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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 09:50

CATCH A QUATRE

Samedi 6 décembre, 6ème et avant-dernière rencontre de la première phase. Enfilés les cuissards, les bottes et les cagoules. Nous remontons sur le ring, à BETHUNE. En terre ch’timi, le pays des boyaux-rouges. En fait ce sont plutôt les nôtres qui ont trainé par terre.

Oui, on s’est fait éventrer : 8/4.

Mais les Béthunois, grands seigneurs nous ont aidés à ramasser nos tripes dans l’arène. Pour nous convier à leur petite réception d’après-match. Un buffet froid. Mais plein de chaleur.

Au cours duquel nous avons appris que grâce au match nul entre Sarrebourg et Courbevoie 7/7, notre maintien était assuré !

J’ai donc repris deux fois du taboulé.

Les misters Pas-de-Calais

Christophe DELORY (n°131) (2 victoires + double) : Le prestidigitateur-coloriste : l’homme qui change le rouge en jaune. Quand il s’agit des cartons. Et de l’apéro. Transformant en un éclair un verre de bourgogne en ricard. Ce soir deux victoires, avec des tours de passe-passe faciles, contre Arnaud SELLIER et Christophe HARLE (3/0). Mais après avoir mené 2 sets à 0, cassera sa baguette pour s’incliner 3/2 contre Stéphane HUCLIEZ et sa magie noire. Dans le plus beau match de la soirée.

Yann SPAGNOL (n°291) (2 victoires + double) : A débuté le match avec 39°C et des frissons contre Stéphane HUCLIEZ. S’est accroché mais ça n’a pas suffit (défaite 3/1). Et pourtant il s’agrippe SPAGNOL. Pour fêter son anniversaire a tout de même dérouillé Denis CHATELAIN (3/1) et Arnaud SELLIER (3/2). Avant d’inviter tout le monde au club house. Dans une ambiance tapas/flamenco. Comme à Barcelone. Dans l’auberge SPAGNOL.

Pierre D’HOUWT (n°430) (1 victoire + double): Sans l’ombre d’un D’HOUWT ce soir. Avec une victoire easy contre Denis CHATELAIN (3/0). Dans son deuxième match, re-D’HOUWT, mais contre Stéphane HUCLIEZ n’a malheureusement pu récidiver et trouver la solution dans son catalogue (défaite 3/0).

Martin MACQUART (n°592) (1 victoire + double) : L’Assommoir avec une victoire 3/0 au burin contre Christohe HARLE. Par contre La débâcle avec une défaite 3/2 contre La Bête Humaine Arnaud SELLIER. Oui, dans la grande tradition des Rougon-Macquart ce soir. Emile ZOLA likes this.

Les miss Picardie

Stéphane HUCLIEZ (n°151, 3 victoires) : Le bourreau de Béthune. Avec la prise du sommeil contre Yann SPAGNOL (victoire 3/1). Le coup de la corde à linge contre Pierre D’HOUWT (victoire 3/0). Pour finir par un épaulé-jeté, à l’arraché, contre Christophe DELORY (victoire 3/2).

Arnaud SELLIER (n°445, 1 victoire) : Pour ce soir d’élection Miss France a grillé tout son forfait pour soutenir miss Picardie : mademoiselle Adeline LEGRIS-CROISEL. Oui monsieur, une ancienne jeune joueuse de l’Amiens Sport Tennis de Table. L’ASTT demeurera pour toujours l’antichambre de la classe, du charme et de l’élégance. A donc réalisé une spéciale « Madame de Fontenay » sur Martin MACQUART (victoire 3/2, en étant mené 2 sets à 1 et 7/3). A par contre fini en bikini sur Christophe DELORY (défaite 3/0) et Yann SPAGNOL (défaite 3/2).

Christophe HARLE (n°639, 0 victoire) : Le grand Pardon. S’est excusé car a tout donné en début de phase. Plus de jus. Et donc plus en mode Raymond BETHUNE que Raymond BETTOUN ce soir. Aura donc remporté autant de set que Roger HANIN. Avec deux défaites 3/0 contre Martin MACQUART et Christophe DELORY.

