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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 19:42

Le 16ème tournoi national de l’Amiens Sport Tennis de Table s’est déroulé les samedi 15 et dimanche 16 avril 2017.

Juge-arbitré par Dany BOURRE et Jean Robert SELLIER, la compétition s’est parfaitement déroulée sur 20 tables, salle Albéric Labaume.

Le samedi l’épreuve a débuté à 9h45 pour s’achever à 21h30 avec 4 tableaux série A (<1500 points), série B (<2200 points), série C (<1700 points), et série D (Open messieurs crédit mutuel).

Et le dimanche la compétition a commencé à 9h pour se terminer à 20h, avec 5 tableaux série E (<900 points), série F (<1300 points), Série G (<1100 points), série double et série handicap, l’Open Dames et la série Handisport ayant été annulés faute de participants.

Le tournoi a réuni 164 participants, dont 57% de la région des Hauts de France (30% de la Somme (n=49, dont 20 joueurs de l’Amiens Sport Tennis de Table, soit 12%), 10% de l’Oise (n=17), 4% de l’Aisne (n=7), 13% du Nord pas de calais (n=21), 29% de la Région Ile de France (n=47), 11% de la région Normandie (n=18), et 3% d’autres régions françaises (n=5).

Malheureusement, toujours beaucoup de désistements de dernière minute, avec le jour du tournoi l’absence de 10% des joueurs inscrits (n=18 sur les 183 pré-inscrits, notamment dans l’Open, avec la non présence de 11 des 27 joueurs numérotés inscrits (40% !), notamment la tête de série n°1, Alexandru CAZACU).

Le nombre de participants

Série A <1500 points : 55 participants

Série B <2200 points : 63 participants

Série C <1700 points : 64 participants

Série D : Open Crédit Mutuel : 63 participants

Série E <900 points : 11 participants

 Série F <1300 points : 30 participants

Série G < 1100 points : 29 participants

Série L Handicap : 25 inscrits

Série Doubles : 20 doubles inscrits

Mais durant ces deux jours les combats et le fight on été au rendez-vous, toujours dans un bon esprit.

Un tournoi national donnant toujours l’occasion de découvrir de jeunes joueurs, de nouveaux talents qui assurément écriront les belles pages du ping-pong français dans les années à venir, avec :

- Sacha VARNICA (<13 ans, Méry) vainqueur de la série E (<1100 points),

- Théo FORTIER (<13 ans, Amiens Sport Tennis de Table) vainqueur de la série F (<1300 points),

- Elia ZEMMAL (<11 ans, Chesnay), un impressionnat finaliste de la série B (<2200 points),

- et Nathan LAM (<11 ans, Lille) auteur de belles prestations dans la série A.

LE BILAN DU TOURNOI NATIONAL 2017 DE L'AMIENS SPORT TENNIS DE TABLE

Les joueurs amiénois se seront particulièrement mis en évidence lors de l’épreuve :

- Yannick VOSTES emportant la série Open,

- Théo FORTIER la série <1300 points,

- Paul VANDEWOESTYNE et Adem HAMDAD gagnant la série Doubles,

- Louis LEGER atteignant la finale de la série A (<1500 points),

- Benoît BONTE ne s’inclinant qu’en finale de la série G (<1100 points).

 

Un tournoi réussi également, et surtout, grâce aux bénévoles ayant œuvré tout le week-end :

- aux inscriptions Vincent LETESSE / Louis VANDEWOESTYNE / Bertrand BATHELOT / Benjamin BATHELOT,

- aux tickets Yan DEGUINGAND / Aurélie NEEL / Christophe HARLE,

- à la buvette Alain CHATELAIN / Didier HUON / Karine DUME / Marianne HERSENT / Carole MONNEHAYE,

- à la gestion des balles Eric FORTIER / Pierre Philippe NADAU.

Un grand merci à eux !

 

A L’ANNÉE PROCHAINE !

Toi aussi, l'an prochain, viens dabber !

Toi aussi, l'an prochain, viens dabber !

LE BILAN DU TOURNOI NATIONAL 2017 DE L'AMIENS SPORT TENNIS DE TABLE
Louis LEGER et Jean MAHAUT, le podium de la série A <1500 points

Louis LEGER et Jean MAHAUT, le podium de la série A <1500 points

LE BILAN DU TOURNOI NATIONAL 2017 DE L'AMIENS SPORT TENNIS DE TABLE
Elia ZEMMAL et Arnaud AUGER podium de la série B <2200 points

Elia ZEMMAL et Arnaud AUGER podium de la série B <2200 points

LE BILAN DU TOURNOI NATIONAL 2017 DE L'AMIENS SPORT TENNIS DE TABLE
Nathan LEQUEUX et Rémi LEROY podium de la série C <1700 points

Nathan LEQUEUX et Rémi LEROY podium de la série C <1700 points

LE BILAN DU TOURNOI NATIONAL 2017 DE L'AMIENS SPORT TENNIS DE TABLE
Monday MEROTOHUN et Yannick VOSTES, le podium de la série D, l'Open Crédit Mutuel

Monday MEROTOHUN et Yannick VOSTES, le podium de la série D, l'Open Crédit Mutuel

LE BILAN DU TOURNOI NATIONAL 2017 DE L'AMIENS SPORT TENNIS DE TABLE
Lucas DANLOUP et Clément LASNE, podium de la série E <900 points

Lucas DANLOUP et Clément LASNE, podium de la série E <900 points

LE BILAN DU TOURNOI NATIONAL 2017 DE L'AMIENS SPORT TENNIS DE TABLE
Arnaud PECCOUX et Théo FORTIER, le podium de la série F <1300 points

Arnaud PECCOUX et Théo FORTIER, le podium de la série F <1300 points

LE BILAN DU TOURNOI NATIONAL 2017 DE L'AMIENS SPORT TENNIS DE TABLE
Benoît BONTE et Sacha VARNICA, le podium de la série G <1100 points

Benoît BONTE et Sacha VARNICA, le podium de la série G <1100 points

LE BILAN DU TOURNOI NATIONAL 2017 DE L'AMIENS SPORT TENNIS DE TABLE
Kevin DUFAYS et Fabien BES MAZENOUX podium de la série handicap

Kevin DUFAYS et Fabien BES MAZENOUX podium de la série handicap

LE BILAN DU TOURNOI NATIONAL 2017 DE L'AMIENS SPORT TENNIS DE TABLE
Ymad HAMDAD/ Quentin BELGUEUL et Paul VANDEWOESTYNE/Adem HAMDAD, le podium de la série Doubles

Ymad HAMDAD/ Quentin BELGUEUL et Paul VANDEWOESTYNE/Adem HAMDAD, le podium de la série Doubles

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 07:21
NATIONALE 1, AMIENS 8 / SAINT QUENTIN 1, la feuille de match
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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 07:11

Samedi 8 avril. Septième et dernière journée de la seconde phase de la saison 2016/2017. Contre Saint-Quentin. Une rencontre sans grand enjeu : Amiens ne pouvant plus monter, Saint-Quentin ne pouvant plus descendre.

