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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 19:22

Voilà c’est fini…

L’heure de se Jean-Louis-Aubériser. Car les tables des JO sont pliées. Les médailles distribuées. La fête est terminée.

On ne reverra du ping à la télé que dans quatre ans.

Alors, de ces JO de Rillaud, que retiens-je, ou plutôt que retiens-jons nous (du verbe retienjer) ?

A part qu’il a fait beau.

Et qu’il a fait bon.

Et que la vie coule comme une chanson.

Le TOP 17 de RILLAUD

(PS: avant d'avoir des problèmes avec la police, on préfère dire de suite que les photos ont été ignominieusement chourées sur le site de l'ITTF, Guetty images, et de ci de là sur internet)

Pour sa ration protéique, au petit déj KARASEVIC mange en plus 3 foetus. Mais sans le placenta.

Pour sa ration protéique, au petit déj KARASEVIC mange en plus 3 foetus. Mais sans le placenta.

1. L’intensité des rencontres : Enormissime !!! Tous les matchs au taquet. De la première à la dernière balle. Ça suait, ça gueulait, ça s’arrachait le cul. Du ping total. Magnifique.

Lavillenie aurait chialé dès son entrée dans l'antre pongiste.

Lavillenie aurait chialé dès son entrée dans l'antre pongiste.

2. L’ambiance dans la salle : Petite, 5000 places, mais blindée. Le format idéal pour une compétition de ping. Un volcan, un chaudron. Surtout quand les brésiliens y évoluaient. A tel point que quand la foule exultait, les autres joueurs n’entendaient même plus, ni la balle, ni l’arbitre. Déstabilisant, et un peu space pour les joueurs (bonjour la concentration !), mais super bueno pour l’atmosphère !

La vie de Brian: sera un jour le number one.

La vie de Brian: sera un jour le number one.

3. Le niveau de jeu dès les premiers tours : Plus de petits joueurs. Dès l’ouverture de la chasse ça envoie sec. Et on a bien aimé le jeune portoricain Brian AFANADOR et le petit thaïlandais Padasak TANVIRIYAVECHAKUL.

Hugo BOSS.

Hugo BOSS.

4. Le jeune brésilien Hugo CALDERANO : Ces JO devaient être les siens. Et il a incroyablement répondu présent. Surjouant et enfilant les perfs comme les perles. Atteignant les 1/8ème de finale en s’appuyant sur un public en transe. Qu’il s’était mis au creux de la poche. Et du coeur.

Samso a un peu joué au foot avant de faire ping-pong.

Samso a un peu joué au foot avant de faire ping-pong.

5. Le très bon comportement des vétérans (ou quasi- vétéran) Vladimir SAMSONOV, HE Zhiwen, Adrian CRISAN et Timo BOLL. Vu les conditions de jeu et la pression, l’expérience, l’ancienneté, l’habitude de ces compétitions ont prévalu. Malgré la perte de vivacité inhérente à l’âge, et les douleurs arthrosiques et musculaires (merci les temps morts médicaux, que les pépères Samso et Timo auront utilisé à très bon escient, avec la bénédiction des arbitres, pour récupérer, et parfois pour faire sortir des matchs leurs adversaires). Avec la balle plastique-à-la-con peut-être le retour des joueurs performants sur le petit jeu, en retour, au contre, et en bloc. Le triomphe du jeu minimaliste. On va bien se régaler à l’avenir…Mais tribute to VLADI, encore formidable compétiteur, racé et élégant. Venu mourir dignement à une marche de la médaille de bronze en simple. Et all the best to TIMO. Grand artisan de la médaille de bronze par équipes allemande, pour sa presque fin de carrière, en gagnant lors de la petite finale son simple contre JOO SE HYUK, et le double associé à Bastian STEGER.

Elle a gagné sa place en Hérain. Facile en plus.

Elle a gagné sa place en Hérain. Facile en plus.

6. La défenseuse KIM SONG I. Venue de Corée du Nord, un parcours phénoménal dans le tableau individuel, au bout duquel elle arrachera la médaille de bronze. Présente sur toutes les balles, rusée, futée, du fight à gogo et des nerfs en platine. Auteur d’un match d’anthologie contre Kasumi ISHIKAWA en 1/8ème de finale : pour nous, le plus beau match des JO ! Espérons qu’elle a bien profité de l’ambiance carnaval et samba. Car à partir de demain c’est retour à PYONGYANG. Le pays où tu ris quand tu te brûles.

Mima déjà prête pour le concert de David GUETTA

Mima déjà prête pour le concert de David GUETTA

7. Mima ITO. La petite japonaise (15 ans et 9 mois !) qui aura tenu la baraque japonaise en double et dans ses simples, permettant à l’équipe fille d’arracher une médaille de bronze. La plus jeune ratisseuse de médaille olympique en tennis de table. A l’âge où l’on chasse plutôt les pokémons. Entre deux concerts de Justin BIEBER et des ONE DIRECTION. Mais elle n’est que le petit arbre qui cache une forêt d’extraordinaires joueurs japonais. Qui ont déjà bien gazé à Rio (bronze par équipe filles, argent par équipes garçons, et bronze en indiv de Mizout), et qui auront plus que leur mot à dire en 2020.

Une quinzaine au poil!  Le poil à MIZOUT.

Une quinzaine au poil! Le poil à MIZOUT.

8. Jun MIZUTANI. Notre chouchou. Notre Mizout. L’élastic-man japonais aura marché sur l’eau et les testicules de ses adversaires pendant quinze jours. Une médaille de bronze en simple, une médaille d’argent par équipes. On peut dire qu’il aura fait le job. Y compris en finale, en tapant XU Xin. Car ils ne sont pas légions ceux qui sont parvenus à taxidermiser un joueur chinois en compét officielle. Et en bonus, le rallye de l’année sur MA Long en ½ finale, qui tourne toujours sur le web !

Jeoung se relèvera pour fesser tout le monde dans 4 ans.

Jeoung se relèvera pour fesser tout le monde dans 4 ans.

9. JEOUNG Youngsik : Le jeune coréen du Sud nous aura épatés. En ayant bien fait suer les chinois MA Long en ¼ de finales du tableau simple, et ZHANG Jike dans le par équipes. Il faudra compter sur lui, et ses amis, dans 4 ans.

German smiles

German smiles

10. Les Allemands : Avec une médaille d’argent par équipes filles, une médaille de bronze par équipes garçons, ils demeurent encore la meilleure nation du vieux continent. Groβe performance : l’éternelle Deutsch Qualität.