Denis CHATELAIN (n°759, 0 victoire) : En ce week-end de Téléthon, a eu beau prétendre qu’il n’avait ni myopathie, ni maladie neuro-dégénérative : les spectateurs n’ont pas été dupes. Et ont tout de même organisé une quête au vu de ses prestations. Oui les gens du Nord ont vraiment dans le cœur le soleil qu’ils n’ont pas dehors.

Le détail

Stéphane HUCLIEZ (n°151, 2579 points) bat Yann SPAGNOL (n°291, 2391 points) (-8,4,7,5)

Denis CHATELAIN (n°759, 2124 points) perd Pierre D’HOUWT (n°430, 2273 points) (-10,-1,-6)

Arnaud SELLIER (n°445, 2262 points) perd Christophe DELORY (n°131, 2612 points) (-9,-9,-4)

Christophe HARLE (n°639, 2171 points) perd Martin MACQUART (n°592, 2187 pts) (-9,-8,-8)

Stéphane HUCLIEZ (n°151, 2579 points) bat Pierre D’HOUWT (n°430, 2273 points) (8,4,3)

Denis CHATELAIN (n°759, 2124 points) perd Yann SPAGNOL (n°291, 2391 points) (9,-9,-10,-3)

Christophe HARLE (n°639, 2171 points) perd Christophe DELORY (n°131, 2612 points) (-9,-10,-4)

Arnaud SELLIER (n°445, 2262 points) bat Martin MACQUART (n°592, 2187 pts) (-9,8,-6,10,7)

Christophe et Stéphane perdent Christophe et Pierre (-8,9,-13,7,-10)

Denis et Arnaud perdent Yann et Martin (-8,9,-13,7,-10)

Stéphane HUCLIEZ (n°151, 2579 points) bat Christophe DELORY (n°131, 2612 points) (-6,-7,5,5,8)

Arnaud SELLIER (n°445, 2262 points) perd Yann SPAGNOL (n°291, 2391 points) (-8,9,-9,8,8)

Stéphane HUCLIEZ, le Bourreau de Béthune. Tout en souplesse, aura fait mordre la poussière à ses adversaires du jour.

Stéphane HUCLIEZ, le Bourreau de Béthune. Tout en souplesse, aura fait mordre la poussière à ses adversaires du jour.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 08:19
J5: Les résultats des autres équipes de la poule de N2F
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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 08:01

OUINETEUR IS COMING

Samedi 22 novembre: 5ème journée de la première phase.

Match contre Saint-Quentin. Un nul ou une victoire nous aurait assuré définitivement le maintien.

Ben non… On a préféré se faire déchiqueter.

Pour relancer la poule. Se remettre dans la difficulté. Et activer jusqu’à la fin notre trouillomètre. Qui ne va pas tarder à flirter avec le zéro.

Oui, aujourd’hui on s’est fracassé contre le Mur de Glace saint-quentinois.

Et dans les semaines qui viennent la température va chuter. Le chauffage dans la salle est d’ailleurs déjà en rade…

Un froid polaire va s’abattre sur nos têtes et la poule de N2F. Nous allons vers des heures sombres et des rencontres noires et glaciales.

Oui, l’hiver va revenir sur nos tables et dans nos cœurs.

Oui, des gelées et des dégelées sont encore à venir.

Oui, attention : ils ont malheureusement raison : Winter is coming :

http://www.youtube.com/watch?v=sDls5C4a_kU.

Game of thrones:

Antoine COLSON (n°473, 2243 points, 2 victoires) : Le défenseur-horticulteur. A cisaillé Arnaud SELLIER (victoire 3/0). A taillé Christophe HARLE (victoire 3/0). Malheureusement accident contre Stéphane HUCLIEZ : la coupe dévisse (défaite 3/2). Mais on était à Amiens. Et pas à Lille avec son altesse sérénissime Rodegeur.

Adrien DUCHAUSSOY (n°538, 2234 points, 2 victoires) : Un toucher de balle de cardinal (victoire 3/1 contre Christophe HARLE). Une main qui a suinté l’eau bénite (victoire 3/1 contre Denis CHATELAIN). Aurait pu signer au Sporting-Club Vatican dans la soirée. Si Stéphane HUCLIEZ ne l’avait renvoyé directement en enfer (défaite 3/1).