Certes un derby picard, mais pour du beurre et des prunes. Avec des œufs, de la farine et du lait entier, c’était un clafoutis. Un clafoutu plutôt pour cette fin de saison, référence à notre non qualification aux play off.

Mais les pâtissiers amiénois auront mis du cœur à l’ouvrage, pour l’honneur, et une victoire facile 8/1. Sur une équipe du TTSQ venue sans son Johnny WILKINSON. Car cette rencontre n’aura pas tenté le DROP. Les saint-quentinois n’auront donc pas pris les 3 points. Mais une petite valise, après quelques cadrages mais sans débordements.

L’équipe amiénoise termine donc au final une nouvelle fois à la seconde place de la poule.

Les POULIDORS de la N1 devront changer de braquet l’an prochain pour repartir une fois de plus à l’assaut du col de la Praubé. En essayant d’éviter le ravin de la Louse. Et en tentant de bien négocier cette fois le virage breton des Pléhoff…

Sacré tour de France encore en perspective.

Départ prévu le samedi 30 septembre 2017.

 

Les châtiés

Gaetan SWARTENBROUCKX n°167 (1victoire) : Le saint Bernard de l’autoroute A23. Aura eu la délicatesse de s’arrêter sur le bord de la route pour charger les naufragés INDEHERBERG et VOSTES. Après que la 205 de Julien, moteur cramé, ait rendu l’âme au péage de Valenciennes. Pour le remercier Yannick VOSTES lui aura donc laissé un set (défaite 3/1). Puis grosse partie de scrabble contre Stéphane HUCLIEZ. Mais bon quand tu poses « SWARTENBROUCKX » en mot compte triple, forcément tu jubiles. Et tu finis par dérouiller ton adversaire en inscrivant 54 points d’affilée, avec une belle victoire 3/2.

Emilien BOURDON n°172 (0 victoire) : Aura eu les abeilles sur son premier match contre Julien INDEHERBERG. Un peu à court d’entrainement, avec une dé-gelée royale, 3/0. Mais dans sa deuxième rencontre contre Michal OBESLO, sorti de la ruche régénéré, le BOURDON aura envoyé du pollen : défaite avec les honneurs 3/1.

Vitaly EFIMOV (n°293) (0 victoire) : Victime d’une inspection de l’assurance maladie ce samedi. Et malheureusement monsieur EFIVMOV avait oublié sa carte Vitaly : les contrôleurs sécu OBESLO et INDEHERBERG auront donc été impitoyables : deux défaites, sans sentiment, 3/0.

Franck DELCAMBRE (n°677) (0 victoire) : Aura juste oublié de se mouiller la nuque avant d’entrer dans l’aire de jeu du nageur de combat Yannick VOSTES : grosse hydrocution 3/0. Puis le goûter pas encore digéré, finira noyé au fond de la pistoche contre Stéphane HUCLIEZ (défaite 3/1).

 

Les Tops Chefs                                                                     

Yannick VOSTES (n°75) (2 victoires + double) : Ça barde au Moyen-Orient. Les américains ont envoyé hier 54 missiles Tomahawk contre les bases syriennes. L’Amiens Sport Tennis de Table, pour ne pas rester en reste, aura juste demandé à Yannick d’envoyer sur Damas trois tops frappés. Avec le même résultat. Et avec ce jour deux victoires explosives 3/0 et 3/1 contre Franck DELCAMBRE et Gaétan SWARTENBROUCKX.

Michal OBESLO (n°46) (2 victoires + double) : La saint Parfait le 18 avril. Michal avait donc dix jours d’avance. Avec deux victoires nettes ce jour contre Vitaly EFIMOV (3/0) et Emilien BOURDON (3/1), des saint-quentinois totalement asphyxiés et intoxiqués par Michal, le poison d’avril.

Stéphane HUCLIEZ (n°204) (1 victoire) : Dans 15 jours, direction les championnats de France vétérans. Gaétan SWARTENBROUCKX lui aura donc fait visiter d’entrée la Maison de retraite, avec une défaite 3/2. Mais Franck DELCAMBRE aura ensuite pris quelques coups de déambulateur sur le crâne (victoire 3/1). Dans deux semaines l’Ancien aura toutefois à cœur de montrer qu’il est toujours le plus Moderne. Un pongiste ne devenant vieux que quand les regrets ont pris la place des rêves, lui continue de voyager avec le marchand de sable : https://www.youtube.com/watch?v=7r7s4rr3cO8

Julien INDEHERBERG (n°124) (2 victoires) : Après le décès de sa 205 sur le bord de l’autoroute, aura topé et contre topé de rage contre ses deux adversaires du jour. Explosant les joints de culasse d’Emilien BOURDON et de Vitaly EFIMOV, 3/0. Mais ce 8 avril aura été le Vietnam de sa petite voiture. Plus qu’à se coucher sur son lit. Les yeux ouverts. A scruter le ventilateur tourner au plafond. En écoutant Jim MORRISON et les DOORS… Aujourd’hui, c’était vraiment la fin de la saison.

Pour Julien, comme pour tous les autres joueurs.

Et les Peugeot 205.

Oui, This is the end. https://www.youtube.com/watch?v=bU0DxJVWhGw

Rendez-vous ce lundi 9 h au cimetière de Valenciennes. Allée B, emplacement 12. Ni fleurs ni couronnes. Pour Julien.

Rendez-vous ce lundi 9 h au cimetière de Valenciennes. Allée B, emplacement 12. Ni fleurs ni couronnes. Pour Julien.

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 08:31
PONTAULT COMBAULT 2 / AMIENS 8: la feuille de match
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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 08:23

Victoire à la Pyrrhus.