Une famille en or

Une famille en or

11. Les Chinois. Comme d’habitude, et comme prévu, énormes. Ils ont tout raflé. Or et argent en simples garçons et filles, or par équipes. Ne laissant que des miettes au reste du monde. Mais s’ils sont toujours aussi stratosphériques, ils auront néanmoins montré quelques signes de faiblesse côté garçons (défaite de XU Xin sur MIZUTANI, MA Long et ZHANG Jike à la peine sur JEOUNG Youngsik). L’illusion d’être presque prenables en finale par équipes. Presque... Mais un MA Long et une DING NING olympiens. Double médaillés d’or. Monsieur et Madame plus. Plus vite. Plus haut. Plus fort. Au dessus. De tout. De la planète ping, de Benoît VAQUIER, et même, de Dieu.

Le papa

Le papa

12. Liu GOLIANG. The COACH. Le magot chinois, souriant et toujours faussement inquiet. Actor studio. Assis sur son trône de capitaine. Mais qui pourrait être celui d’un empereur. La sagesse de CONFUCIUS, couplée à la hargne de CHIYOU, le Dieu de la Guerre, quand ça barde. Aura comme toujours parfaitement géré ses divas du Gerflor. Les aura aiguillonnés et soutenus quand il le fallait, et comme il le fallait. Comme d’hab, il ramène son poids en or à Pékin.

Merci à MA Long de montrer à tout le public la taille actuelle de notre circonférence rectale.

Merci à MA Long de montrer à tout le public la taille actuelle de notre circonférence rectale.

13. L’équipe de France : Sa prestation et son bilan ont déjà été évoqués par ailleurs (http://tennis-de-table-amiens.over-blog.com/2016/08/rillaud-2016-le-bilan-de-l-equipe-de-france.html#ob). Mais ça pique encore terriblement. Notre fissure anale suinte toujours.

En signe de protestation, le rebelle Timo BOLL a même dessiné des bites sur les balles des JO.

En signe de protestation, le rebelle Timo BOLL a même dessiné des bites sur les balles des JO.

14. Les balles plastiques. Les joueurs pro s’en seront plaints. Même le discret et consensuel Timo BOLL. Ne revenons pas sur ce scandale économique qui va obliger la terre entière pongiste à balourder les celluloids pour ces balles Tupperware. Permettant à une poignée d’industriels futés, et à leurs amis, de bien se gaver. Les joueurs en auront pété en moyenne une par match. Elles auront souvent nui au spectacle par leurs rebonds aléatoires, et leur tendance à l’écrasement à l’impact sur la table. Monsieur Dimitrij OVTCHAROV dit qu’il est impossible de s’y habituer. Ça promet... On risque d’en péter des balles. Et des raquettes, de rage. Excellent pour le commerce. Ça n’était d’ailleurs pas le but de cette réforme ?

Quand tu joues contre le copain de Coluche

Quand tu joues contre le copain de Coluche

15. Les retransmissions télévisées. Oui la télévision française aura retransmis quelques dizaines de minutes de ping-pong. C’est vrai, souvent en différé. C’est vrai, souvent entrecalées, ou coupées par d’autres disciplines plus médiatiques. Ok, les interventions de certains commentateurs n’étaient pas toujours hyper-pointues. Mais ils auront fait l’effort, et fait appel à quelques experts pour les aider : Christian MARTIN sur Canal plus, Laura PFEFFER sur France télévision. Bel effort. Surtout ne faisons pas la moue. Ni la fine bouche. La diffusion du tennis de table étant exceptionnelle, on prend. On prend tout ! Même un Cyril HANOUNA sur minitable. Rome ne s’est pas faite en un jour… Seuls les résultats internationaux amèneront plus de diffusion et de visibilité. C’est le jeu, et le parti pris des chaines françaises. Ils ne diffusent une discipline que si un français a une chance de médaille. Pour les petits sports, souvent à partir des quarts de finale. Quand la possibilité d’une médaille commence à frémir. C’est la loi. Il faut de la cocarde, du slip tricolore, et de l’émotion. Regarde le hand et le volley. On n’en voyait jamais une image. Et désormais ils ont pignon sur rue. La preuve : désormais on coupe les retransmissions de ping-pong en leur faveur !

Ces deux là tu aurais également pu les aligner sur le décathlon.

Ces deux là tu aurais également pu les aligner sur le décathlon.

16. Un sport télégénique. On ne l’aura pas assez mis en avant, mais à Rio la réalisation a été d’excellente facture. Des ralentis extraordinaires ; le visage, les expressions, et les émotions des joueurs et des coachs saisis au plus près. Du SPIELBERG ! On n’a rien loupé. Oui, le ping-pong est un sport télégénique et spectaculaire. La preuve : même ta boulangère, qui habituellement envoie plus de la baguette que du top spin, t’a parlé de l’échange extraordinaire entre MA Long et MIZUTANI !

Aïe! La formule!

Aïe! La formule!

17. La formule. Par contre, et c’est là que le bât blesse, la formule olympique est beaucoup trop longue pour espérer capter l’attention de spectateurs lambda et donc de chaines télé. Les rencontres par équipes durent 4 heures. Des matchs en simple dépassent l’heure. Quelle chaîne peut être intéressée par un spectacle d’une telle durée ? A une époque où tout va vite, où ça zappe perpétuellement. Quatre sets gagnants de 11 points, dans le tableau individuel : trop long ! D’autant que les joueurs prennent de plus en plus de temps entre chaque point ; vont consciencieusement et longuement s’essuyer tous les 6 points ; usent à fond de leur temps mort, et même parfois d’un break médical. De même, cinq matchs en trois sets gagnants de 11 points dans le par équipes : interminable ! D’autant qu’avec cette formule, les deux numéros un ne se rencontrent pas. Et le double devient crucial, pour le peu qu’un leader très costaud en numéro 1 défonce les numéros 2 et 3 adverses. On n’est pas fan des doubles, mais ça semble plaire au plus grand nombre. Donc on s’incline. En grand démocrate que nous sommes.

Mais il faudra quand même un jour se poser la question d’une réforme du format des matchs internationaux. Si l’on souhaite que les médias, et des spectateurs potentiels, s’intéressent à la discipline.

Les spécialistes de la Hérain est mon Royaume te proposent donc de :

- réduire le nombre de sets gagnants (passer à uniquement deux sets gagnants ?),

- et/ou réduire le nombre de points par set (manche de 7 points ?),

- ne plus autoriser les joueurs à s’essuyer que tous les 12 ou 18 points ?

- botter le cul des joueurs pour ne plus qu’ils prennent trois jours entre chaque point, en introduisant un temps limite, de 10 secondes entre chaque échange?

