues que n’importe quel centre de vaccination français.

L’égyptien Omar ASSAR, qui ne va pas tarder à donner son nom à cette table

L’égyptien Omar ASSAR, qui ne va pas tarder à donner son nom à cette table

- L’égyptien Omar ASSAR : aura tout fait et tout arraché à l’énergie. Dans la galère  au deuxième tour contre l’ukrainien KOU Lei, ne s’imposant que 4/3 ; puis de nouveau 4/3 au troisième tour contre le suédois Mattias FALCK. Et enfin toujours 4/3 en 1/8ème de finale contre le taipei CHUANG Chih Yuan, bien tombé et ferré dans les pinces d’Omar. Il pliera normalement et logiquement en ¼ de finale contre le chinois MA Long 4/1. Mais ASSAR entre dans l’histoire en étant le premier natif du continent Africain à atteindre les ¼ de finale du tournoi olympique de ping. Bravo.

L’allemand Dimitrij Keyser SOZE-OVCHTAROV

L’allemand Dimitrij Keyser SOZE-OVCHTAROV

- L’allemand Dimitrij OVCHTAROV : sera monté en puissance tout au long de la compétition. Il aura commencé par une victoire 4/0 sur le russe Kirill SKACHKVO au 3ème tour ; puis facile 4/1 contre le japonais Koki NIWA en 1/8ème ; et il aura dû s’employer et revenir du diable vauvert remontant des 7/2 et 7/1 sur deux sets pour s’imposer 4/2 contre le brésilien Hugo CALDERANO en quart de finale. Et en demi, match énorme contre le chinois MA Long. Mais il s’inclinera 9 à la belle. Alors que beaucoup le voyait passer. Et la petite finale : il sauve 4 balles de match au 6ème set pour s’imposer 4/3 contre LIN, et choper le bronze comme à Londres en 2012...Des nerfs d’acier, des testicules du même métal. Quelle rage, quel mental, quel teigneux, quel regard noir... Pour tout dire, il nous fait un peu peur. Si tu veux voir ce qu’est la vraie volonté : regarde Dimitrij. Le KEYSER SOZE du ping-pong.

La Tristitude

Avec les éliminations en 1/8ème de nos deux chouchous : l’allemand Timo BOLL et le japonais Koki NIWA. Deux gauchers. Deux purs talents. Les derniers poètes romantiques du ping moderne. Sans parler de l’élimination de Tomokazu HARIMOTO. Oui, nos cœurs ont saigné…

Immense Timo

Immense Timo

- Pour Timo BOLL, les JO de toute façon ne sont pas sa compét. Et désormais le poids des ans se fait sentir. Même si les années COVID l’auront probablement plus servi que desservi, lui qui a désormais besoin de moins d’entrainements et de compétitions pour être dans le rythme que ses jeunes congénères (en témoigne son récent nouveau titre de champion d’Europe, assez easy, il y a 2 mois). Mais là, défaite en 1/8ème de finale 4/2 contre le ressuscité coréen Youngsik JEOUNG (passé à un cheveu et un coin de table, de l’élimination au tour précédent contre le défenseur GIONIS). Un Timo combattif, qui n’aura pas démérité. Mais sans non plus avoir pu donner l’impression de jamais pouvoir s’imposer totalement.

Mais un monsieur BOLL, grand seigneur, qui nous aura, grâce à son vlog, fait vivre ses JO de l’intérieur :

Il ne méritait définitivement pas son placard sans fenêtre du village olympique. Mais la suite royale du palais de l’empereur du Japon. Avec ses draps de soie.

Magic Koki (mais qui aura eu peu le loisir de serrer son petit poing)

Magic Koki (mais qui aura eu peu le loisir de serrer son petit poing)

- Et que dire de Koki NIWA. Le second japonais qualifié en simple. Un peu à la dérive ces dernières années. Mais après un premier tour convaincant, gagné 4/1 contre le défenseur slovaque WANG, il aura implosé contre le brutal germanique Dimitrij OVTCHAROV. Un Koki probablement choqué aussi par la sortie de route de HARIMOTO, 5 minutes auparavant contre JORGIC. Et qui coulera 4/1 contre Dima, après avoir pris un retentissant 11/0 au 3ème set. Ce Koki, il bouge de moins en moins. De plus en plus raide sur les jambes, et fainéant. Mais quelle main, quel talent… Un pur gaucher.

Tellement triste pour Tomokazu

Tellement triste pour Tomokazu

- Et puis enfin l’élimination du japonais Tomokazu HARIMOTO en 1/8ème de finale. Ce devait être ses jeux. Il devait tout fracasser, et y détruire les Chinois. Mais bon, à seulement 18 ans, il aura l’occasion d’en jouer d’autres. Difficile aussi de supporter une telle pression sur de si jeunes épaules. Même si elles ne sont plus si frêles, car il a pris du volume le petit Tomokazu. Après, on ne l’a jamais trop senti dedans. Moins percutant qu’à l’accoutumée. Plus passif. Moins incisif du revers. Moins de flips coup droit rageurs. Et ça rentrait moins fort que d’habitude en top coup droit. Peut être un mix de pression/stress/gêne physique. Et puis aussi assurément un manque de variétés et de variations dans ses schémas de jeu, que maintenant tous ont pu disséquer et décortiquer. Et puis pas de bol, il est tombé en 1/8ème sur un JORGIC en feu, qui aura joué crânement sa chance et qui aura envoyé un mélange de plomb et d’acier côté revers. Mais dans son état de forme actuel, Tomokazu n’aurait que difficilement pu décrocher une médaille olympique.

Les pépites

LIN Yun Ju, la classe

LIN Yun Ju, la classe

- Le Taïpei (anciennement on aurait dit Taïwanais, mais si tu utilises encore ce terme les services secrets chinois viennent te garrotter dans la nuit) LIN Yun Ju : lui, il régale. Vraiment. Médaille de bronze en double mixte et vraiment pas passé loin en simple. Le seul à avoir poussé FAN Zhendong dans ses retranchements et à la belle au cours d’une demi-finale d’anthologie. Une décontraction, une sérénité, un calme, une facilité, et un relâchement à toute épreuve. 20 ans seulement, avec encore un reliquat d’acné adolescente sur les joues, mais il sait tout faire ! Gaucher, forcément. Ça passe au dessus de la balle comme toi au dessus des plats de frites de maman. Ça sert divinement bien. Ça flippe facile, ça gicle du coup droit, ça gifle du revers…Un joueur complet, avec déjà une médaille de bronze en double mixte. Et une terrible 4ème place en simple, après avoir eu quand même 4 balles de match sur OVCHTAROV... Encore un peu d’expérience et un tout petit supplément de plomb dans la tête à acquérir, et il faudra compter sur lui à l’avenir aux Mondes et aux prochains JO.

Mima ITO, déter

Mima ITO, déter

- La japonaise Mima ITO : ça fait 10 ans qu’on la range dans les pépites. Mais elle n’a que 21 ans ! Expressive durant ses matchs : ça sourit et ça rit quand ça va bien, et ça fait la gueule quand ça va mal. Mais quand elle joue, ça envoie ! Un service de samouraï. Un petit flip banana. Une grosse claquette coup droit. Et des coups de soft revers qui piquent bien. Et qui feraient gueuler au bout de 2 minutes n’importe quel joueur basique de Hérain… Mais comme son homologue LIN, ces JO auront été un moyen de continuer à remplir l’armoire à trophées, avec un super bilan: une médaille d’or en doubles mixtes (avec MIZUTANI) et une de bronze en simple, qu’elle aura été cherché toute seule, comme une très grande. Elle aura répondu présente au rendez-vous. Car la pression et l’attente de toute une nation, elle l’avait aussi.

Les mimies

Cette année les crises de tachycardie et les décollements de rétine auront été causés par la coréenne Jihee JEON et la suédoise Christina KALLBERG.

Si Jihee à gauche et Christina à droite pouvaient nous regarder comme elles regardent la balle...

Si Jihee à gauche et Christina à droite pouvaient nous regarder comme elles regardent la balle...