 

Samedi 25 mars, 5ème journée de la deuxième phase 2016/2017, match contre PONTAULT-COMBAULT. Petite ville de Seine et Marne, fusion des communes de Pontault (de Ponticellum, le petit pont), et de Combault (Cumbellis, la vallée encaissée).

Forts de ces connaissances acquises cinq minutes avant la rencontre (merci Wikipédius), les latinistes amiénois ont donc livré un match solide. Comme le marbre du Colisée. Avec une belle victoire 8/2.

Mais dans le même temps les bretons de Thorigné-Fouillard, toujours aussi gaulois et irréductibles, ont terrassé les légionnaires montois : 8/5.

Les Thoréfoléens iront donc aux play off, bravo à eux.

L’Amiens Sportus tennis de tablicus terminera une fois de plus à la seconde place de la poule. Sur le strapontin de la lose.

Plus qu’à se jeter au fond du puits. Car comme nous l’a répété Sénèque HUCLIEZ « Abyssus abyssum invocat ». C’est vrai, l’abîme appelle l’abîme.

Et au final une saison qui se termine Desinit in piscem.

C’est ça.

En queue de poisson.

 

Avé Caesar (Bonjour Cédric)

Cédric MIRAULT n°94 (0 victoire + double): Arrivé à 16h30, direct depuis l’AG de la FFTT. Après avoir tenté de se faire élire César. Par les vieux sénateurs de la fédé. A la tête de sa légion d’« Un projet pour le ping », une belle alternative. Mais après avoir été poignardé à 75% par Brutus PALLIERNE au délibéré, en début d’après-midi, a repris des coups de glaives par Michal OBESLO dès 17h30 (défaite 3/0). Et pour finir sa  journée, Stéphane HUCLIEZ lui aura fait boire un fond de ciguë (défaite 3/1).

Kevin SORBIER n°148 (0 victoire) : Du top-spin bien frais, et bien glacé. Mais malheureusement un SORBIER aux fraises contre Julien INDEHERBERG (défaite 3/1). Puis ensuite pas mal d’acidité dans la balle de Yannick VOSTES, avec pour enchaîner, un SORBIER citron (défaite 3/1).

Laurent XAYASANE n°197 (0 victoire + double) : Raccord avec la journée de la procrastination ce samedi : a remis à plus tard la victoire qui lui tendait les bras contre Yannick VOSTES (défaite 3/2), puis contre Julien INDEHERBERG (défaite 3/1).

Axel SERVAIS-LAVAL n°304 (1 victoire) : Servait plus le plomb que laval contre Stéphane HUCLIEZ, avec une belle victoire 3/2. Mais n’a pu réussir la passe de deux, oui, le double Axel, contre le spécialiste es-patinage artistique Michal OBESLO. Avec une défaite 3/0, sans avoir pu tenter la pirouette BIELLMANN pour clore la rencontre.

 

Morituri te salutant (ceux qui vont mourir quand ils connaîtront le résultat du match à distance, te saluent)

Michal OBESLO n°46 (2 victoires) : Ultra solide ce samedi. Pas un tchèque en bois, mais en béton armé. Avec deux victoires 3/0 contre Cédric MIRAULT puis contre Axel SERVAIS-LAVAL.

Yannick VOSTES n°75 (2 victoires) : Henri GUAINO, le spécialiste de la guerre urbaine, mais limitée au 16ème arrondissement, proposait de placer à l’entrée de chaque rue un militaire avec un lance-roquette. Pour stopper les véhicules fous pilotés par des terroristes kamikazes. Nous on a choisi l’option VOSTES. Planté en haut de la rue Gaulthier de Rumilly. Juste avec  son top-frappé. Capable d’arrêter net la course d’un troupeau de buffles en train de charger. Avec aujourd’hui deux victoires au marteau pilon 3/2 contre Laurent XAYASANE et 3/1 contre Kevin SORBIER.

Julien INDEHERBERG n°124 (2 victoires + double) : Une ardoise de 35 000€ de costumes pour François FILLON. Mais nous finalement on ne veut en porter qu’un : celui de Julien INDEHERBERG. Juste son short et sa chemise Cornilleau, encore imprégnés de sueur. Car encore impérial et invaincu ce jour : avec deux victoires contre Kevin SORBIER (3/1) et Laurent XAYASANE (3/1).

Stéphane HUCLIEZ n°204 (1 victoire + double) : En toge et en tongs, a commencé son après-midi sur le Forum, par une discussion philosophique. En nous disant que forcément Cicéron ça n’est pas une balle plastique. Mais lors de son premier match, n’aura pas eu le temps de faire la tortue contre le centurion SERVAIS-LAVAL. Avec une courte défaite 3/2. Dans sa deuxième rencontre aura par contre envoyé de la citation latine et du Gaffiot. Avec une belle victoire 3/1 contre Cédric MIRAULT. Veni, Vidi, Vici :  Oui, tu peux dire ça quand la  réussite a choisi ton camp : je suis venu, j’ai vu, j’ai vingt culs.

Denis CHATELAIN (chauffeur échauffé) : Ce dimanche c’était l’heure d’été. On a donc avancé nos montres d’une heure. Déjà ça de gagné. Car si  le Front National passe le mois prochain, on les reculera alors de plus de 10 siècles... L’Antiquité, comme tu as pu le voir dans ce résumé, ça peut avoir son charme. Mais par contre le Moyen-Age, non,  ça n’est vraiment pas terrible…  Donc, si l’an prochain on ne se retrouve pas dans un camp de concentration ou sur un bûcher, l’équipe est repartie pour une saison en Nationale 1.

Une année pleine de fight qui se jouera encore au final, comme d’hab, en deuxième phase, en poule. Et probablement sur un seul match, dans la grande tradition amiénoise. Ce serait bien que pour une fois on ne passe pas à travers.

Oui, Helmut FRITZ, pareil : https://www.youtube.com/watch?v=4mNDYWhRSaw

Quand tu fais deux sur deux, mais que Facebook t’annonce que Stade Montois a perdu Thorigné.

Quand tu fais deux sur deux, mais que Facebook t’annonce que Stade Montois a perdu Thorigné.

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 20:10

Rencontre CAEN / AMIENS, le dimanche 12 mars : le match de la 3ème journée du 11 février décalé pour cause de sélection nationale de Dorian ZHENG à l’open de suède.

Bien difficile d’enchaîner le lendemain du gros match contre le stade montois. Et de passer du brasier de la salle Labaume, au feu de Caen…

Mais bon, Yannick et Michal auront fait le voyage dans le camion des pompiers. Et Julien et Stéphane, allongés et intubés, auront roulé dans l’ambulance amiénoise.