- rajouter un peu de fun, en introduisant un défi une fois dans le match pour chaque joueur, pour lequel il choisira que le point joué et gagné comptera double (comme lors du grand prxi hardbat) ?

- ne plus faire une belle qu’en trois points ? ou à un set partout ne jouer la victoire que sur une seul point en or ?....

Oui toutes ces propositions, peut-être farfelues, vont faire hurler les caciques de la discipline. Mais justement, notre discipline est en train de crever. De moins en moins de licenciés en compétition. Des résultats internationaux moroses. Des médias qui ne s’intéressent pas au ping.

Alors que ce sport est télégénique. Et passionnant.

Il faudrait juste que les français y cartonnent, que les rencontres soient plus rythmées, et pliées plus rapidement. En y ajoutant si possible une dose de fun, de tension, et de suspens.

L’émotion restera de toute façon la même.

On continuera à pleurer à la fin. De joie ou de tristesse.

Allez, rendez-vous dans 4 ans.

A Tokyo.

Pour chialer ensemble !

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 22:11
Ordem e progresso: le programme pour ces 4 années jusqu'à Tokyo

Ordem e progresso: le programme pour ces 4 années jusqu'à Tokyo

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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 10:59

Bom dia ! Tudo bem ?

Nous ça ne va plus du tout.

L’erreur fatale : le plateau de fruits de mer, pris au soleil couchant, dans une petite paillotte sur la plage d’Ipanema. Le jour de faire les valises.

Résultat, un super-combo de dysenterie, de turista et de choléra. On rentre donc. Mais par Europ-assistance. Perfusés. Avec à côté de nous quelques membres de l’équipe de France, intubés et ventilés.

Oui, les JO de Rillaud, c’était vraiment dur...

LE BILAN DE L’EQUIPE DE FRANCE DE PING PAR LES SPECIALISTES DE CHEZ LUCETTE

Rillaud 2016: le bilan de l'équipe de France

Emmanuel LEBESSON éliminé lors de son premier tour, en 1/32ème contre Adrian CRISAN.

Simon GAUZY éliminé lors de son premier tour, en 1/16ème contre KOU Lei.

Li XUE, éliminée en 1/8ème de finale par Ying HAHN, après avoir passé deux tours.

L’équipe de France éliminée au premier tour en 1/8ème par l’Angleterre (Liam PITCHFORD, Paul DRINKHALL, Sam WALKER).

Bon ok, ça aura fait beaucoup d’éliminations au premier tour.

Hormis Li XUE qui aura fait sa compèt, le reste du bilan est morose. Au Brésil, l’équipe de France n’aura pas trouvé de métal précieux. Ni or, ni argent, ni bronze. Juste du doute et de la loose.

Mais plutôt que de hurler avec les loups « C’était nul, l’équipe de France de ping a complètement raté ses jeux ! », on préfèrera dire qu’elle ne les a pas totalement réussis.

Car il faut toujours rester positif. Au moins essayer, car là, c’est vrai, à chaud, ben… c’est chaud.

Les raisons de ce passage à vide? On n’en sait rien, on n’était pas dans le groupe. On aurait bien voulu. Mais on ne sait pas enchaîner 3 tops.

En valeur pure, les français avaient leur place, et la place de passer, dans les compétitions individuelles, et par équipes. Vu de l’extérieur on a eu l’impression qu’ils étaient très tendus, et empruntés. Qu’ils avaient été submergés par l’émotion et l’évènement. Et notamment dans la compétition par équipes, en ayant eu toutes les cartes en main avec quatre balles de rencontre. Ils n’auront pas eu le coup de rein, le supplément d’âme, pour aller chercher la victoire.

Peut-être que les JO, et rien que le fait d’y participer, passait pour un aboutissement. La cerise sur le gâteau de la saison et peut-être d’une vie sportive. Partir aux JO avec une équipe de potes, des étoiles dans les yeux. Ces jeunes français nous ont fait penser, nous qui sommes très vieux, à cette génération de 1914, partie à l’aventure, euphorique, le sourire aux lèvres et des fleurs au bout du fusil. Les mêmes fleurs qui ont ensuite couvert leurs tombes.

Non les JO ne sont pas une colonie de vacances. On l’avait déjà dit d’entrée, les JO c’est la guerre... Et le Brésil aura été le Vietnam du ping français.

Avec pour les tricolores énormément de mal à rentrer dans les matchs. Et l’impossibilité de se transcender en s’appuyant sur ce fameux esprit d’équipe, mis en avant par l’encadrement, comme une méthode Coué. Les Olympic Games obéissent en effet au même règlement que le Fight-club.

La première règle c’est que c’est chacun pour sa gueule. C’est du sport individuel, pur et dur, gladiatoresque. Seul dans l’arène, en slip, et à la hache. La seconde règle c’est d’être au taquet dès le premier point. De jouer sa vie sur le second. De te dépoiler sur le troisième. Et de s’arracher le cul et les autres organes sur ce qui reste des sets.

Oui, c’est vrai, les adversaires étaient des coriaces. Et n’étaient pas des perdreaux de l’année. Normal, car le tournoi olympique n’est pas le tournoi du poulet. Sont forcément présents une sélection et un condensé des meilleurs joueurs mondiaux.

Note que les français ne sont pas les seuls à être passés à travers. Moult têtes de série se sont fait décapiter au premier tour dans le tableau individuel, juste après avoir mis le pied dans l’aire de jeu. Hydrocutés... Comme ceux restés trop longtemps allongés sur la serviette, en plein cagnard, sur la plage de Copacabana, et qui se jettent dans l’eau glacée, sans s’être mouillé la nuque.

Alors oui, la faute à la formule olympique, à élimination directe. La faute à la nature même de cette compétition quadriennale mondialisée, et ultramédiatisée. Avec tout le prestige et la pression qu’elle engendre. Mais justement, grâce à cette formule, on aura assisté à des matchs d’une rare intensité. Avec des échanges de dingues, et du vidage de tripes à gogo. Le public brésilien, chaud-bouillant, et en ébullition toute la semaine, aura également participé à l’atmosphère de transe qui aura régné durant toute la compétition. Avec parfois un très très gros bordel, mais toujours sympathique. Quand tu penses que dans notre salle, à Boulzicourt, dès qu’un spectateur tousse ou qu’un gosse braille dans les tribunes, on arrête le jeu, et on fait un sketch, l’air mauvais… Alors oui, cette foire brésilienne nécessitait une concentration hors du commun. Certains joueurs auront été galvanisés par cette atmosphère électrique. Regarde les parcours de DRINKHALL, CRISAN, KIM SONG I, CALDERANO et WALKER dans le par équipes. Pas des foudres à la base, plutôt des outsiders, vue leur saison, et le reste du plateau des sélectionnés. Mais ces joueurs auront réussi à surjouer et à hisser leur niveau de jeu de manière incroyable. Le plus impressionnant, peut-être, Hugo CALDERANO. En raison de son jeune âge, de la pression des médias brésiliens, et de l’attente de tout un peuple. Et bien, il aura digéré ça comme un beignet aux pommes. Et en guise de réponse il aura juste joué n°15 mondial toute la compét. Enormissime ! Et comment ? Ben on n’en sait trop rien non plus. Mais chapeau à son coach et à son mode de préparation. Chapeau également au fighting spirit anglais dans le par équipes. Un match d’anthologie contre la France. Mais une anthologie anglaise. So british….