Les mimis

Un peu las qu’on vote tout le temps pour son compatriote Tiago APPOLONIA, Marcos FREITAS nous a demandé de détourner les suffrages à son profit cette année. Voilà c’est fait. Pour tous les amateurs/amatrices de petites boucles portugaises et de regard de braise. Para ti, Marcos.

Marcos FREITAS tentant de dissimuler le nom de l’autre bellâtre d’APPOLONIA

Marcos FREITAS tentant de dissimuler le nom de l’autre bellâtre d’APPOLONIA

Les coups de cœur

La polonaise Natalya PARTIKA

La polonaise Natalya PARTIKA

- La polonaise Natalya PARTIKA, battue au 2ème tour par l’égyptienne Dina MESHREF. Née sans avant-bras droit, elle est multi médaillée aux jeux paralympiques. Mais dérouille en valide la majeure partie des filles au-delà du top 50 mondial. L’une des meilleures joueuses mondiales en handi. L’une des meilleures joueuses mondiales tout simplement.

L’égyptienne Dina MESHREF

L’égyptienne Dina MESHREF

- L’égyptienne Dina MESHREF, sacrée petite gauchère, qui ne pliera qu’au 3ème tour contre la néerlandaise Britt EERLAND 4/3. Elle joue avec un foulard et une tenue couvrante. Et alors ? On s’en tape. Elle joue! Et très bien !!!

Oui, on critique souvent nos fédérations nationales et internationales. Mais au ping, au moins, tout le monde joue. Quel que soit son pays, sa nationalité, sa couleur de peau, son orientation sexuelle, sa religion, son handicap, ses idées politiques. T’es moche, t’es beau : tu joues. La porte est ouverte à tous. Mais parce que le baron Pierre de COUBERTIN a toujours été incapable d’enchaîner 2 tops, on est considéré comme un sport mineur par les médias. Alors qu’en fait on est une discipline MAJEURE. Dans l’esprit. Et les faits. Le ping : un sport d’ouverture, totalement et définitivement olympique.

Les Français

Ils auront fait le job. Et même un peu plus en double mixte : à une victoire de la médaille. Si loin, si proche. Mais encore inaccessible. Et en simples, pas de bol, souvent les pires tirages possibles.

Pritikha PAVADE

Pritikha PAVADE

- Pritikha PAVADE : pour les prochains JO, c’est sûr elle passera direct dans la rubrique « Les pépites ». Elle en a le talent et le potentiel. Et dans 3 ans, comme Robert PIRES, elle aura musclé son jeu. Cette fois-ci elle aura chuté 4/2 au premier tour contre la russe Yana NOSKOVA. Pas grave. Elle est déjà remontée sur le trapèze.

Jia Nian YUAN

Jia Nian YUAN

- Jia Nian YUAN : solide, avec une victoire facile au premier tour 4/0 contre l’égyptienne Yousra HELMY. Puis autoritaire avec une victoire 4/0 au second tour contre la brésilienne Bruna TAKAHASHI. Avant de céder d’une courte tête  au 3ème tour contre la coréenne Jihee JEON 4/3. Contrat rempli. Un peu plus de sourires pour la prochaine olympiade, et ce sera parfait !

Emmanuel LEBESSON

Emmanuel LEBESSON

- Emmanuel LEBESSON : aura aussi fait sa compét. Victoire 4/0 au 2ème tour contre le croate Andrej GACINA, toujours difficile à manœuvrer. Et puis ensuite boucherie 4/0 contre l’impressionnant chinois FAN Zhendong. Manu aura prix tarif. Mais comme l’ensemble de la terre pongiste sur FAN.

Simon GAUZY

Simon GAUZY

- Simon GAUZY : Victoire en patron 4/0 au 3ème tour contre Jonathan GROTH, un client danois, jamais facile à jouer. Avant de chuter en 1/8ème de finale, sans démériter 4/1, contre cette fois LE PATRON des patrons, le chinois MA Long.

Et pour conclure sa semaine, ensuite, un message plein de positive attitude sur Twitter:

LE BILAN DES JO DE TOKYO 2020 DE TENNIS DE TABLE : EPREUVES INDIVIDUELLES ET DOUBLES MIXTES (du 23 au 30 juillet 2021)

- Le double mixte YUAN/LEBESSON : un premier tour facilement gagné 4/0 contre les Australiens TAPPER/HU. Avant une victoire de rang en quart de finale contre les Hong-kongais DOO/WONG 4/3. Mais ensuite pour la médaille, la marche était trop haute. Avec deux lourdes défaites 4/0 en demi contre la paire chinoise LIU/XU, puis, malheureusement 4/0 aussi, dans la petite finale pour la médaille de bronze contre le double taipei CHENG/LIN. Le fossé est là avec l’Asie. Et on est tombé dedans.

Le double mixte YUAN/LEBESSON

Le double mixte YUAN/LEBESSON

Les Chinois

Le comité d'accueil à la porte des Enfers du Ping

Le comité d'accueil à la porte des Enfers du Ping

Que dire ? Les superlatifs manquent. Ils sont tout simplement raccord avec la devise olympique : plus vite, plus haut, plus fort. Ça fait 20 ans que ça dure. L’écart avec le reste du monde est monstrueux. Et encore plus criant chez les filles. Chez les garçons, au moins ça aura bataillé à partir des demi-finales. Avec des matchs incroyables et des victoires étriquées 4/3 de MA Long contre l’allemand Dimitrij OVCHTAROV (9 à la belle) et de FAN Zhendong contre LIN Yun Ju (8 à la belle). Le piédestal aura tremblé. Mais aucun chinois, et aucune chinoise, ne seront finalement tombés.

Les explications de cette hégémonie ? On n’en sait rien... Probablement multifactorielles : la culture de la discipline en Chine, la masse des pratiquants et le réservoir de joueurs, des enseignants et des coachs au dessus, des innovations en matière de dépistage, de matériel,  de préparation, des qualités physiques et de vista au dessus de la moyenne, une meilleure gestion des corps et de leur récupération, une meilleure technique, une meilleure approche tactique, et assurément la  dureté et le volume des entrainements, les heures de paniers de balles, du sang, de la sueur, des larmes.... Bref tout en plus. Et tout en mieux... Et puis un mental incroyable... Car dès qu’un joueur de l’Empire du Milieu entre dans une aire de jeu, il se prend la pression non seulement de l’adversaire, mais de toute la salle, de son coach, et de plus d’un milliard de Chinois à la maison. Et pourtant, chaque fois ça passe. Et même quand ils sont moins bien et dans le mal (comme MA Long cette semaine) ça passe quand même... Hallucinant, et difficilement explicable dans un sport où le mental compte tant. Mais bon… C’est comme ça. Ça doute moins. Ça gamberge moins, ou tout au moins ça arrive à mieux maîtriser les attaques ou crises de panique. La confiance en soi, dans ses coups et dans son jeu, acquise lors de milliers d’heures d’entrainement, la capacité à faire le bon choix sur les moments importants ou quand ça va mal, à ne plus donner de points faciles, à ne filer que des balles dures, à s’arracher quand il le faut, à faire déjouer son adversaire, à l’obliger à surjouer en permanence, et la capacité de remporter des points pourris ou anodins, mais qui font la différence à la fin…. Bref ils ne pratiquent définitivement pas le même sport. Et donc, encore une fois : BRAVO.

Dans les tableaux individuels, en finale donc, zéro surprise : 4 chinois.

Et dans le tableau dames : victoire 4/2 de CHEN Meng sur SUN Yingsha

Et dans le tableau messieurs : victoire de MA Long sur FAN Zhendong 4/2. Un peu étonnante tant FAN avait survolé les débats durant une semaine, et MA Long, au contraire, avait été un peu en retrait. Mais bon, un MA Long retrouvé en finale, surmotivé par la médaille d’or. Et maintenant double champion olympique, une première chez les messieurs! Et un FAN Zhendong un peu moins dedans. Peut-être en partie le respect dû aux aînés. Peut-être aussi le passage du gourou LIU Goliang hier soir, au coucher, pour donner quelques directives et consignes, tout en bordant FAN et en lui claquant deux bises sur les joues. Les mystères du haut niveau.

En tout cas, tous de beaux champions. Mais des monstres. Des vampires du ping.  Qui auront une fois de plus aspiré l’âme de tous leurs adversaires.