Avec en fin d’après midi une belle victoire convaincante 8/2 !

Encore deux matchs à bien négocier contre Pontault-Combault, puis Saint Quentin.

Mais dans 15 jours tous nos regards seront tournés vers le match Mont-de-Marsan / Thorigné Fouillard.

Car comme des petits Valéry Giscard, on n’est malheureusement plus maître de notre destin.

 

Caen la musique est bonne

Daniel GONZALEZ n°81 (0 victoire) : Du gonzalest, puis brutalement du gonzalouest sur son premier match contre Michal OBESLO (défaite 3/0). Dans sa deuxième rencontre, aura fini crevé, à plat, avec une défaite 3/0 contre Yannick VOSTES. Plus qu’à aller rapido chez Speedy, GONZALEZ.

Jimmy DEVAUX n°122 (1 victoire): Julien INDEHERBERG, le Jean DUJARDIN amiénois lui aura demandé, lors de sa première rencontre, entre deux tops à mi-distance : « Mais au fait, comment est votre blanquette DEVAUX ? ». Gros match donc contre l’OSS117 amiénois, mais à l’arrivée défaite 3/1. Dans sa deuxième partie, sur Stéphane HUCLIEZ, ça aura bien chambré et vanné, et il aura bien ri DEVAUX. Avant de l’emporter, au physique, 3/2.

Simon PERROT n°305 (1 victoire) : Un premier match comme un chef de gare, regardant passer le train express stéf-HUCLIEZ ; il a eu beau répété en boucle qu’il n’avait vraiment pas eu de bol, il est resté sur le PERROT quai. Par contre grosse activité enzymatique contre Julien INDEHERBERG ensuite, avec du contre-top à foison et une belle victoire 3/0 : le PERROT xydase.

Dorian ZHENG n°493 (0 victoire) : Là où il bloque revers, l’herbe ne repousse pas, le ZHENG- gis khan. Mais dans son premier match est passé dans le zig contre Yannick VOSTES (défaite 3/1). Puis dans le zag contre Michal OBESLO (défaite 3/0). Pour finir dans le zheng dans le double avec Jimmy DEVAUX.

 

Caen la musique sonne

Michal OBESLO n°46 (2 victoires + double): Belle bataille dans son premier match sur Daniel GONZALES, avec du Caen militaire. Et au bout du fusil une belle victoire 3/0. Puis impitoyable contre Dorian. Aura recouché et bordé le jeune ZHENG pour la sieste, sans biberon, mais dans son lit de Caen (victoire 3/0).

Yannick VOSTES n°75 (2 victoires + double): Exceptionnellement aura joué un dimanche. Le jour du seigneur. Enfin, pour lui, plutôt le jour du saigneur. Car après avoir éventré Dorian ZHENG 3/1, aura étripé Daniel GONZALES 3/0.

Stéphane HUCLIEZ n°204 (1 victoire + double): Amateur de belles histoires, aura commencé par mettre son compte à PERROT (victoire 3/0). Avant de prendre sur le pied les trois volumes de l’opus du nouvel écrivain en vogue, Jimmy DEVAUX (défaite 3/2). Jimmy, l’Alexandre DUMAS de la balle mi-haute mais qui n’a jamais su mettre d’effet dans un top spin. En trois mots : l’homme de Rio.

Julien INDEHERBERG n°124 (1 victoire + double) : Un premier match d’étalon. La crinière au vent, les naseaux dilatés, le poitrail fumant contre Jimmy DEVAUX. Revenu du diable vauvert pour triompher à l’encolure et sur la ligne, 3/1. Puis, la hanche en compote, s’est mis à boîter bas. Comme sur un champ de courses, Yannick VOSTES, le sentimental, s’est proposé de lui mettre une balle dans la tête. Mais Simon PERROT a préféré le mener gentiment à l’abattoir. Pour abréger ses souffrances, avec une défaite 3/0.

 

 

 

Yannick VOSTES, avant la douche.

Yannick VOSTES, avant la douche.

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 00:29
N1: AMIENS 8 / STADE MONTOIS 4, la feuille de match
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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 00:24

Samedi 11 mars. Le BIG match à domicile contre le Stade Montois. L’un des prétendants avec Thorigné Fouillard à la première place de la poule.

Le match de la saison, à la maison.

Et l’opportunité pour les amiénois, après la défaite rennaise (8/6 il y a un mois), d’écrire dans le marbre des colonnes du temple de la salle Labaume, l’une des plus belles pages de l’histoire du tennis de table… Enfin, pour la saison 2016-2017. En Hénain, poule B, appartement 2, escalier C, 3ème porte à gauche.

Et mission accomplie !!!  Avec une très belle victoire 8/4, dans une affluence et une ambiance digne du stade Maracana. Et ça finalement, c’est la plus belle récompense.

Vulcain VOSTES, Dionysos HUCLIEZ, Zeus OBESLO, Appolon BILAS et Hadès INDEHERBERG ont donc pu prendre place et déjeuner ce dimanche matin à la table des dieux de l’Olympe. Mais obligé désormais de jouer la fin de saison en sandales. Et en jupettes seyantes.

Enfin, quand on en aura trouvé deux que pourront enfiler Stéphane et Yannick...

 

Montois s’est effondré

Admir DURANSPAHIC (n°69) (3 victoires + double) : Oui, ce soir, on peut dire qu’il sera sorti du rang Spahic : 3 victoires (3/2 contre Julien INDEHERBERG, 3/1 contre Arthur BILAS et 3/0 contre Michal OBESLO) + double. Un tarif vostérien… Aura collé l’indigestion aux joueurs amiénois, mais régalé les spectateurs. En quelque sorte l’admir ration.

Paul LAVERGNE (n°97) (0 victoire): Un peu désorienté ce samedi : refroidi d’entrée par Michal OBESLO (défaite 3/0), qui retirera un glaçon de son verre à whisky pour lui glisser dans le cou : le Paul Nord. Puis antarctiqué par Yannick VOSTES (défaite 3/0) : le Paul Sud. Et Julien INDEHERBERG, le patron, l’enverra pointer durant l’espace de trois sets à l’ANPE (défaite 3/1) : le Paul Emploi.