Alors probablement une dose de culturel là dedans. Car les pongistes français ne seront pas les seuls sportifs tricolores à être passés complètement au travers à Rio. La liste est bien longue. Le domaine mental, et l’angle d’abord psychologique de cette compétition seront les domaines dans lesquels il faudra le plus travailler pour les futurs JO de dans quatre ans, à Tokyo. Car nos joueurs en ont plein les pattes. Techniquement et physiquement. Plus qu’à progresser dans l’approche psychiatrique du grand évènement. On vient trop systématiquement mourir en fin de set. On décède à chaque fois au poteau, à 9/9, aux avantages, à 10/10, en ayant eu même parfois des balles de match. C’est rageant, souvent désolant. Mais on peut améliorer ça. On peut progresser. Comme les autres.

Quitte à réformer, profitons-en également pour souhaiter que la commission sportive édicte des critères de sélection plus clairs et objectifs. Pour éviter une nouvelle ouachérisation et le déchaînement occasionné il y a quelques mois par la sélection, incompréhensible par la base. Jamais bon de se couper de la base. Quitte à réformer, pourquoi ne pas en profiter pour supprimer les repêchages à la papa, souvent ressentis comme injustes et clientélistes. Nous par exemple, (si on peut aussi la ramener), on n’a pas compris, si on pouvait utiliser de la wild-card, qu’on n’ait pas sélectionné un Alexandre CASSIN. Quadruple médaillé et double champion d’Europe junior. Un palmarès inégalé, même par les BOLL, DIMA et autre VLADI au même âge. A priori il fait partie de l’avenir de l’équipe de France de dans 4 ans. Et au-delà. Non ? Et quitte à prendre un remplaçant pour relancer, faire banquette, porter les sacs, et applaudir, ça aurait été bien de le tremper dès cette année dans le grand bain olympique. Pour l’acclimater. Et le laisser mûrir jusqu’à Tokyo. A l’instar des suédois avec Anton KALLBERG, et des anglais avec Tom JARVIS. Oui, on peut aussi regarder ce que font les autres nations, considérées comme inférieures. Mais qui sont, elles, en ¼ de finale du tournoi olympique.

Et puis un truc qui pourrait être sympatoche, dans 4 ans, serait de publier un petit carnet de route, au jour le jour, du séjour de l’équipe de France aux JO. A l’instar de ce qu’a fait Jimmy DEVAUX, coach français du joueur mexicain Marcos MADRID à Rio. Initiative, originale, et sympa. Alors bien sûr on ne demande pas aux joueurs de se transformer en Alfred de Musset du XXIème siècle, ni surtout de facebooker, de bloguer, ou de tweeter comme des dingues durant la compétition. Qu’on leur confisque même leurs portables, et qu’ils restent dans leur tournoi ! Mais qu’une personne de l’encadrement se charge de ce petit journal de bord. Oui, avec la télé on a vu qu'il y avait bien du monde en tribune. Ça rajouterait du lien avec la communauté pongiste, voire extra-pongiste. On en a besoin. On a besoin de chaleur, de proximité, de communier ensemble lors de ces grands évènements. Ouvrons la porte de la tour d’ivoire. Tout en contrôlant bien sûr. On ne communique jamais trop quand il s’agit de ping-pong. D’autant qu’on n’en voit que tous les quatre ans, quelques minutes à la télévision. C’est la loi : discipline mineure, on ne parle de toi que si tu as des résultats olympiques. Regarde l’équitation, le kayak, tir à l’arc et autre tir à la carabine à plomb à 25 mètres…

Il reste donc quatre ans pour se préparer.

Quatre ans, c’est à la fois très long, et très court.

L’amour lui, en tout cas dans les beaux quartiers parisiens, ne dure que trois ans.

Mais on vous rappelle qu’on vous aime.

Rendez-vous en 2020 ! Plus vite, plus haut, et plus fort, Citius, altius, fortius.

Pour les jeux olympiques, le baron Pierre de COUBERTIN a dit que l’important c’était de participer. Sauf au tennis de table.

Au ping, l’important c’est de niquer sa race à l’adversaire.

See you in TOKYO !

Un match de ping en Angleterre

Un match de ping en Angleterre

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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 02:39

Bom dia ! Tudo bem ?

Nous ça ne va pas trop. Bien dépités....

Ça avait commencé la veille. Par un gros ticket avec une petite serveuse rencontrée sur la plage d’Ipanema. Les reflets de la lune jouaient dans ses boucles dorées. Ses yeux vert-émeraude scintillaient de mille feux. Forcément, la Black visa infinite prêtée par notre employeur a chauffé lors de la tournée des grands ducs rillaud-de-janeiriens… Mais de retour à l’hôtel, étonné de voir que notre conquête du soir avait relevé la lunette des toilettes avant utilisation. Et encore plus surpris de la voir se raser le visage. Les brésiliennes sont si surprenantes ! Mais nous éviterons de reparler à l’avenir de notre girl from Ipanema. Ce qui se passe à Rillaud, reste à Rillaud…

Intermède musical : https://www.youtube.com/watch?v=c5QfXjsoNe4

Place ce jour au match des 1/8ème de finale par équipes : FRANCE / ANGLETERRE !!!

Avec au final une défaite 3/2 qui fait très, très, très mal aux fesses.

Côté passif, avec les anglais il y avait déjà Jeanne d’Arc et Mers El Kébir.

Maintenant il y aura en plus Rillaud!