LIU Goliang ne se croise les bras qu’aux JO. Car le boulot a été accompli avant.

LIU Goliang ne se croise les bras qu’aux JO. Car le boulot a été accompli avant.

Les sorties de route

- Le match PANAGIOTIS / JEOUNG YOUNSIK aura signé la fin de carrière du journaliste grec Dimosthenis KARMIRIS, éjecté sur le champ pour propos racistes à l’antenne. Dépité par la défaite de son compatriote il s’était en effet demandé comment les asiatiques faisaient, avec leurs yeux bridés, et si proches l’un de l’autre, pour voir aussi rapidement la balle aller d’avant en arrière….A l’annonce de cette nouvelle les journalistes de France Télévision eux, par contre, accoudés au comptoir du Balto, se sont recommandés un autre picon-bière.

Naufrage grec

Naufrage grec

- La balle de match du double YUAN/LEBESSON contre les Hong-kongais DOO/WONG : Jia Nian sert. Wong rate son démarrage et immédiatement demande avec sa collègue la balle let, et la remise du point. Les Français se figent. Le doute : peut-être l’ont-ils aussi vu let, mais peut-être pas. Par contre les arbitres, sans sourciller, accordent le point et la victoire aux Français. Polémique sur les réseaux, soulignant le manque de fair-play des Frenchies, qui auraient dû remettre le point... Et bien non ! Car il y avait deux arbitres internationaux collés à la table qui étaient raccord, et n’avaient pas vu la balle taper le filet. A un moment il faut cesser notre auto-arbitrage permanent au ping. On fait venir des arbitres de très loin pour gérer les matchs. Faisons leur confiance. Laissons les faire. Et respectons leurs décisions (surtout quand c’est au profit des Français ^^).

"Bien servi Jia Nian"

"Bien servi Jia Nian"

- Les retransmissions sur le site France TV : elles étaient très correctes. Et gratuites. Avec la possibilité de regarder les 4 tables en simultané. Avec le son (et la triste piètre ambiance) de la salle, mais pur bonheur, sans commentaires. Car par contre les rares retransmissions en direct sur France 2 : comme d’hab la cata. Avec les matchs bouffés par la pub, et les réflexions claquées au sol….Mais bon, profitons. On ne voit du ping à la télé que tous les 4 ans. Comme le tir au pistolet à plomb à 25 mètres.

Les commentateurs de France TV

Les commentateurs de France TV

Le bilan technico-tactique (par les spécialistes assis à la buvette et dans leurs banquettes)

-  Constat facile : toujours la domination outrancière de la Chine, et la prééminence du continent Asie en général. Et pourtant, on limite maintenant à 2 participants par nation pour laisser une chance, et une médaille de bronze, au reste du monde. Car sinon les Américains et les Russes vont finir par sucrer au ping sa représentation olympique : trop dég de voir les Chinois, l’ennemi héréditaire, tout rafler. Oui le ping ça pèse aussi dans le décompte final des médailles côté chinois. Mais pourtant, malgré ces mesures coercitives, dans les tableaux individuels, dés les quarts de finale : que des asiatiques côté filles ; et 5 sur 8 chez les garçons. Mais en quart, à noter, côté garçons, deux représentants des continents Africain et Américain (du Sud).

Les 1/4

Les 1/4

- Techniquement, ce sont quand même les Jeux, et tous ceux qui sont là savent servir, remettre, et envoient fort des deux côtés. Mais (si on fait abstraction des Chinois, hors concours pour tout) sont tout de même arrivés dans le top 8 les rares spécimens capables d’envoyer de très très grosses minasses côté revers : à la volée, le slovène Darko JORGIC, le brésilien Hugo CALDERANO, l’allemand Dimitrij OVCHTAROV. De retour en France on va retravailler le missile revers : Paris 2024 arrive à grands pas, et oui, on veut dépasser les quarts.

- La faculté à viser le coude, et à trouver le ventre de son adversaire pour quasi tous les joueurs. Impressionnant aussi, surtout sur les ralentis. Mais bon, pas tant que ça, car en Hérain on y arrive facilement aussi, vu que le bide de l’adversaire occupe, lui, la moitié de la table.

- Autre constat, Ô tristesse, le style de jeu défensif est toujours HS : le grec GIONIS et le slovaque Yang WANG, les derniers défenseurs des temps modernes, ont malheureusement été sortis précocement. Vraiment ultra-dommage pour le spectacle. Mais le style de jeu défensif, pour le moment, au très haut niveau, ça semble appartenir à une autre époque.

Pana, dernier Chevalier héroïque du tennis de table

Pana, dernier Chevalier héroïque du tennis de table

- Par contre, on aura noté : peu de softs et de raquettes combi, et zéro anti-top. Punaise, ça ça nous change de la Hérain ! En mieux.

- Les émotions : aux JO, anneaux olympiques obligent, tout est multiplié par 5. Les joies, les peines. Beaucoup de moments incroyables. On aura souvent eu du sable et de la poussière dans les yeux.

Les JO, c'est émotionnant

Les JO, c'est émotionnant

- Mais ce qui marque vraiment dans cette épreuve olympique, c’est l’importance du mental des joueurs. Leur volonté, leur capacité à rester concentré et rageux sans se crisper, leur faculté pour garder, comme les serpents, du sang froid alors que les neurones sont en ébullition et que le cerveau chauffe à plus de 1000 degrés. Les JO en fait, c’est 80% de mental, 15% de tactique, et seulement 5% de talent. Admiratif de la capacité de certains joueurs et joueuses à se remettre dedans, à ne rien lâcher, et à retourner des situations plus que compromises : menés 7/1, 9/2, 10/3... Le champion hors catégories étant Dimitrij OVCHTAROV. Les JO ça ne chiale pas pendant les matchs : non, ça charbonne... Jusqu’au dernier point du dernier set.

Tokyo, pour nous qui avons un mental en papier crépon, ça restera une leçon de vie.

Et c’est pas fini : dimanche début de la compét par équipes.

ALLEZ LA FRANCE !  On topspinera avec vous.

A bientôt pour la suite !

A bientôt pour la suite !

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24 mai 2021 1 24 /05 /mai /2021 09:21

21 mai 2021, 20h47, fin de la ligue de proB. Une saison débutée le dimanche 18 octobre à 15 heures.

Une saison qui aura surtout pu se jouer au niveau professionnel. La chance. Alors qu’au niveau amateur on s’enquillait la deuxième saison blanche de suite.

Mais les bilans, ce sont d’abord des chiffres : 5 mois 26 jours 19 heures 13 minutes de compétition, 1 pandémie virale, un joueur covidé, une fracture du pouce, 64 tests PCR, 3212 œufs pour le petit déjeuner de Tomi LAKATOS, 8 litres de solution hydro-alcoolique, 18 kilos de pâtes sauce carbo, 45 litres de bière, 213 masques… Tout ça pour  12 victoires,  6 défaites et 40 points pour les Amiénois. Et une belle place de 4ème au classement.

Maintien et présence dans le top 5 de la proB pour les Samariens : Mission acomplished.

Alors certes, toujours moyen de faire mieux. Mais aussi, également, possibilité de faire pire…

D’ailleurs, « Le mieux est-il vraiment toujours l’ennemi du Bien ? ».  Oui, sujet du bac philo 2021 : vous avez 4 heures. Ça rigole tout de suite moins là.

L'école de Philosophe amiénoise en proB

L'école de Philosophe amiénoise en proB

Le classement final

LE BILAN DE LA SAISON 2020/2021 EN PROB

Homogénéité et haut niveau

Ce qui aura surtout marqué cette saison, en dehors du petit salopiaud de Covid-19, c’est l’homogénéité de la poule. Et le niveau global des joueurs et des équipes qui ne va qu’ascensionnant.

Ainsi les malheureux mais valeureux derniers (NANTES) auront battu deux équipes du top 4 : les seconds (ROANNE) et les 4ème (NOUS!). Preuve de l’étroitesse du mouchoir dans lesquels ont évolué toutes la saison les équipes de la division.

Le mouchoir de poche de la proBAY :  ultra-classe.

Le mouchoir de poche de la proBAY : ultra-classe.