Nicolas REUSEAU (n°138) (0 victoire + double): Yannick VOSTES lui aura arraché le wi-fi d’emblée : plus de reuseau, avec une défaite 3/0. Puis contre le chêne Michal OBESLO, malgré la roulette de la journée (mais non comptabilisée par Jean de la FONTAINE), le reuseau plie, mais aura malheureusement fini par rompre (défaite 3/0).

Michaël TAUBER (n°145) (0 victoire) : Aura pris sur le premier match du top houbloné par Arthur, avec une défaite 3/2 ; acculé dans les séparations dans la brasserie BILAS: le tauber pression… Julien INDEHERBERG lui aura ensuite servi trois nouveaux demi de Hoegaarden dans son second match (défaite 3/1) : le Tauber blanche.

 

Sur le montois du monde

Michal OBESLO n°46 (2 victoires + double) : Dans ses deux premières rencontres aura envoyé de la galette et du petit pot de beurre contre Paul LAVERGNE et Nicolas REUSEAU (victoires 3/0). Malheureusement, comme le petit chaperon rouge, plus rien dans la besace devant le grand méchant loup Admir DURANSPAHIC. Et une défaite 3/0 pour Michal, le tchèque sans provision.

Yannick VOSTES n°75 (2 victoires + double) : Aura profité de la venue de la chaîne WEO Picardie pour enfin tourner sa saga. Mais exige désormais sa caravane perso pour se changer, une costumière pour enfiler son short, et une maquilleuse avant de prendre place à table. Mais ça marche déjà. Avec cet après-midi l’oscar du meilleur missile contre Nicolas REUSEAU (victoire 3/0). Suivi d’un césar du meilleur premier rôle dans un second rôle contre Paul LAVERGNE (victoire 3/0).

Arthur BILAS (1 victoire) : Le joker. Aura parfaitement rempli son rôle en séchant d’entrée Robin TAUBER (3/0). Avant de céder, avec les honneurs, et sans grimace, dans un très beau match, 3/1, contre Batman DURANSPAHIC.

Julien INDEHERBERG n°124 (2 victoires) : dans son nouveau rôle de couvreur, aura envoyé de l’ardoise contre Michael TAUBER et Paul LAVERGNE (victoires 3/1). Avant de connaitre la glissade et la petite tuile contre Admir DURANSPAHIC, avec une défaite 3/2. Après avoir sauvé deux balles de match au 5ème set, la tornade Admir a traversé la salle Labaume, et le montois s’est envolé.

Stéphane HUCLIEZ n°204 (quotche) : Au temps mort, pour mieux faire respirer l’adversaire, il lui souffle dans les bronches. Pour le réchauffer, il le passe au lance flammes. Pour tester son audition, il lui hurle dans les oreilles. Et pour tester la souplesse de ses cervicales, il lui prend la tête. En fait, en plus de coach, il aurait du faire sergent instructeur dans les Marines.

Quand tu passes le premier niveau à Boom Beach

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 13:36
LES URGENCES PINGSYCHIATRIQUES

C’était samedi, l’audit, impitoyable... Car pour la première fois, maman est venu  à la salle de ping-pong. Un peu étourdie par l’odeur de chaussettes macérées, et de bière renversée. Mais passé la porte, elle a surtout été impressionnée par l'attitude comportementaliste. La salle de ping-pong, l’antichambre de l’hôpital psychiatrique. Les juges-arbitres, plutôt qu’un costume-cravate, devraient porter une blouse blanche. Et ce n’est pas une médaille mais une camisole qu’on devrait enfiler au vainqueur du tournoi… Bon, c’est maman, c’est un poil exagéré.

Mais nous, en Hérain, on joue sur toutes ces tables.  

Et toi ?

- Table n°1 : Le joueur qui murmurait à l’oreille de sa raquette

 

Tu as toujours l’impression qu’il joue en double. Même quand il évolue en simple. Sa vie intérieure et son univers intra-cérébral sont bien plus riches que les tiens. Il commente chacun de ses coups, surtout ratés. Il se parle constamment à lui-même, à moins que ce ne soit à son ami imaginaire. En s’encourageant et en s’auto-persuadant qu’il est sur la bonne voie, même quand il s’obstine à mettre la balle systématiquement dans le plein coup droit de l’adversaire. Il opine du chef quand ce qu’il vient de se dire lui paraît pertinent. Le plus flippant c’est quand même lorsqu’il éclate de rire à la vanne qu’il vient de se faire.

- Table n°2 : Le maniaque

 

Son sac est rangé comme la ménagère de maman. Tout est plié, ordonné. A sa place. Il est tiré à quatre épingles. Les chaussettes, propres et d’une blancheur immaculée. Remontées au maximum. Aucune mèche rebelle. Il s’assied toujours au même endroit, sur la même chaise. Aligne devant lui sa serviette pliée en quatre, sa bouteille d’eau le bouchon dévissé au deux tiers, son Mars, et son sac de pâtes de fruit. Il entre toujours dans l’air de jeu en levant la jambe gauche. Avant de servir il s’essuie une fois l’avant bras droit derrière le filet ; trois fois la main gauche sur le fond de table ; et fait rebondir quatorze fois la balle sur le sol. Puis marque un temps d’arrêt de trois secondes. Avant de lancer la balle. Toi en face, tu t’es déjà endormi. Ou alors tu es parti te faire couler un café.

- Table n°3 : L’obsessionnel

 

Des lunettes sur le nez, et des pellicules sur les épaules. Il vient de valider son diplôme d’expert-comptable. Mais avant de quitter sa chambre il est obligé de recompter mentalement trois fois le nombre des tee-shirts, des shorts, et des chaussettes qu’il a glissés dans son sac. Parti depuis 10 minutes il te demande d’arrêter la voiture sur le bas-côté. En sueur et ultra-angoissé, pour vérifier pour la cinquième  fois, mais dans le sac au fin fond du coffre (forcément celui derrière tous les autres), qu’il a bien pris sa licence, ses baskets, et sa raquette. Sa névrose te tape sur le citron. Mais c’est bien le seul coéquipier sur lequel tu puisses vraiment compter. Toujours là une heure avant le départ. Et surtout deux heures avant le début du match à domicile. Ce qui fait qu’en général il se tape la salle à monter. Seul.