- 1er match : Simon GAUZY (n°17 mondial) / Liam PITCHFORD (n°48 mondial) : victoire 3/2 : 12-10 , 7-11, 14-12, 8-11,11-5

Un petit PITCH, et plutôt nerveux ce soir. Agacé et irrité d’être dominé dans sa diagonale favorite, le revers/revers. Le docteur Simon lui aura donc soigné ses angoisses. Et lui aura prescrit de la tisane camomillée au service. Avec du petit top lexomilé. Puis 3 sugauzytoires, et au lit ! (victoire 3/2)

- 2ème match : Emmanuel LEBESSON (n°30 mondial) / Paul DRINKHALL (n°58 mondial) : défaite 3/2 : 4/11, 11/8, 11/8,7/11, 6/11

On avait quitté Paulot BOITOUT aux championnats du monde, où il nous avait déjà fait très mal en ¼ de finale en battant Manu au bout du suspens. Il avait à l’époque le petit bide à bière d’un tenancier de pub. Et là, on le retrouve affuté comme un vainqueur du Tour de France. Avec désormais un faux air de Chris FROOME. Et avec en plus le même niveau stratosphérique ! Il avait déjà survolé ses épreuves individuelles, en battant Gao NING, et en donnant du fil à retordre en 1/8ème de finale à Vladimir SAMSONOV. Il a poursuivi sur sa lancée dans le par équipes. Et sans changer le dérailleur, il a monté le col du LEBESSON avec la même aisance que celui du GALIBIER (victoire 3/2).

- Double Tristan FLORE (n°66 mondial)-Emmanuel LEBESSON (n°30 mondial) / Double Sam WALKER (n°131 mondial)-Paul DRINKHALL (n°58 mondial): victoire 3/2: 6/11, 6/11, 11/9, 11/8, 11/6

Les deux chasseurs anglais auront envoyé de la pokeball à foison durant les deux premiers sets. Pour choper un LEBESSON-tausore (encore déconfit de sa défaite précédente) et un FLORE-bizarre (qui aura un peu peiné à entrer dans son double). Mais les britanniques seront rentrés bredouilles. Les pokémons tricolores auront au final opposé une belle résistance, et puisé dans leurs ressources pour remonter le handicap de deux sets à zéros dans la face (victoire 3/2).

- Tristan FLORE (n°66 mondial) / Liam PITCHFORD (n°48 mondial) : défaite 3/2 : 12/10,11/2, 6/11, 10/12, 9/11

Le flore-chestre symphonique. Aura envoyé les violons, pour faire plier le mélomane PITCHFORD. A deux sets à un et 10/9, sur sa balle de match, aura même attaqué les premières mesures du Requiem de MOZART. Mais sauvetage britannique. Et le maestro anglais aura lancé la grosse caisse pour finir au rythme de la marche turque (défaite 3/2). Un peu ému et très déçu en fin de rencontre, c’est Tristan qui avait la Liam à l’œil.

- Simon GAUZY (n°17 mondial) / Sam WALKER (n°131 mondial): défaite 3/2: 11/7, 8/11, 11/13, 11/9, 10/12

Dans une autre vie, Sam avait été Texas-ranger, le dimanche, à 13 heures. Mais une expérience professionnelle très utile pour un ping-au-fight du vendredi soir. Et dans ce match décisif, WALKER l’a plutôt joué comme un Johnny. En surchauffe il a envoyé de l’orge et du fut de chêne aux quatre coins de la table, sur un GAUZY déboussolé. Se permettant même de sauver 3 balles de match à 7-10 dans la dernière manche !

Jeu, set, et malt pour le camp anglais !

La France est donc sortie par l’Angleterre en 1/8ème de finale, après avoir eu 4 balles de rencontre.

La version samba-samba du Brexit…

Bon Martine, on n’a plus qu’à faire nos valises.

On rentre…

Oh my god...

Oh my god...

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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 21:27

Bom dia ! Tudo bem ?

Nous aussi aujourd’hui, c’est moyen. La pilule des éliminations des French boys hier a été dure à avaler. Et puis on a trop forcé sur la cuisine brésilienne, les Feijoada et les Churrasco. Résultat : on a l’estomac et le côlon en feu. Et chaque fois que l’on s’assied dans les tribunes, on a l’impression que c’est sur des charbons ardents. Des chardons ardents ça marche aussi remarque.

Mais cet après-midi, on oublie tout : c’est le grand 8 de LI Xue !

LE DEBRIEFING DES CLIENTS DU BAR DES SPORTS DE RILLAUD

RILLAUD 2016: COMPETITION INDIVIDUELLE 1/8 DE FINALE TABLEAU DAMES (le debriefing)

16h, 1/8ème de finale dames LI Xue (n°30 mondiale) / Ying HAN (n°7 mondiale) : défaite 4/1 : 4/11, 4/11, 11/8, 3/11, 11/13

Après la déconvenue garçonnale hier, LI Xu devenait la dépositaire des derniers espoirs tricolores dans les tableaux individuels. Après la victoire et le petit cocorico d’hier soir en 1/16ème de finale, on pensait que la française pouvait passer du coq à l’HAN.

Mais il en faut des nerfs en titane, et des poumons d’acier pour jouer les JO : deuxième expedit rule en deux jours ! Et malheureusement LI Xue est tombée ce jour sur une Ying ultra-concentrée et volontaire. Têtue comme un HAN. Qui n’aura jamais dérogé à son plan de jeu, rigoureux et germanique : groβe lime, et groβe tatane coup droit.

LI Xue s’incline donc aux portes des quart de finale 4 sets à 1. Mais BRAVO Madame !

Elle aura fait sa compèt.

Quand à nous, plus de français à supporter dans la compétition individuelle.

Un peu désoeuvré jusqu’au début du par équipes, en fin de semaine.

On hésite: plage ou alcool ?

On va peut-être jouer sur les deux tableaux.

Aux JO d’hiver on appellerait ça l’épreuve du combiné.

Le programme de la fin de semaine

Le programme de la fin de semaine

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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 01:01

Bom dia ! Tudo bem ?

Ça y est les délégations sont toutes arrivées, et installées dans le village olympique.

Ça couine un peu, de ci, de là. Des chambres souvent petites, spartiates, l’eau chaude fluctuante (mais les JO c’est comme les vacances, on n’est pas obligé de se laver !), les pannes d’électricité, quelques vols, des moustiques... Les spécialistes de la Hérain est mon royaume sont également logés, un peu chichement, au Belmond Copacabana palace (http://www.belmond.com/fr/copacabana-palace-rio-de-janeiro/). On a d’ailleurs dû se plaindre hier à la réception. C’est scandaleux : en chambre, obligé de manger le caviar d’Iran à la petite cuillère-inox. Alors que dans notre milieu, on se doit de n’utiliser que des louches. Et en argent !

Mais bon passons. Car la magie des jeux emporte tout.

Mais quand même !!!

Côté compét, ça y est : on y est !

Les premiers matchs débutaient ce dimanche pour le camp français.