Une saison intense

Jusqu’à l’ultime journée, les jeux n’étaient fait, ni pour la montée, ni pour la descente. Et pourtant il paraît qu’on se fait suer en proB. Ben pas nous !

- L’exfiltration en N1 ne se sera décidée que lors de l’ultime match ISSY/NANTES, remporté 3/0 par les Isséens. Dans le match de la peur et de l’honneur. Avec au crédit des Nantais, en coma végétatif et donnés pour mort en décembre par les experts des forums et les grands professeurs des réseaux sociaux, un extraordinaire come-back au cours de la seconde phase. Ils avaient refait leur handicap d’une dizaine de points et étaient revenus à la hauteur d’Issy à une journée de la fin.

LE BILAN DE LA SAISON 2020/2021 EN PROB

- Pour la montée en proA, Chartres et Roanne 49 points chacun ne se sont départagés qu’au goal average particulier (2 victoires 3/1 de CHARTRES sur ROANNE). Des chartrains au final plus réguliers et constants sur l’année. Plus compacts aussi, s’appuyant sur 4 joueurs très costauds du gotha mondial. Mais humains, et exceptionnellement capables aussi de sorties de route : avec des défaites 3/0 contre THORIGNE et 3/1 contre Miramas. Mais ils auront châtié deux fois leurs adversaires directs, les Roannais, à la régulière. Et cette accession en proA récompense au final leur montée avortée de l’an dernier pour cause de Covid. Tout est bien qui finit bien pour Chartres. Les Roannais sont un peu moins raccord avec cette maxime.

La montée au filet et en proA des Chartrains

La montée au filet et en proA des Chartrains

L’enseignement c’est que la montée nécessite un recrutement 3 étoiles et un budget 4 étoiles. Déjà de niveau proA comme pour CHARTRES et ROANNE. Logique et normal, les deux étant intimement liés. La transition à l’échelon supérieur s’avère alors moins brutale, économiquement et sportivement. Mais ce projet doit être mûri, pensé, anticipé, budgetisé, programmé. Et des impondérables peuvent toujours survenir : pandémie mondiale, défaillances, blessures, la raquette ou les baskets oubliées à la maison, le minibus qui ne démarre pas le jour du match... Mais c’est ça le très haut niveau : prévoir l’imprévisible (dédicace à monsieur Sellier).

L’organisation du débarquement en Normandie le 6 juin 44 à côté d’une montée en proA, on peut le dire maintenant : c’est de la rigolade.

Quand tu prépares la montée en proA

Quand tu prépares la montée en proA

Un calendrier 2020/2021 débistraque

Au départ c’était cadré. Propre. Mais le COVID est passé par là. Les malades et les cas contacts se sont multipliés dans les équipes obligeant à décaler ou à reporter moult rencontres. Les responsables sportifs de la FFTT auront été conciliants et compréhensifs. Merci encore à eux. Même si quelques reports de matchs auront été limites. Mais à la marge. C’est ça aussi le tennis de table, et les rapports à l’autorité : tu accordes >, les clubs prennent >>>. Mais c’est ça qu’on aime.

Résultats de ce calendrier perturbé : à partir de février il n’aura plus ressemblé à rien. Plus aucune lisibilité. Certaines équipes auront compté jusqu’à 4 ou 5 matchs d’avance sur d’autres. Mais tant mieux. Ça aura au moins permis aux Amiénois de passer artificiellement quelques semaines à la première place du groupe. Et de fanfaronner. Après tout c’était bien là l’essentiel.

Le calendrier de la saison 2020 2021, inutilisable, et reconverti en cible pour flêchettes au siège de la fédération

Le calendrier de la saison 2020 2021, inutilisable, et reconverti en cible pour flêchettes au siège de la fédération

L’absence du public

A part le premier et le dernier match, toutes les rencontres se seront jouées à huis clos. Parfois relatif. Pour le coup on dépassait souvent le huit clos. Mais bon globalement ça n’aura jamais excédé les 30 personnes. Et le protocole sanitaire aura été respecté. Et tout était toujours très bien durant toute la durée de la rencontre: les masques, la distanciation sociale, la solution hydro-alcoolique. Mais ça, jusqu’au pot d’après match. Ou là : Boum patatras... A l’ancienne... Les masques dans la poche. Et prosit !... Pour le plus grand bonheur du COVID. On a dit qu’il avait été créé en Chine. Mais nous on pense que c’est plutôt en France : il aime trop trainer à la buvette !

L’absence de spectateurs aura cependant contenté certains joueurs. Ceux qui adorent évoluer dans les cimetières ou les cathédrales. Pour mieux se concentrer sur le silence de leur jeu triste. Mais d’autres athlètes en auront souffert. Notamment ceux qui ont besoin de l’électricité de la foule, qui s’auto-alimentent des vivas! et des olés! du public, et qui vampirisent les encouragements. Pour mieux mettre à mort leur adversaire du jour. Cette absence de spectateurs dans les salles aura été préjudiciable au show et à l’effet attractif et séducteur du spectacle proposé. C’est aussi pour ça qu’on se casse le tronc. No fumi, no party = No spectateur, no ferveur.

Une salle de ping en proBay durant la saison 2020/2021

Une salle de ping en proBay durant la saison 2020/2021

Le seul point positif aura été le fait que tous les clubs sans exception se sont mis au Facebook-live, un peu contraint, pour mieux faire partager et diffuser l’intensité des rencontres. Avec même pour certains perfectionnistes l’incrustation du score en live, et l’apport de commentateurs. Toujours avec l’objectif inatteignable d’égaler les maîtres chartrains, auteurs de retransmissions et de débrief post-matchs d'une qualité stratosphérique, dignes du Superbowl… Espérons que cette couverture médiatique perdurera dans les saisons à venir ! Elle permet aux supporters lointains, et parfois au-delà des mers, de suivre les rencontres. Pour l’image et la renommée de la discipline, c’est bieng.

Une journée de proBay l'an prochain

Une journée de proBay l'an prochain

Les pépites de la proBAY

Dans la droite ligne de leurs déjà excellents résultats de l’an dernier nous avons :

Irvin BERTRAND (n°83, Chartres) : 17 matchs joués, 82% de victoires, 8 perfs, 57% de perfs sur les matchs joués

Lilian BARDET (n°79, Tours) : 21 matchs joués, 67% de victoires, 6  perfs, 43% de perfs sur les matchs gagnés

Jules ROLLAND (n°61, Thorigné) : 12 matchs joués, 67% de victoires, 5 perfs, 63% de perfs sur les matchs gagnés

Esteban DORR (n°67, Metz) : 22 matchs joués, 55% de victoires, 6 perfs, 50% de perfs sur le matchs gagnés

Dorian ZHENG (n°111, Miramas) : 22 matchs joués, 45% de victoires, 8 perfs, 90% de perfs sur les matchs gagnés

Léo DE NODREST (n°62, Thorigné) : 11 matchs joués, 55% de victoires, 2 perfs, 33% de perfs sur matchs gagnés

Florian BOURRASSAUD (n°95, Metz) : 18 matchs joués, 39% de victoires, 7 perfs, 100% de perfs sur les matchs gagnés

Oui, on peut le dire, les jeunes français se débrouillent plutôt pas mal en proB!

LE BILAN DE LA SAISON 2020/2021 EN PROB

L’équipe qui fait peur

Sans aucun doute MIRAMAS. L’équipe qui file tout autant les jetons que de l’urticaire à tous les joueurs. En cause, des styles atypiques mais redoutablement performants. Avec un He ZHIWEN au jeu toujours aussi dingue, malgré ses 114 ans (il ne boit pas d’eau au changement de set mais de l’élixir de jouvence et du formol) ; un ZHENG Jung revenu du diable vauvert à son meilleur niveau ; et un Dorian ZHENG explosif. Ils auront réussi l’exploit de battre les leaders CHARTRES (3/1), et les 3ème THORIGNE (3/1). Ne s’inclinant que deux fois 3/2 contre les seconds ROANNE et les 4ème AMIENS. Ils finissent à une très belle 5ème place avec 9 victoires pour 9 défaites.