- Table n°4 : Le psychopathe

 

Quand il entre dans l’air de jeu, son regard s’illumine. Il roule des billes de dingue. Il navigue dans l’aire de jeu comme un pitbull. Il pousse des hurlements de bête sauvage à chaque point marqué. Mais à chaque balle ratée, il frappe la table, la paume ouverte. Comme sur son chien. Il a parfois un peu d’écume ou de bave séchée au coin des lèvres. Dans un grand jour il peut plier façon origami les séparations. A la fin du match, quand tu vas pour lui serrer la main (parce que tu es bien obligé), tu te demandes toujours s’il va te la couper, ou te la bouffer.  Il fait deux mètres de haut, un mètre de large et 120 Kilos. Avec toujours l'éternelle question : mais pourquoi ces gars choisissent ping-pong et pas MMA ?

- Table n°5 : Retard-man

 

Le type doué, avec une palette de coups incomparables. Mais son spécial : se pointer entre 30 minutes et une heure après l’heure de rendez-vous. Il se découvre toujours mille trucs à faire au moment du départ : tondre la pelouse, se lancer dans le remplissage de sa feuille d’impôt, ranger sa collection de timbres…Tu n’as pas mis le contact et quitté le parking qu’il t’a déjà fait perdre les trois quarts de ton influx nerveux. Pareil pour l’échauffement. Ou à la fin, à l’heure de quitter la salle. Il glande sur son portable, dans les vestiaires, ou dans les tribunes. Psychologiquement, il cherche probablement à susciter ton désir, ou fuit sa peur du vide. Ouais, peut-être. Mais il te fait surtout perdre cinq années de vie à chaque match. Tu l’étranglerais bien. Mais c’est toujours puni par la loi.

- Table n°6 : Le pervers

 

Déjà, il joue avec un picot long. Ou une anti-top. Ou plus généralement, les deux… Il entre dans l’air de jeu en ondulant. Comme un serpent. Il prend la balle, et sert dans le même temps. Le fait que tu sois prêt ou non est optionnel. Son spécial : le temps mort au premier set, à 1 point à 0. Un peu surpris, tu as à peine rejoint ton banc qu’il hurle « Fin de temps mort !!! ». Quand tu rates un service il te dit « Merci ». Son style fait qu’il gratte souvent comme un porc, avec des balles chattounées ponctuées de « Mais oui !!! ». Pas de nécessité de s’excuser : ça fait partie du jeu. Il déplace le combat technico-physique sur le terrain de la guerre psychologique. Et ça marche. Il te bouffe le cerveau. Car pendant que tu te demandes si tu vas faire le tour de la table pour l’écarteler, il enquille les points.

- Table n°7 : Le suicidaire

 

Chacun son truc. Certains escaladent des gratte-ciels à mains nus. Ou se jettent du haut de falaises habillés comme des chauves-souris, en mode Base-Jump. Lui, va juste tenter le service bombe infaisable en ligne à 10-10. Ou alors tout jouer systématiquement en contre-top frappé coup droit, et surtout revers. Il peut passer toute la rencontre dans le plein coup droit de son adversaire. Car sa stratégie c’est de plier l’adversaire en le démoralisant sur son coup fort. Casser le moral, c’est effectivement sa spécialité. Mais malheureusement uniquement de ses coéquipiers. Sur le banc.

- Table n°8 : Le dépressif

 

Plus nihiliste que Nietzsche. Plus pessimiste qu’un supporter de François FILLON. De toute façon, depuis le début de l’aprèm il n’arrête pas de répéter qu’on va prendre une branlée. Qu’on joue contre des mutants. Qu’on n’arrivera jamais à l’heure. Qu’on va tomber en panne d’essence. Et que même si tout le monde gagne ses trois matchs, lui va tout perdre, ainsi que le double. Bon, c’est vrai, il n’a pas tort, un jour on va tous mourir aussi….Bref, au final on perd 10/4. Le moral à zéro. Pendant que Monsieur-déprime parade avec son 3 + double…

- Table 9 : Le masochiste

 

Quand il perd un point, le cerveau en ébullition, les neurones en fusion, il aime se faire mal. Il se met des gifles. Ou se frappe violemment la paume de la main sur le côté de la table. Voire se claque brutalement la raquette sur la cuisse. Le transfert de son enfer mental en violences physiques, tournées contre sa propre personne, l’apaise. C’est bien dommage, car de fait, il ne vient plus jamais aux soirées.

- Table n°10 : Le mélancolique

 

Tout était mieux avant : les sets de 21, les balles de 40, la colle, le celluloïd, les plaques Curl... Mais aussi Raymond COTY et le Front Populaire. Les jeunes étaient plus motivés, et plus fiables. Et ils se seraient fait couper un bras plutôt que de rater un match. De son temps, on regardait une fois par semaine Jean NOHAIN et ses 36 chandelles, et pas son smartphone en permanence. Oui, c’est un vieux con. Mais en attendant c’est lui qui range la salle, fait les sandwichs au bar, et emmène tous les jeunes cons en compétition. Dans sa vieille Lada.

- Table n°11: Le chialeur

 

Il a cette voix nasillarde, gorge bloquée, +20 décibels au dessus du seuil normal. Tant qu’il est devant au score tu ne l’entends pas. Mais dès que tu passes devant, il te vrille les tympans. C’est la faute, au choix :

a) de la balle plastique pas ronde,

b) de ses plaques qui n’accrochent plus,

c) du sol glissant sur lequel il perd ses appuis,

d) de l’humidité ambiante,

e) des tables de cuisine sur lesquelles il joue,

f) des gamins qui braillent dans les tribunes,

g) des frites trop lourdes au Flunch ce midi…

Le talent de son adversaire n’entre pas en ligne de compte. La possibilité qu’en fait, il puisse être nul, ne l’a jamais effleuré.

- Table n°12: Le Patrick MONTEL

 

Il a raté sa vocation. Il aurait dû bosser dans une centrale d’appel téléphonique. Devenir camelot sur un marché. Ou alors faire journaliste sportif. Il est usant… Il a tout vu, tout fait. Il commente chacun de ses coups. Et même parfois les tiens. Et quand, excédé, tu lui demandes de bien vouloir fermer son moulin à paroles, tu as déjà les tympans en feu et les nerfs à vif. Mais surtout tu es mené deux sets à zéro, et 10-5.