Dans une ambiance de dingue et de carnaval quand les brésiliens TSUBOI et CALDERANO y jouaient. La salle de ping de Rillaud, aujourd’hui, c’était le stade Maracana.

Un paradis pour LI Xue.

Mais l’enfer pour Emmanuel LEBESSON et Simon GAUZY. Tendus comme les strings de la plage toute proche.

LE DÉBRIEFING, AU COMPTOIR DU VOLTIGEUR DE RILLAUD

RILLAUD 2016 : LA COMPÉTITION INDIVIDUELLE. L’ENTRÉE EN LICE DES FRANÇAIS (PAR LES SPÉCIALISTES DU VOLTIGEUR)

- LIE XUE

1/32ème de finales dames, 9h : LI Xue (n°30 mondiale) / Adriana DIAZ (n°89 mondiale). Victoire 4/0 : 11/1, 11/6, 11/8, 11/8

Très bonne entrée en matière pour LI Xue en 1/32ème de finale. Elle aura châtié 4/0, Adriana DIAZ, la petite portoricaine de 15 ans. Tout juste sortie du jardin d’enfants. Mais attention, pas une enfant de chœur, car déjà dans le top 100 mondial. Adriana aura pourtant pris ce jour la leçon. Et aura subi la loi de l’institutrice LI Xue. Une rencontre maitrisée : oreille tirée, 11/1 dans le 1er set. Coup de règle sur les doigts, 11/6 dans le 2ème set. À genoux au coin, 11/8 dans le 3ème. Et pour finir, un petit mot dans le cahier de textes, et renvoi direct d’Adriana dans le bureau du directeur : 11/8 au dernier set.

LI Xue en transit donc par la salle des profs, pour le 3ème tour. Avec en perspective une très grosse explication de texte, en hollandais, contre l’assistante néerlandaise LI Jie (n°17 mondiale).

1/16ème de finales dames, 19h : LI Xue (n°30 mondiale) / LI Jie (n°17 mondiale). Victoire 4/3 : 8/11, 10/12, 11/8, 11/9, 11/7, 6/11, 11/8

Combat de LI presque jumeaux. Mais surtout énorme combat de limes, avec une expédit qui aura tourné à l’avantage de la française. D’entrée Jie aura sauté à pieds joints sur notre LI nationale. Avec les deux premiers sets perdus 8/11 et 10/12. Puis dans les trois sets suivant, Xue aura mis LI en portefeuille (sets gagnés 11/8, 11/9, 11/7). Au 6ème set Jie au dessus de LI (perdu 11/6). Et enfin au 7ème Xue aura roulé Jie en PLS. Jie finissant épuisée, en LI médicalisé (11/8).

Enorme performance de LI Xue qui fonce vers les 1/8ème de finale, où elle retrouvera l’allemande Ying HAN (n°7 mondiale).

- EMMANUEL LEBESSON

1/32ème de finales messieurs, 15h30 : Emmanuel LEBESSON (n°30 mondial) / Adrian CRISAN (n°90 mondial) .Défaite 4/3 : 4/11, 11/4, 8/11, 11/9, 11/7, 9/11, 10/12)

Tout le monde attendait le LE-BÉBEL-SSON. L’homme de Rillaud. Pour son apparition sur grand écran au deuxième tour. Contre l’homme des Carpates : le vicomte DRACULA-CRISAN. Un Adrian pâle, hiératique, mais déterminé. Dans son classique rôle de vampire, suceur de sang de têtes de série pongiste aux JO (souviens-toi l’été dernier, Timo BOLL). Et donc dès l’entame, CRISAN aura agrippé au cou un Manu crispé et froid. Comme un singe en hiver. Et un premier set perdu à 4. Puis LEBESSON l’Alpagueur prenant le second set, 11/4. Peur sur la ville dans le 3ème set, perdu 11/8. Le Magnifique dans les 4ème et 5ème sets, gagnés 11/9 et 11/7. Malheureusement, à bout de souffle (et de confiance), dans les 6ème et 7ème sets, perdus à 9 et à 10 contre le morfalou CRISAN. Sorti dès son entrée. Non, on ne pourra pas dire que pour Manu ces JO auront suivi l’itinéraire d’un enfant gâté.

- SIMON GAUZY

21h, 1/16ème de finales messieurs : Simon GAUZY (n°17 mondial) / KOU Lei (n°42 mondial) : défaite 4/1 : 6/11, 11/6, 14/16, 9/11, 6/11

A l’issue de cette journée, Manu LEBESSON avait montré le chemin. Mais celui des vestiaires. LI Xue, la voie des 1/8ème de finale. A la croisée des chemins Simon GAUZY aura connu un début de rencontre compliqué contre KOU Lei. Un peu perdu, et seul au monde, le Tom HANKS du ping français se retrouvera rapidement mené un set à rien, puis 3 sets à 1. A la bagarre, au 5ème set, GAUZY OSBOURNE n’aura pas réussi à envoyer du métal, ni du lourd. C’est KOU Lei qui au final lui aura fait le black sabbath. Avec à la clé une défaite 4/1.

Mais effaçons le négatif, et ne gardons que le gauzytif.

Car en fin de semaine, nouveau départ, place à la compétition par équipes.

Ça va être très compliqué contre les anglais car PITCHFORD et surtout DRINKHALL sont en feu en ce moment. Trouvons vite fait des extincteurs. Et évitons surtout d’avoir, de nouveau, le destin de Jeanne d’ARC.

Une vieille spécialité britannique.

Les hommes de Rillaud n'auront pas trouvé le chemin des 1/8ème de finale.

Les hommes de Rillaud n'auront pas trouvé le chemin des 1/8ème de finale.

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 20:56

C’est une question posée par le patron du Balto. Personne n’a dit qu’elle était excellente. Ni ne remerciait de l’avoir posée.

Mais peut-on vraiment encore s’exciter pour une compétition dont on connait déjà les finales, 100% chinoises ?

Côté garçons : MA Long vs ZHANG Jike. Côté filles : DING Ning vs LI xiaoxi. Et on n’a pas tapé une balle, qu’on connait déjà les médaillés d’or par équipes en garçons, et en filles : bingo, les deux équipes chinoises…

C’est un constat, et il est parti pour durer encore quelques années, la domination chinoise dans la discipline est actuellement énorme, sans limite, et sans partage. Les chinois sont plus vite, plus hauts, et plus forts que le reste du monde. Surprenant dans un sport où la technique et surtout le mental ont une part si importante. Les japonais et les coréens tentent de se rapprocher, mais petitement, pendant que le fossé avec les nations européennes ne fait que se creuser.