Le comité d’accueil à la porte des Enfers du ping

Le comité d’accueil à la porte des Enfers du ping

Les amiénois

Le bilan de l’équipe

Une très belle saison pour les amiénois. Tout à fait correcte avec 67% de triomphes (12 victoires pour 6 défaites). Une phase tout de même de chatteux avec 7 victoires amiénoises à l’arrache 3/2 (contre Tours, Miramas x2, Argentan, Issy, Thorigné, Metz) pour une seule défaite 3/2 contre Argentan. Des différences qui auront été faites sur le double final: témoin officiel du bon esprit et de la bonne entente entre les joueurs; et officieusement en rapport avec une belle complémentarité de tous nos droitiers avec notre excellent gaucher Grégoire JEAN, titulaire lui d’un master II dans l’exercice doublesque.

Mais heureusement que la saison s’achevait car petit essoufflement côté amiénois et point de côté à partir d’avril. Avec trois défaites sur les 4 derniers matchs. Dont une belle contre-performance avec une défaite 3/1 contre NANTES. Après, objectivement, pas trop de regrets non plus contre les premiers : CHARTRES nous aura dérouillé deux fois, 3/0 et 3/1 ; et ROANNE deux fois 3/0. Bon… C’est net. Même si les matchs auront été accrochés. AMIENS aura au final était fort avec les faibles, et faible avec les forts. Une belle attitude de fourbes, ça. C’est aussi ça qu’on aime dans le tennis de table.

Le bilan individuel

Grégoire JEAN (n°65, 18 matchs joués, 50% de victoires, 3 perfs, 3 contres)  : Une très bonne saison. Toujours concentré et très impliqué. Solide, fiable. Il dit qu’il vient du Sud de la France et de Montpellier. Mais pour nous, c’est sûr, il a forcément des origines allemandes. Son vrai nom c’est forcément Gregor JOHANN : La Deutsch Qualität.

Horacio CIFUENTES (n°48, 22 matchs joués, 55% de victoires, 2 perfs, 7 contres) : El pequeno, le petit. Mais grand par le talent et le potentiel. Encore un certain manque d’expérience, mais l’an prochain il aura grandi. Le jeune chien fou se sera transformé en pitbull impitoyable : Hori, le dogue argentin amiénois.

Tomi LAKATOS (n°35, 16 matchs joués, 50% de victoires, 0 perf, 8 contres): Aura mal digéré son Covid du mois de septembre. Avec depuis, des coups de pompe. Et parfois à côté des siennes. Des absences. Parfois un petit manque d’investissement, et un peu trop Lacalmos sur certains matchs... Devra donc se faire violence cet été pour retourner à la mine puis au charbon et retrouver son meilleur niveau. Il le peut ; maintenant il faut qu’il le veut (oui on sait, normalement on aurait dû écrire  « veuille ». Mais ça ne rimait pas).

Jesus CANTERO (n°47, 11 matchs joués, 36% de victoires, 1 perf, 5 contres) : Beaucoup de casquettes désormais pour le fier ibérique : directeur de centre, coach, joueur, père de famille, padre de l’équipe… Mais un déficit de confiance en début de saison. Et un pouce hypersollicité, à force de mettre des like à tout le monde. Et de jouer à la Play Station avec Horacio. Usé, se l’est fracturé au tournoi de qualification olympique où il avait montré son meilleur visage, avec des perfs de niveau mondial. Devrait avoir consolidé pour septembre. Et reviendra gonflé à bloc. Avec un pouce gauche lui, enfin dégonflé.

 

Dream team

Dream team

La saison prochaine

Difficile de se projeter, les recrutements pourront courir jusqu’au mois d’août et les compositions de nombre d’équipes sont encore incertaines.

Le montant de N1 ne sera connu qu’au soir du 6 juin, à la fin des play-off à 7 équipes, si le CREPS de Bourges ne se transforme pas d’ici là en palais du COVID.

L’équipe d’ISTRES, descendant de proA viendra elle grossir les rangs de la proB, c'est acté.

Mais c’est l’équipe de TOURS qui a déjà frappé un grand coup de poing sur la table de ping! En ayant d’ores et déjà annoncé la couleur en recrutant deux joueurs de niveau proA : l’ex Istréen Enzo ANGLES (n°39) et l’ex villeneuvois et ukrainien Yehven PRYSCHEPA (n°53). Ils arrivent en terre tourangelle pour enquiller les victoires et monter à l’étage supérieur. Et certainement pas pour faire des crêpes. C’est certain. Gros combat donc en perspective avec ROANNE qui conserve le même effectif (Harmeet DESAI-Martin ALLEGRO-Ibrahima DIAW), en comptant sur l’arrivée d’un jeune joueur belge, talentueux et prometteur, Louis LAFFINEUR.

L’équipe amiénoise restera, elle, à l’identique. Avec toujours le même objectif : maintien. Espérant finir dans le top 5. Préférentiellement du haut de la poule. Plutôt que le taupe 5 du bas de la division…Mais bon, la tâche sera rude. Car l’an prochain, tout le monde aura pris une année supplémentaire. D’expérience pour les uns ; et pour les autres de dépôts athéromateux dans les artères, de surcharges lipidiques dans le gras du bide, et d’accumulation d’arthrose dans les articulations. Il faudra encore bien s’arracher. Obligé.

Au bout du chemin, quelque part en Tourraine, c’est la proA

Au bout du chemin, quelque part en Tourraine, c’est la proA

L’avenir

Des systèmes différents en proA et en proB

 Il n’aura échappé à personne que la proA garçons fonctionne sur un mode de compétition différent de la proB (double en proB le leader jouant deux simples ; pas de double en proA, les n°1 et 2 jouant deux simples). Sans parler de la proA dames avec un système de poules puis de play off.

Il conviendra d’homogénéiser cela rapidement maintenant. La période d’essai de un an de ces 2 systèmes est maintenant largement dépassée et périmée. Homogénéisons. Pour la lisibilité de la discipline notamment par les partenaires et médias. Et pour son attractivité.

La durée des rencontres

Les rencontres sont souvent trop longues. Des JA s’endorment, des spectateurs décèdent de vieillesse. Les solutions ?

- Limiter les rencontres à 4 matchs en supprimant le double ? Cela permettrait de nouveau des matchs nuls, mais pourquoi pas. Comme effet pervers, cela faciliterait le maintien des équipes n’ayant recruté qu’un tueur avec deux trompettes, avec au minimum 2 points d’enquillés à chaque fois par le leader. Mais, bon, finalement c’est déjà un peu le cas actuellement.

- Passer à deux sets gagnants au lieu de 3 ? Mais avec le risque de dénaturer la discipline.
- Passer à une belle en 6 points ? Comme expérimenté en coupe d’Europe : pas mal au demeurant, ça remet du peps dans la dernière manche, tout en la raccourcissant. Mais pareil, pour certains ça dénature la discipline.

- Surtout accélérer le temps de jeu en limitant le temps pris par les joueurs entre deux points ! La parade : leur  coller des électrodes sur les testicules, que l’arbitre pourra électriser en appuyant sur un bouton si le temps imparti est dépassé. Voilà, avec nous pas de problèmes. Que des solutions...

Des play off en proB

Neuf matchs à domicile, sur toute une année, c’est bien peu pour les supporters et les adhérents des clubs. Une manière simple et attractive d’augmenter le nombre de matchs serait de terminer la saison sur des play-off montant et descendant, dans un tableau final fonction du classement de la saison régulière. Et en matchs aller et retour. Avec à la clé une intensité et une ferveur sans pareil dans les clubs, qui joueraient leur (sur)vie sur des matchs couperets.

Le (non) brassage

Une montée, une descente, en proA et en proB. On respecte à la lettre la distanciation sociale dans les ligues professionnelles. Quasi fermées. Un peu d’air et d’oxygène, bref de ventilation, seraient les bienvenus. Avec deux montées et deux descentes. Ce qui au passage entrebaillerait la porte à un club supplémentaire de N1 (toujours une montée pour 32 clubs chez les gueux de la Hénain).