- Table n°13 : L’emmerdeur

 

A peine arrivé, il commence par s’enduire les cuisses de baume du tigre rouge pour se chauffer les muscles. Ça a surtout pour effet d’empester le camphre dans tout le vestiaire. De te niquer les yeux, et de te mettre la muqueuse nasale à vif. Ensuite il explique qu’il ne veut ni débuter la rencontre, car pas encore rentré à 100% dans la compét ; ni jouer juste après les doubles, car il a besoin de souffler ; mais qu’il ne peut pas non plus terminer, car il a un repas de famille juste après. Parfois tu as envie de tailler la feuille de match en pointe, puis de la lui foutre…Mais non, là également la morale et la loi ne tolèrent pas ces pratiques.

- Table n°14 : L’envoyeur de vents sur les temps morts

 

Il mène 9/5 à la belle. Se fait remonter point par point, en faisant plus ou moins (mais plutôt plus que moins), n’importe quoi. Il est aussi lucide que les gars qui partent faire des selfies sur la plage lors d’un tsunami. En panique, ses globes oculaires ont la taille des balles 40+. La sueur froide lui coule sur le front, et dans le bas du dos. A 9/8 tu te lèves pour demander temps mort. Et là, tu prends un gros vent. Voire même un bras d’honneur, s’il n’avait dû tenir sa raquette dans l’autre main. Il gueule qu’il fait ce qu’il veut, que tu n’y connais rien. Classique, il paume donc 11/9… Et reviens furax sur le banc, en te soufflant dans les bronches. Car s’il a perdu, c’est uniquement parce que tu l’as énervé et déstabilisé. Avec ton temps mort à la con, il avait le match en main. Alors que là, finalement, à l’instant présent, il l’a plutôt dans le rectum.

- Table n°15 : Le mytho

 

Rasé de près, les cheveux blonds, plaqués et gominés, le menton haut, les paupières plissées. Il toise avec dédain de son regard bleu-acier la salle pourrie dans laquelle il vient de mettre les pieds. Dans une autre vie il aurait pu être colonel dans l’armée nazie.  Il ne salue pas ses adversaires. Sauf s’ils sont numérotés. Enfin, seulement au dessous de la 200ème place. Il leur claque la bise. Commentant avec eux la division pro et le dernier open. Auxquels il a participé. Mais derrière son ordi, sur Dailymotion. Sur le premier coup droit il grimace toujours. Le réveil d’une vieille blessure contractée lors des championnats de France. Mais benjamins. Avant son élimination en poule. Il ne gagne pas, il humilie. Il ne perd pas,  il a juste des absences. Et d’ailleurs en général il-ne-comprend-pas-pourquoi-il-perd-alors-qu’il-est-10-fois-plus-fort-que-l’autre. Il brasse la thune comme toi la bière. Il roule en Opel Vectra, checke les videurs de toutes les boîtes de la région dans un rayon de 50 km.  

Mais il n’a jamais su rentrer un zit.  Tout s’achète. Sauf le talent.

- Table n°16 : The Dude

 

Il joue en godasses de ville. En sandales. Ou pieds nus. Car il a oublié ses baskets. Il porte habituellement un caleçon car son short est resté à la maison. Quand vient l’hiver, il porte un bonnet péruvien. Qu’il garde parfois sur la tête durant le match. L’œil est ébouriffé, le cheveu hagard. Ou parfois l’inverse. Car à la maison il vit autant avec Marie que Juana.  La gestuelle n’est pas académique. Mais il sent autant la balle que le patchoulis. Et en général tu prends le petit tarif mains dans le dos, et trois sifflantes par match. Son matériel ? Habituellement la raquette du partenaire. La sienne étant restée rangée à côté de son short ou de ses baskets. Gagner, perdre, de toute façon il s’en fout.  Le match pour lui c’est un voyage.  L’important n’est pas la destination. Mais seulement celui avec qui il chemine.

- Table n°17 : John RAMBO

 

Il a des bras comme tes cuisses. Le bandana rouge et blanc est noué dans les cheveux. Le tee-shirt est déchiré aux épaules. Encore taché des éclaboussures du sang de son précédent adversaire. Le style de jeu : La tatane coup droit, et revers. La salle de ping c’est son Vietnam. Son parfum préféré : l’odeur du napalm au petit matin. Pendant le match, il te fait successivement l’amour, puis la guerre. Il écrit l’Histoire. Son adversaire la raconte.

- Table n°18 : Le geek

 

Il a l’intégrale des bouquins Wack-sport parus depuis 1984. Il connait l’épaisseur et la marque de la plaque avec laquelle Jean Philippe Gatien a gagné sa finale des championnats du monde 1993. Il a racheté sur ebay l’une des serviettes de JO Waldner. Encore imprégné de sa sueur et de son ADN. Une affaire... Il est le roi des réseaux sociaux, le prince des forums de tennis de table. Il teste et note tous les bois et revêtements dès leur sortie. Il te conseille sur le matos le plus adapté à ton style de jeu. Malheureusement, c’est dommage, il cherche encore pour le sien.

- Table n°19 : Le positiviste

 

Il ne prend que des races. Mais t’explique que ça ne s’est vraiment pas joué à grand-chose. Avec un peu plus de réussite…S’il avait pu aligner trois filets, et deux coins de table, le set était pour lui. Il arrose tout le temps les bâches en coup droit, mais c’est juste un problème d’inclinaison de raquette, ou d’épaisseur de plaques. Il a pris 3Z mais a rentré un zit. Et ça, ça suffit à son bonheur. Un sourire radieux illumine son visage. Il est toujours heureux. Oui, quelque part tu l’envies quand même.

- Table n°20 : La victime du complot

 

Il ne joue que contre des cocus. Des chatteux de première. S’il paume c’est uniquement parce que l’autre a gratté comme un pourceau. Tout est contre lui. Les faux rebonds sur la table, le sol glissant (mais uniquement de son côté, et ça tourne avec lui au changement), les courants d’air quand l’autre con ouvre la porte de la salle, l’électricité statique, les ondes électro-magnétiques, le KGB, la CIA… En l’an zéro, c’est sûr, il aurait fini sur le mont Golgotha, cloué sur une croix. Pour racheter nos pêchés. Balancé par Judas. Et parce que vraiment sur ce coup là, une fois de plus, il n’aura vraiment pas eu de cul.