Alors non, les médias bourrins et incultes Francetélévisionesques, et autres que chinois, vont se battre les flancs du ping-pong. Pourquoi diable s’intéresser à un film dont on connait déjà la fin ? A moins qu’un joueur ne fasse une Orlando BLOOM et ne montre sa bite à la plage, on ne risque pas de beaucoup parler de tennis de table durant la quinzaine... LIU Goliang a pourtant tenté de faire le job en pipotant en conférence de presse que MA Long frisait la cirrhose, en prenant mine sur mine la veille des matchs. Mouhaha !!!

Mais pour toi, l’amateur de tennis de table, c’est différent.

Ce n’est pas tant le trajet du point A (les matchs de qualif), au point B (la finale) qui t’intéresse durant ces JO. Non, c’est le voyage qui sera réalisé. Et plus encore, ceux avec qui tu auras voyagé...

Alors oui, les matchs des chinois vont nous enthousiasmer. La manière dont ils vont passer leurs adversaires au laminoir. Leur puissance, et leur humilité dans la victoire. Encore qu’on espère bien que ce petit branleur de XU Xin va chambrer un peu. L’élu(e) qui leur arrachera un set gagnera d’ailleurs le droit de siéger à la droite de ZEUS dans l’Olympe.

Oui, on va se passionner... Jusqu’aux demi-finales.

Ainsi que pour les petites finales qui attribueront le bronze aux vainqueurs, et des regrets éternels aux losers.

Les finales par équipes s’annoncent comme des boucheries à 3/0, on s'en fout!!! On les regardera quand même !!! Comme on visionne une corrida. En ayant de la compassion pour le taureau. Et en espérant secrètement qu’il embroche une fois ou deux le matador aux yeux plissés.

Par contre on jouera notre joker sur les finales indivs, remake des championnats de Chine.

On a chopé le gourou LIU Goliang après 12 tequilas hier soir : on connait déjà les vainqueurs garçon et fille.

On ira donc à la plage…

Mais toi, d’ici là, FAIS UN BON VOYAGE!!!

Ils retireront leurs costards pour les matchs. Mais en fait, ils pourraient jouer avec.

Ils retireront leurs costards pour les matchs. Mais en fait, ils pourraient jouer avec.

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 19:47

Bom dia ! Tudo bem ?

Tout d’abord, juste en préambule: le Brésil est un pays FOR-MI-DABLE .

Tout le monde vit sur des plages de sable blanc. Sirôtant des pina colada. Au son de la Bossa nova. Et en string. Il n’y a que le Christ rédempteur qui ait passé une petite liquette. Car ça pèle en haut du mont Corcovado, avec les bras écartés. Même s’il sert les fesses.

Aujourd’hui, 3 août, la grosse actu c’était le tirage au sort du tableau des épreuves individuelles et par équipes. On t’a fait de gros copiés-collés:

RILLAUD 2016: LE TIRAGE AU SORT, DÉCORTIQUÉ PAR LES SPÉCIALISTES DU BALTO

Le tableau par équipes garçons

RILLAUD 2016: LE TIRAGE AU SORT, DÉCORTIQUÉ PAR LES SPÉCIALISTES DU BALTO

Le tableau individuel garçons

RILLAUD 2016: LE TIRAGE AU SORT, DÉCORTIQUÉ PAR LES SPÉCIALISTES DU BALTO

Le tableau individuel dames

L’ANALYSE DU TIRAGE AU SORT PAR LES CLIENTS DU BALTO DE RILLAUD

RILLAUD 2016: LE TIRAGE AU SORT, DÉCORTIQUÉ PAR LES SPÉCIALISTES DU BALTO

Le tirage au sort brésilien, en fait une partie de roulette russe. Sauf que les organisateurs avaient placé 5 balles dans le barillet du camp français.

Car pour le par équipes, punaise ça craint... On chope la peste anglaise en 1/8ème. Puis si on sort de réa, le choléra chinois en quart...

Ils ont beau être tous alcooliques et tourner à 2 grammes d’après la presse spécialisée, l’obstacle chinois paraît à priori insurmontable. Comme si on partait à l’assaut de l’Everest en slip et en tongs. Avec juste une petite bouée-canard autour de la taille.

L’espoir de gratter la médaille de bronze par équipes, qui aurait fait tant de bien au moral et à la discipline, s’amenuise. Mais bon, on va dire qu’on va jouer le truc à fond. Sait-on jamais…

Si MA Long déclenche une crise de delirium tremens au premier set, ZHANG Jike convulse au changement de côté, et que XU Xin doit se faire ponctionner son ascite cirrhotique avant le double, ben, alors là c’est jouable!

Dans les tableaux individuels, pas facile non plus!

Simon GAUZY (n°17 mondial) entre au 3ème tour probablement sur le vainqueur du match entre l’ukrainien KOU Lei (n°42 mondial) et l’égyptien Omar ASSAR (n°55 mondial). On préfèrerait KOU Lei, car Simon a une revanche à prendre après sa défaite au tournoi de sélection olympique. Et les jeux de mots seront plus fastoches ensuite avec le nom de famille de l’ukrainien. Au 4ème tour (1/8ème de finale), si ça passe, ce sera certainement le portugais Marcos FREITAS (n°11 mondial). Et on y croit, car on ne va pas se prendre des peignées tout le temps par les portugais. En ¼ de finale le japonais Jun MIZUTANI (n°6 mondial). Vachement compliqué. Puis en ½ finale, the Beast, le chinois MA Long (n°1 mondial)... Si monsieur Gauzy arrive jusque là, ce sera médaille de bronze. Bravo d’avance Simon : énorme performance.

Emmanuel LEBESSON (n°30 mondial) démarre lui plus tôt, au 2ème tour contre le vainqueur du match opposant le roumain Adrian CRISAN (n°90 mondial) à l’indien Sharath Kamal ACHANTA (n°73 mondial). Pareil, on préfèrerait qu’Emmanuel vainque (oui, c’est du subjonctif présent) le signe indien. Pour être opposé en 1/16ème de finale au Coréen Sangsu LEE (n°16 mondial), gros morceau. Mais s’il passe au dessus du LEE, en 1/8ème de finale, il tombera dans les beaux draps du monstre : le chinois ZHANG Jike (n°4 mondial)…

LI Xue (n°30 mondiale) devrait l’emporter au 2ème tour contre la jeune portoricaine Adriana DIAZ (n°89 mondiale). En 1/16ème de finale, gros match contre la hollandaise LI Jie (n°17 mondiale). Si elle passe ces LI superposées, ça ne s’arrangera pas en 1/8ème de finale avec l’allemande Ying HAN (n°7 mondiale). Et malheureusement, en ¼ de finale, ce sera la carillonneuse chinoise, DING Ning (n°2 mondiale). Un nom à te sonner les cloches.