Le système de comptage des points

Tous les points gagnés, et donc chaque match remporté, comptent. Ce qui limite le risque de choix des rencontres, pouvant conduire à balancer les matchs injouables « contre les plus forts » pour au contraire mieux blinder et se concentrer « contre les plus faibles », notamment pour assurer le maintien. Et c’est plutôt bien. Mais il n’y a de ce fait pas de prime à la victoire. Un petit +1 point en cas de triomphe serait peut-être intéressant. Mais notons que le système actuel fait que les écarts sont de fait, très durs à creuser. Toutes les équipes restent au contact. Ce qui donne un championnat serré. Et au final intense et plutôt intéressant.

L’allongement de la liste des joueurs pro

C’est acté. La liste s’allonge. Comme le nez de Pinocchio. Elle passera à 5 ou 6 joueurs au lieu de 4. Espérons qu’on leur fera alors à tous des contrats professionnels salariés. En tout cas très bon pour attirer des joueurs dans un club en leur faisant miroiter le miroir aux alouettes de la pro. Les équipes de N1 à N3 adverses n’auront ainsi pas fini de voir débouler des joueurs professionnels, pour leur plus grand bonheur. Ça aussi, un mélange des genres, professionnel et amateur, souvent choquant. Qu’on ne dise pas que c’est pour faire jouer les n°4/5/6 de l’équipe pro. Car ils peuvent tout à fait jouer. Mais en pro. Ils y ont leur place. Et s’ils ne l’ont pas, ou n’y évoluent pas régulièrement, et bien c’est qu’ils n’ont pas grand-chose à faire sur la liste.

 Autre effet néfaste de cet allongement du nombre de joueurs : en fin de saison, une fois le maintien acquis, cette liste à la Prévert pourra laisser la place à la foire à la saucisse, avec l’arrivée d’équipes non pas de titulaires, mais de remplaçants. Cela permettra en tout cas de laisser des points aux amis en difficulté, en toute bonne foi. Excellent pour le spectacle et la promotion de la discipline. On s’en délecte d’avance. Surtout après avoir communiqué sur le gros match à venir, quand on verra arriver non pas l’équipe des Avengers mais celle des Marx brothers.

Les nouvelles compétitions internationales

Elle est peut-être là la principale menace pour le championnat par équipes. La refonte des compétitions internationales et l’émergence de nouvelles épreuves WTT con-tender. Oui en deux mots. C’est tout ce qu’elles méritent... Avec comble de l’hérésie, à la clé, la suppression des Championnats du Monde individuels. Pitié… On aura vécu ça. Un sport sans Champion du Monde.. C’est un monde sans Jan-Owe WALDNER, Jean-Philippe GATIEN, WANG Liqin et autre MA Long. Bref un monde pongiste qui ne vaut pas d’être vécu…

Mais l’efflorescence de ces nouvelles compétitions internationales sur un mode tennis, mais sans son environnement économique partenarial et médiatique à part peut-être  ponctuellement en Asie :  on risque quand même à terme le crash au ping. Avec des compéts de 1ère, 2ème, 3ème et 4ème zone. Qui seront à priori très rémunératrices pour les meilleurs joueurs. Et qui vont les mobiliser presque à plein temps. Ils déserteront alors les championnats traditionnels ou n’y feront que des apparitions en « guests ». Le brésilien Hugo CALDERANO a déjà lancé la mode en s’engageant dans un club russe pour n’y jouer que la ligue des champions et de rares week-ends de championnat.

Il sera également très compliqué de trouver des créneaux libres dans le lourd planning ITTF/WTT pour y glisser le petit championnat professionnel. Compliqué aussi de recruter des joueurs stars. Ou alors s’en foutre et n’engager que des joueurs retirés du circuit international. Mais dommage pour l’image, le show, le spectacle et le prestige.

Bref, à suivre. C’est encore flou. Mais à priori pas très engageant.

Puisse la proBAY y survivre.

Et survivre encore longtemps…

 

L’avenir fumeux et brumeux de la proBay

L’avenir fumeux et brumeux de la proBay

Le Best of amiénois en proB et en images cette saison :

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22 mai 2021 6 22 /05 /mai /2021 12:13

Vendredi 21 mai 2021. Dernier match de la saison à domicile, pour clore en beauté cette saison contre ROANNE, second du classement, et jouant encore la montée en proA.

Mais bon, ça c’était sur le programme.

Car ça aura surtout été la journée des déconvenues et de la soupe à la grimace. Pour tous:

-  les Amiénois, tout d’abord, dérouillés sèchement, 3/0 ;

- puis pour les Roannais, la victoire de Chartres contre Thorigné leur soufflant la première place et la montée en proA. Pour un point. Damned, la terrible malédiction dite de Poulidor.

Mais bon, au final, une belle soirée tout de même. Avec du fight, du gros point, du combat.

Et des pâtes carbonara pour réconcilier tout le monde. Surtout les estomacs, un peu noués en début d’après midi des présidents Roannais Yannick BERTHIER et Marcel LIVET. Et qu’on prendra de nouveau plaisir à rassasier l’an prochain !

Le public, en voie de déconfinement, se sera également régalé.

La jauge à 35% : check.

Les masques : check.

La feuille d’émargement : check.  

Le lavage des mains à la solution hydro-alcoolique : check.

La distanciation sociale : ….

Mais bon, comment en vouloir à l’être humain. Cet être grégaire, d’échanges, et de contact social. C’est tout de même grâce à ça qu’on s’est sorti de la préhistoire et du Moyen âge. Et qu’on se sortira un jour des picots longs et des anti-tops.

Peut-être dés la saison prochaine. Oui, on a aussi le droit de rêver…

Rendez-vous en tout cas en septembre, tous vaccinés et décovidés, pour de nouvelles aventures en proBAY !

 

Les ROANNAIS

Ibrahima DIAW (n°55) (1 victoire) : La puissance. Et la maîtrise. Une publicité pour Pirelli à lui tout seul. Aura donc roulé sur Tomi LAKATOS, notamment à la belle. Pour une belle victoire, pneumatique, 3/2.

Martin ALLEGRO (n°29) (1 victoire) : Aura attendu avec impatience l’ouverture du fût de bière en fin de rencontre : Wallon un jour, wallon toujours. Mais dans l’intervalle aura livré un grand match contre Horacio CIFUENTES. Et victoire houblonnée 3/2.

Harmeet DESAI (n°47) (1 victoire) : Le Taj Mahal roannais. Impressionné, Grégoire JEAN n’aura pu que constater qu’il était grand, imposant, et ultra-solide. N’aura d’ailleurs pas eu le temps d’en faire le tour. Et victoire, persane, 3/1.

 

Les AMIENOIS

Tomi LAKATOS (n°36) (0 victoire) : Toujours sur courant alternatif. Passe du 12 volts à du 220V en l’espace de deux balles. Arnaud SELLIER va finir par le faire jouer dans une cage de FARADAY. Mais ce jour, Ibrahima DIAW l’aura finalement court-circuité. Et défaite, les plombs fondus, 3/2.

Horacio CIFUENTES (n°48) (0 victoire) : Commence tout doucement à remonter du puits de décompression dans lequel il barbotait depuis sa magnifique qualification olympique du mois dernier. Mais le puisatier ALLEGRO, sans pitié, lui aura rebalancé trois seaux d’eau sur la tête. Et défaite, de nouveau au fond du trou, 3/2.

Grégoire JEAN (n°65) (0 victoire) : Entré salle Labaume comme dans une forêt du Bengale. Tous les sens aux aguets. Et la raquette à la main. Pour chasser le tigre DESAI. Bon, ça aura mal tourné... On n’aura retrouvé qu’une manche, ensanglantée, de son maillot Cornilleau et un petit morceau de bandana. Et défaite 3/1.

Michael SPIELBERG-ZAKRZEWSKI : Auteur d’une retransmission de la rencontre sur Youtube, de très grande qualité, HD, avec un live scoring incrusté. Aura mis en PLS tout BeinSport et Canal+ ! Elle était là la plus grande performance de la soirée !

Arnaud SELLIER (rhabillé pour la rentrée) : Le choix du nouveau maillot Cornilleau amiénois, bleu-blanc-rose, et LGBT-friendly, c’est lui. Enfin, surtout pour être raccord avec les couleurs de sa nouvelle paire de baskets...A quoi ça tient... Mais bon, résultat, l’an prochain, en fin de saison, on devra aussi défiler sur un char à la marche des Fiertés-Gay Pride parisienne.