- Table 21 : Le péteur de câbles

 

En mode on/off. Et brutalement, sans que parfois tu l’aies vu venir, ça explose. Parce qu’il vient de rater son 3ème coup droit de suite ; parce que tu viens de faire un tout petit coin de table, parce que tu as un petit sourire narquois en coin… Les possibilités sont innombrables. Ainsi que les enchainements : shootage de sépa pied droit, pied gauche ou alterné ; chassé dans la table, pied droit, pied gauche, ou alterné ; écrasement de filet avec la raquette, la main, le pied ; smash de balles dans les tribunes ; claquage d’une ou de deux mains sur la table, sur le mur ou la porte des vestiaires ; jet de raquette à 5, 10 ou 15 mètres en fonction de l’état de forme….Avec évidemment les hurlements et le volume sonore adéquat. Et la colère, irrépressible, n’est même plus contrôlée par le paléocortex, la petite zone cérébrale héritée de l’homme de Néandertal. Heureusement, elle n’est tournée que vers les objets inanimés. Dont certains se demandent toujours s’ils ont une âme.

- Table 22 : Le shogun

 

Il est beau. Il n’est pas nécessairement blond. En tout cas il sent bon le sable chaud. Son style est racé, coulé. Son tee-shirt ne pendouille pas en dehors du short. Ses chaussettes ne tombent pas. Il est archi fair-play. A la différence de l’albatros de Baudelaire, ses ailes de géant ne l’empêchent pas de marcher : il plane sur le ping-pong tel l’aigle royal. Il gagne avec panache. Il perd avec dignité. Il est le joueur suprême. Il est élégance pongistique. Si tu te prénommes Jean-Kevin, Jean-Edern ou Bernard-Henry : dommage... Le prénom de l’élu, c’est toujours Timo.

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 21:10
Extrait du comité directeur de la FFTT du 20 février 2016

Extrait du comité directeur de la FFTT du 20 février 2016

Comme tu peux le lire, un nouveau règlement passé avec une énorme majorité : 10 voix pour, 9 contres, 2 abstentions (qui n’auraient pas dû !!!!).

Et entériné hier par un mail adressé aux clubs de pro A et de proB.

 

Une grosse pensée pour les joueurs car ce seront eux les victimes de ce règlement abracadabrantesque.

Parce que oui, il faut être un esprit supérieur pour penser que c’est par pur plaisir que les joueurs se licencient dans plusieurs clubs, traversent l’Europe de long en large, et  s’épuisent d’hôtels en aéroports, pour participer à plusieurs championnats.

Cette multi-appartenance était le seul moyen mis à leur disposition pour vivre, ou plutôt survivre, de leur passion. En multipliant les clubs, ils multiplient les sources de revenus, souvent modestes. On se permettra quand même de rappeler à nos élites qu’on reste, en France, un tout petit sport niveau brassage de thunes.

Certes, les allemands sont déjà les chantres de la mono-appartenance. Mais ils ont une économie du ping un peu différente de la notre.

Peu de clubs français, et notamment de proB, pourront suivre, et auront donc les moyens de compenser en doublant les revenus actuels des joueurs concernés. On vit quand même une dure époque de sucrage de subventions publiques. Et les partenaires privés sont très loin de se bousculer pour supporter notre belle discipline.

Les joueurs double-appartenants, y compris français, iront donc s’éparpiller dans les championnats dans lesquels la multi-appartenance est encore possible (Suède, Espagne, Belgique, Angleterre, Pologne …). Ou, pour certains, décrocheront d’un étage, pour évoluer en Nationale 1 française. La prospection et les contacts ont ainsi déjà commencé. Le niveau de la N1 finira rapidement par devenir supérieur à celui d’une proB devenue pitoyable et famélique. Bien joué... A moins que l’objectif déguisé, à terme, ne soit la disparition de la proB ?

Et pour finir, c’est regrettable, mais il est fort probable que ce dispositif accélèrera la fin de carrière purement pro de certains joueurs.

La jonglerie, et la porte laissée ouverte, avec la possibilité d'intégrer des joueurs ayant évolué de mai à septembre dans les championnats autres que européens, et donc asiatiques, est surprenante. Pour permettre à d'exceptionnels français de jouer la ligue chinoise? Ou plutôt pour permettre le recrutement à bas coût de nombreux joueurs asiatiques?

 

Et pour répondre à quelques affirmations du ping-pong mag n°17 :

SUPPRESSION DE LA DOUBLE APPARTENANCE: FABRICE KOSIAK M'A TUER...

- Est-ce qu’il est possible de concilier une carrière en équipe nationale avec une vie de mercenaire du tennis de table ? Non c’est dur. Pourtant certains y arrivent. Mais le terme de « Mercenaire » est trop méprisant. Nous on préfère « Soldat de l’amour ». Car nombre de joueurs multi-appartenants sont pro et impliqués à 100%.

Et puis franchement, pour être moins hypocrite, il ne fallait pas appeler ce nouveau règlement « Suppression de la double-appartenance » mais plutôt « Nouvelle règle pour faire chier Stéphane Ouaiche et les petits gars de Villeneuve sur Lot et de Morez ».

- Est-ce qu’un grand nombre de joueurs étrangers sont rémunérés de façon illicite, à bas coût ? Non, tout est déclaré en pro, clair, et non opaque. Ou alors, on nous aurait menti ? Non on refuse d'y croire. On n’est pas des adeptes de la théorie du complot.

- Est-ce que les joueurs étrangers multi-appartenants prennent la place de nos braves petits joueurs français ? Seulement d’après Marine LEPEN.

- Est-ce qu’ils compromettaient la formation de nos élites ? Au contraire non. Ils la tiraient vers le haut.

- Est-ce qu’ils ternissaient l’image de notre championnat ? Au contraire non. Ils l'embellissaient.

- Et est ce que les médias, l’opinion publique française, et les pongistes de base s’en offusquaient ? Non, ils s’en foutent royalement. Ils veulent du show et du spectacle: les joueurs double appartenants leur offrent.

- Est-ce que des joueurs mono-appartenants participeront plus à la vie associative de leur club respectif que des multi-appartenants? Non. Ou oui, si  cela est contractuel. Ou pas. Comme avec des multi-appartenants.

- Est-ce qu’on peut être juge et partie pour promulguer un tel règlement ?  Thème non abordé par ping-pong mag.

- Est-ce que les joueurs sont épuisés ? Oui. Parfois.

- Est-ce que les joueurs sont heureux de leur situation ? Ça pourrait aller mieux ma bonne dame…

 

Bon courage. Et tout mon soutien aux joueurs.

Rien qu'aux joueurs.

 

 

Denis Chatelain

Multi-appartenant. En Hérain.

 

SUPPRESSION DE LA DOUBLE APPARTENANCE: FABRICE KOSIAK M'A TUER...
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