De gros tirages donc. Avec beaucoup de « si » et d’incertitudes.

Mais du gros combat à partir de dimanche. Assurément.

Pour résumer, en trois mots : « ALLEZ LA FRANCE !!! »

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 15:01

Bom dia ! Tudo bem ?

Oui, on travaille activement notre portugais.

Car la Hérain est la Royaume a cassé sa tirelire. Enfin, a surtout utilisé le contenu de ce vieux coffre, trouvé à la cave le mois dernier. Une malle bien remplie par grand-père entre 1940 et 1944. Avant qu’il ne se barre en Bolivie. Et que grand-mère ne soit tondue.

Mais grâce à ce petit magot tombé à pic, les journalistes de la rédaction de La Hérain est mon Royaume couvriront les JEUX Z’OLYMPIQUES DE RILLAUD.

C’est énorme.

Pour suivre la plus belle discipline. Et la meilleure équipe française.

Oui, définitivement, celle de TENNIS DE TABLE.

Mais avant notre départ, passons les troupes en revue, sur le tarmac de l’aéroport :

Pour les qualifiés individuels :

SI TU VAS Z’À RILLAUD

Simon GAUZY (n°14) : L’orpailleur auscitain. Parti chercher le Graal dans la forêt amazonienne. Mais avec sa volonté de fer, son mental d’acier et ses testicules du même métal, vont obligatoirement faire sonner tous les portiques de sécurité brésiliens. Avant, on l’espère, de faire tinter une petite Marseillaise sur un podium!

SI TU VAS Z’À RILLAUD

Emmanuel LEBESSON (n°24) : Le Nicolas FLAMEL du tennis de table. Coach CHILA lui a glissé au fond de son sac la pierre pinglosophale. Pour transformer ses balles de plomb en or. Forcément olympique.

SI TU VAS Z’À RILLAUD

LI XUE (n°30) : Adepte de la légitime défense. Taille, découpe, et Umathurmarinsera tous ses adversaires. Ça va obligatoirement saigner sur le Gerflor de Rillaud.

SI TU VAS Z’À RILLAUD

Carole GRUNDISCH (fort fée) : Trempée toute petite dans le Styx, le fleuve des enfers pongistes, dans le but de la rendre invincible. Mais tenue par le poignet droit. Son radius se sera malheureusement brisé la veille du départ. N’aura pas eu la force de jouer avec un bras cassé : pas l’habitude de jouer en double avec Benoît VAQUIER. Donc beaucoup de tristitude. Mais de gros bisous, de gros poutous, et un bon rétablissement… A très bientôt madame Carole.

Pour les qualifiés supplémentaires par équipes:

SI TU VAS Z’À RILLAUD

Tristan FLORE (n°3 de l’équipe): Au Brésil, pourra forcément se gaver de sa boisson préférée : oui, facile, le café de Flore. Mais heureusement débarrassé de tout problème existentialiste. Et sans être obligé de se taper le 2/2 à l’échauffement, en terrasse, avec Jean-Paul SARTRE (non classé, AS Saint-Germain-des-près).

SI TU VAS Z’À RILLAUD

Benjamin BROSSIER (remplaçant) : The substitute. Fin prêt, même pour un rôle ingrat. Ultra-affuté, peut donc tout remplacer. Un ami blessé, le chauffeur du bus, LAVILLENIE sur un sautoir, RINER sur un tatami. Et même la déco de ta chambre si elle est trop moche.

Quels sont les objectifs de l’équipe de France (n°7 au classement olympique) ?

Officiellement tu peux choisir dans ce florilège de locutions langue-de-boisées : « Jouer notre jeu / Faire du mieux que nous pourrons / Atteindre un quart de finale / Respecter nos adversaires / Glorifier l’esprit olympique »….

Mouhaha !!!

Non, en fait, officieusement, les JO ce sera : « FIND, SEARCH, AND DESTROY ».

Oui, si tu n’es pas super fortiche en géographie, le Brésil, en fait, c’est le Vietnam.

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 17:53
La composition de l'équipe amiénoise de Nationale 1 saison 2016/2017

Yannick VOSTES (n°73): Il marche sur l’eau, il multiplie les pains. Formé au Bethléem ping-pong club, entre deux top-frappés, il trouve même le temps de guérir des lépreux. Après 40 jours dans le désert, a finalement ressuscité, dans la crypte de l’Amiens Sport Tennis de Table. Mais non, tu n’es pas digne de lui. Agenouille-toi devant ton Seigneur. Et prosterne-toi devant ton Maître. Car oui, la saison prochaine, Jésus VOSTES baptisera encore ses adversaires à grands coups de moujettes coup droit.

La composition de l'équipe amiénoise de Nationale 1 saison 2016/2017

Julien INDEHERBERG (n°107) : Eloigné quelques mois des tables pour cicatriser. Il a faim!!! Va donc bouffer ses adversaires. Et attaquera directement par le foie. Braisé, et arrosé avec un fond de sauce liégeoise. Avec un petit chianti, sous la tonnelle... Hannibal INDE-LECTER-BERG is back !

La composition de l'équipe amiénoise de Nationale 1 saison 2016/2017

Stéphane HUCLIEZ (n°174) : Une saison 2015-2016 éreintante. Partira se ressourcer cet été dans un temple. Au Cambodge. Ne vivra plus que la nuit. Se rasera le crâne. Puis tuera un buffle à mains nus. En guise d’échauffement pour septembre: le retour du colonel KURTZ-HUCLIEZ.

La composition de l'équipe amiénoise de Nationale 1 saison 2016/2017

Arthur BILAS (n°244): Une hanche droite en titane, le dos en kevlar. Dernier check-up : le reste est nickel : l’œil et la vista étaient déjà bioniques. Le colonel Steve AUSTIN-BILAS est régénéré. Et sera opérationnel pour septembre !

La composition de l'équipe amiénoise de Nationale 1 saison 2016/2017

Michal OBESLO (n°45) : Posera son sac, sa raquette, et sa planche de surf début janvier à Amiens beach. Mais ses adversaires sont prévenus : le colonel KILGORE-BESLO adore toujours l’odeur du napalm au petit matin!

La composition de l'équipe amiénoise de Nationale 1 saison 2016/2017

Raphaël CHATELAIN (n°356) : Le remplaçant-stagiaire de la faculté de médecine passera à la demande. Pour nous aider à disséquer le jeu, et le cerveau des adversaires. Encore vivants.

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