 

Un coach heureux avec ses nouvelles couleurs. Et des joueurs qui peinent à cacher leur joie.

Un coach heureux avec ses nouvelles couleurs. Et des joueurs qui peinent à cacher leur joie.

La feuille de match:

AMIENS SPORT TENNIS DE TABLE vs ROANNE (0/3). J18 de la saison 2020/2021 de proB.

Le classement final:

AMIENS SPORT TENNIS DE TABLE vs ROANNE (0/3). J18 de la saison 2020/2021 de proB.
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19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 12:32

Mardi 18 juin 2021, avant dernière journée du championnat de proB et déplacement à Nantes. Avec l’objectif d’une victoire pour rester sur le podium de la proB.

Mais il pleuvait sur Nantes ce jour là Barbara.

Donne moi la main,

Le ciel de Nantes, rend mon coeur chagrin.

Car il a plu aussi dans nos petits myocardes, et dans nos têtes : défaite 3/1.

Avec un Horacio resté dans les nuages argentins de sa qualification olympique. Et un Tomi comme encore souvent, dans la lune.

Bravo encore aux Nantais pour leur accueil, leur envie, et leur détermination. Ils iront chercher vendredi leur maintien à Issy Les Moulineaux. Le match de la peur, le match de l’honneur.

Côté amiénois, il va falloir se ressaisir très vite car vendredi déboulent à Amiens les tigres Roannais. Bien décidés à nous déchiqueter et à nous dévorer tout cru.

Les Nantais

Julien PIETROPAOLI  (1 victoire): Rebelle aux normes gouvernementales, aura rouvert sa terrasse avec un jour d’avance, le 18 mai au soir, au lieu du 19. Aura donc ce mardi servi de la prune, de la tatane, de la moujette, et surtout du rêve au public Nantais. Avec une belle victoire 3/1 sur Horacio CIFUENTES.

Paul GAUZY (1 victoire) : Passé par le purgatoire dans son premier match contre Grégoire JEAN, avec une défaite 3/0. Aura fait un retour gagnant d’anthologie dans sa deuxième rencontre contre Horacio CIFUENTES, avec une belle victoire 3/2. Le talent est toujours là : couché d’entrée sur la liste des 26 nantais. Il est là Karim Ben GAUZY !

Mathieu De SAINTILAN (1 victoire) : Plus scintillant que saintilan ce mardi soir. Avec de la chope en  diamant, du service argenté, et du top éblouissant. Et très belle victoire, étincelante, 3/0 contre un Tomi LAKATOS, irradié. Qui aurait mieux fait de porter des lunettes de soleil et une combinaison ignifugée.

Les Amiénois

Horacio CIFUENTES (0 victoire) : Depuis le mois dernier et sa qualification pour les JO marche à un mètre du sol, au son des harpes et des chants des anges. Son esprit et sa raquette déjà tournés vers Tokyo. Mais ce soir, très dur et très rude retour sur terres du milieu impitoyable de la proB. Avec deux défaites 3/1 contre Julien PIETROPAOLI et 3/2 contre Paul GAUZY. Gros mal de crâne ce mercredi matin pour Hori. Mais ça va remonter sur le trapèze dès ce soir pour recharbonner et rebalancer du gros top spin !

Tomi LAKATOS (0 victoire): Quelques petits problèmes digestifs, mais encore plus sur la défense acharnée de Mathieu De SAINTILAN ce mardi soir. Gros mal de bide pongiste. N’aura donc pu régurgiter qu’une petite bouillie de ping-pong. Et lourde défaite 3/0.

Grégoire JEAN (1 victoire): Réouverture des galeries d’art ce 19 mai. Aura donc fait visiter en avant première à Paul GAUZY la sienne, avant l’accueil de tous les publics. Avec du service rentrant sculpté dans du marbre, du top spin ciselé au fusain, et du toucher de balle soyeux d’aquarelliste. Et belle victoire 3/0. Grégoire JEAN, profession : artiste.

Arnaud SELLIER (dépité): Va profiter de la ré-ouverture des commerces essentiels ce mercredi pour se racheter une dizaine de slips et une paire d’ongles : indispensables pour juguler le stress du coaching des amiénois.

Le roi Grég et ses sujets

Le roi Grég et ses sujets

La feuille de match: 

NANTES vs AMIENS SPORT TENNIS DE TABLE (3/1), J17 de la saison 2020/2021 de proB, le mardi 18 mai 2021
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18 avril 2021 7 18 /04 /avril /2021 20:03

Dimanche 18 avril, réception de THORIGNE FOUILLARD pour la 16ème journée du championnat de proB.

Comme pour le vin rouge le championnat commence à bien décanter. Et pour Amiens, il avait depuis la semaine dernière un petit goût de piquette. Oui, ça a un peu tourné au vinaigre dimanche dernier : suite à la défaite contre CHARTRES 3/1, l’équipe amiénoise maintenant définitivement distancées par CHARTRES et ROANNE pour l’accession aux vignes de la proA.

Mais ce jour un match contre THORIGNE pour l’honneur de rester sur le podium et le 3ème tonneau de la proB.   

Et cet après midi ça n’aura pas été un fond de cubi La Villageoise mais une grande rasade de Château Petrus 1982: victoire 3/0 !!!

La médaille de bronze n’est plus très loin.

Retour aux affaires le mois prochain : le 18 mai à NANTES (qui se refait un peu plus le flacon, et la cerise à chaque match) ; puis le 21 mai, dernier match à la maison, pour la réception de ROANNE (et pour peut-être jouer une petite finale pour l'accession à la proA, dans leur duel à distance avec  CHARTRES).

Les Thoréfoléens

Jules ROLLAND (n°61) (0 victoire): Comme sur le vaccinodrome quand au dernier moment le gars devant toi chope la dernière dose de PFIZER.  Est ainsi venu mourir 11/9 à la belle contre Tomi LAKATOS. Pas vacciné donc. Mais très gros match malgré la défaite 3/2.

Léo DE NODREST (n°62) (0 victoire) : Jesus aura trempé ses balles directement dans le MODERNA pour lui mettre des grosses claquettes. Sur le torse et les cuisses. Vacciné donc. Mais à vif. Et défaite 3/1.

Noshad ALAMYIAN (n°29) (0 victoire) : Arrivé avec ses seringues d’ASTRA ZENECA. Mais le docteur JEAN, un peu fourbe, lui aura injecté direct la double dose dans le bras gauche. Celui qui tient sa raquette. Forcément... Résultat : le muscle deltoïde endolori, et montée en température. Un Noshad un peu fébrile et meurtri. Et défaite 3/2.

Les Amiénois

Grégoire JEAN (1 victoire) : Dès la fin de son match, Arnaud SELLIER aura pris l’empreinte de sa main gauche. Et une mèche de cheveu, en guise d’ADN. Si un jour les techniques de clonage sont au point, il aura une bonne base de travail pour produire du grand joueur. Big match ce jour. Et très belle victoire 3/2 contre Noshad ALAMYIAN.

Tomi LAKATOS (1 victoire) : Parti la semaine dernière s’entraîner en Espagne chez Jesus.  Devenu donc un nouveau disciple. Contre lui Jules ROLLAND n’aura pourtant pas mangé que de l’hostie. Mais une longue liturgie de tops frappés revers. Beau match de Tomi, évangélique. Et victoire 3/2.

Jesus CANTERO (1 victoire) : Contre Léo DE NODREST aura joué son premier set salle LABAUME. Le second, salle LA BIM ! Le troisième, salle L’abyme. Et le dernier, salle LABOUM !!! Et belle victoire 3/1 de Jesus.

Horacio CIFUENTES (qualifié olympique) : Auteur d’un incroyable tournoi à Rosario en Argentine la semaine dernière pour décrocher sa qualif aux JO. Aura montré la voie à ses partenaires. Et comment  planer sur ses adversaires. Muchas gracias Horacio.

Horacio CIFUENTES, le nouveau Christ de Rosario: notre lumière.

Horacio CIFUENTES, le nouveau Christ de Rosario: notre lumière.

La feuille de match

AMIENS vs THORIGNE FOUILLARD, 3/0. J16 de la 2ème phase 2020-2021 de proB

Le classement

AMIENS vs THORIGNE FOUILLARD, 3/0. J16 de la 2ème phase 2020-2021 de proB
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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 22:35

Dimanche 11 avril 2021, J15 et match à CHARTRES.

Le choc contre les TITANS.

Mais le blockbuster aura tourné court côté amiénois : les fils du KRONOS d’Eure et Loir nous auront durement châtiés : défaite 3/1 !

Et le double effet kiss cool : les amiénois abandonnent ce soir le leadership du groupe au profit des Chartrains ; et en profitent pour laisser sur le bas côté une bonne partie, si ce n’est la totalité, de leurs espoirs de remporter le championnat.

Tombés du trapèze ce dimanche soir, il faudra pourtant que les Amiénois remontent dessus dès dimanche prochain, 15h. A la maison, pour encore une grosse rencontre contre THORIGNE FOUILLARD !

 

Les Chartrains

Bence MAJOROS (n°20) (2 victoires) : Les hôpitaux et les réanimations saturés, ça déprogramme à foison en chirurgie. Mais pas chez le professeur MAJOROS, qui se sera payé le luxe d’opérer tranquille cet après-midi : résection du pouce et du mental d’un Jesus CANTERO, et victoire 3/1 dans un premier temps. Pour se mettre en jambes. Puis en fin de programme, ablation de l’hémisphère cérébral gauche de Grégoire JEAN, et victoire 3/0. Bence, le découpeur au scalpel des espoirs amiénois.

Irvin BERTRAND (n°83) (1 victoire) : Embauché sur Chartres pour faire les tests PCR cette saison. N’utilise pourtant pas d’écouvillon. Mais directement sa raquette. Grégoire JEAN en saigne encore du nez... Et belle victoire irviniennne 3/1.

Vitor ISHIY (n°49) (0 victoire) : Jour du gros tirage. Vitor aura donc pris son ticket de loterie à 16h. Mais pas de bol, sera aujourd’hui tombé sur un très bon Tomi LAKATOS. C’est pourtant toujours du 50/50. Et défaite 3/2. Sans seconde chance au grattage.

 

Les Amiénois

Grégoire JEAN (n°65) (0 victoire) : Le prince Philip, duc d’Edimbourg, est décédé avant-hier. Le prince JEAN, ça aura été malheureusement ce soir... Avec deux défaites, une très étriquée, 3/1 contre Irvin BERTRAND ; puis la seconde un peu plus large 3/0 contre Bence MAJOROS : God save Grégoire !

Jesus CANTERO (n°47) (0 victoire) : Contre Bence MAJOROS, n’aura même pas pu dire « Pouce ! ». Car il était toujours brisé. Une attelle sur la main gauche. Aurait d’ailleurs pu en placer une sur toutes les parties de son corps. Et notamment sur sa boîte crânienne. Un Jésus, en position de martyr et en souffrance, morale et physique, tout le match. Et défaite, christique, 3/1.

Tomi LAKATOS (n°36) (1 victoire) : Vitor ISHIY aura mangé bien gras ce soir contre un Tomi retrouvé. Avec un nutriscore passé au rouge, case E, côté brésilien. Et une victoire calorique 3/2, et 11/9 à la belle pour Tomi. Qui aura fêté ça, lors du pot d’après-match, en tartinant au préalable de beurre son sandwich aux rillettes. Le gras, pour Tomi comme pour Karadoc, c’est toujours la vie !

Arnaud SELLIER (coach malheureux) : Aura passé un excellent match. Malheureusement ça n’était pas celui-là…Placé direct sous antidépresseurs en intra-veineuse à l’issue de la rencontre. Pour lui remonter le moral, on lui projettera toute la semaine les best-of de Benoît VAQUIER. Le remède de la dernière chance.

 

 

Quand tu regardes la côte de l'Amiens Sport Tennis de Table sur BetClic

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1 avril 2021 4 01 /04 /avril /2021 21:54

Jeudi 1er avril, J14 et match contre Issy Les Moulineaux.

Le jour du petit poisson accroché dans le dos, réception de trois barracudas parisiens : Rémi, Marcos, Alexis et le poisson-pilote, Ludo.

Mais la pêche finalement aura été bonne pour les harponneurs amiénois dans la marina Labaume: belle victoire 3/1 !  

Avec un super marin-pêcheur argentin : el pescador Horacio auteur, à l'épuisette, d'un superbe 2 sur 2.

Et retour sur le bord de l’étang le dimanche 11 avril pour de nouveau de la pêche sportive. Avec du très très gros. Il faudra amorcer sévère lors du déplacement à Chartres.

Les Isséens

Rémi MENAND (n°120) (0 victoire): Aura remonté le canal de la Seine comme un saumon, pour finir dans la Somme. Et les filets de monsieur JEAN. Sans avoir eu le temps de frayer ni d’effrayer Grégoire. Pour une défaite, à la cuillère, 3/0.

Marcos MADRID (n°54) (1 victoire): Olivier VERAN ouvre des vaccinodromes. Marcos lui, des topsinodromes. Aura ainsi largement vacciné Tomi 3/2, à grands coups rageurs de top-frappés, après avoir été mené 2 sets à 0. Mais dans le deuxième match, el doctor Horacio aura mis les hola. Et stoppé la campagne de vaccination sauvage de Marcos. En lui piquant toutes ses doses. Et défaite 3/0, aztrazenéquesque !

Alexis DOUIN (n°133) (0 victoire): Le jour des grosses blagues à deux balles, Alexis lui n’était vraiment pas monté sur Amiens pour plaisanter. Et Horacio CIFUENTES n’aura ainsi, vraiment pas rigolé du tout, jusqu’au bout. Défaite 3/1 de Alexis, mais étriquée. Et belle prestation.

Ludovic JAUMOTTE (coach semi-satisfait) : Parfois un peu frustré que ses joueurs n’appliquent pas toutes ses consignes. Un peu le Jean CASTEX du jeudi soir. Mais au ping. Et pourtant toujours solidaire avec ses joueurs : dedans avec les siens, et dehors en citoyen !

Les Amiénois

Horacio CIFUENTES (n°48) (2 victoires) : L’ARS commence à gueuler. A chaque fois qu’Horacio joue, ils sont obligés de libérer 3 places en réa : 2 pour les joueurs qu’il affronte, et 1 pour le coach adverse. Et ce soir, encore un carton plein pour la pile argentine avec 2 belles victoires 3/1 contre Alexis DOUIN. Puis 3/0 contre Marcos MADRID... Horacio une nouvelle fois responsable de la saturation de la réanimation amiénoise ce jeudi soir.

Tomi LAKATOS (n°36) (0 victoire) : Kafkaïen (définition) : qui rappelle l’atmosphère absurde et oppressante des romans de Franz KAFKA, un autre Hongrois. Lakatossien (définition) : pareil, si Franz avait plutôt joué au ping-pong qu’écrit des bouquins. Car après avoir mené 2 sets à 1 et 5/1 dans le 4ème, Tomi sera une nouvelle fois entré dans une 4ème dimension, parallèle. Dommage. Et défaite 3/2.

Grégoire JEAN (n°65) (1 victoire) : Christophe HONDELATTE a appelé la salle Labaume ce soir. Grégoire sera la prochaine tête d’affiche du futur « Faîtes entrer l’accusé ». L’émission reprend! Surtout parce que le Boucher amiénois a massacré 3/0 sa dernière victime, Rémi MENAND.

Arnaud SELLIER (coach heureux) : Au coaching, entre l’anglais et l’espagnol, obligé parfois d’improviser, autant que Charlie PARKER sur un morceau de jazz. Mais quand même beaucoup moins qu’Emmanuel MACRON avec la pandémie virale.

 

Quand tu regardes au dessus, mais qu'il n'y a plus que le soleil.

Quand tu regardes au dessus, mais qu'il n'y a plus que le soleil.

La feuille de match :

AMIENS vs ISSY, 3/1: J14 de la seconde phase de proB, saison 2020/2021

Le classement :

AMIENS vs ISSY, 3/1: J14 de la seconde phase de proB, saison 2020/2021
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