Guillaume LEGRAND (n°540, 2199 points, 2 victoires) : 10/6. Les deux chiffres de sa soirée. C’est le moment que monsieur Disse-sisse choisit désormais pour accélérer (mené 2 sets à 0 et 10/6 contre Arnaud SELLIER, et mené également 10/6 à la belle contre Denis CHATELAIN). Comme c’est encore trop facile, a décidé d’attendre 10/4 au prochain match.

Pascal NOUVIAN (n°569, 2201 points, 3 victoires) : Le coup du chapeau. Ou plutôt du Hucliez (synonyme, maintenant à Amiens). Avec 3 victoires contre Denis CHATELAIN (3/0), Arnaud SELLIER (3/2) et Christophe HARLE (3/2, facile 12/10 au 5ème set). Les saint-quentinois ne disent plus : « Pascal nous transporte de bonheur ». Mais : « Pascal nous vian du rêve ».

Game-over:

Stéphane HUCLIEZ (3 victoires + double) : The Godfather. Comme Marlon BRANDO a reçu les saint-quentinois un à un à sa table. Ils se sont agenouillés. Et Stéphane CORLEONE leur a tendu la chevalière qu’il porte à la main gauche. Qu’ils ont embrassé. En échange, il leur a donné le baiser de la mort... Oui : Il baccio della morte. Avec 3 exécutions, en solitaire, de Antoine COLSON (3/2), Adrien DUCHAUSSOY (3/1) et Guillaume LEGRAND (3/0).

Arnaud SELLIER (0 victoire + double): Avec Denis CHATELAIN comme associé, a déjà créé une nouvelle page Facebook : « Si toi aussi tu mènes 10/6… ». Pas loin, mais au bout du compte une soirée dans le mal, avec des défaites 3/2 contre Guillaume LEGRAND et Pascal NOUVIAN, et 3/0 contre Antoine COLSON.

Christophe HARLE (0 victoire + double) : Quel goût le Beaujolais cette année ? Pour Christophe, le parfum de purge contre Adrien DUCHAUSSOY (défaite 3/1). Le goût de piquette contre Antoine COLSON (défaite 3/0). Et l’arôme de la loose contre Pascal NOUVIAN (défaite 3/2).

Denis CHATELAIN (0 victoire + double) : Un zéro présidentiel : François HOLLANDE & Nicolas SARKOZY like this. Avec un match contre Guillaume LEGRAND comme dans l’euphorie d’une soirée électorale (mais à la clé, défaite 3/2). Une belle cohabitation avec Arnaud SELLIER (pour une victoire 3/2 dans le double). Par contre atmosphère de fin de règne et de quinquennat contre Pascal NOUVIAN (défaite lourde et pesante 3/0). Et contre Adrien DUCHAUSSOY on avait l’impression qu’il avait déjà débuté sa chimiothérapie pour son cancer de prostate (défaite 3/1).

Raphaël CHATELAIN (Head in the books) : Le souci des équipes d’intellectuels, c’est que parfois ils passent des examens. La prochaine fois, pour le remplacer, comme son père Denis est nul, c’est son grand-père Alain qui quittera le bar pour jouer à sa place. Mais seulement si on trouve un maillot à sa taille.

Le détail:

Arnaud SELLIER (n°445, 2262 points) perd Guillaume LEGRAND (n°540, 2199 points) (8,9,-12,-7,-10)

Denis CHATELAIN (n°759, 2124 points) perd Pascal NOUVIAN (n°569, 2201 points) (-8,-7,-6)

Stéphane HUCLIEZ (n°151, 2579 points) bat Antoine COLSON (n°473, 2243 points) (6,-6,9,-4,-5)

Christophe HARLE (n°639, 2171 points) perd Adrien DUCHAUSSOY (n°538, 2234 points) (5,-7,-7,-7)

Arnaud SELLIER (n°445, 2262 points) perd Pascal NOUVIAN (n°569, 2201 points) (-9,5,-5,7,-2)

Denis CHATELAIN (n°759, 2124 points) perd Guillaume LEGRAND (n°540, 2199 points) (7,-7,-9,7,-10)

Christophe HARLE (n°639, 2171 points) perd Antoine COLSON (n°473, 2243 points) (-4,-2,-8)

Stéphane HUCLIEZ (n°151, 2579 points) bat Adrien DUCHAUSSOY (n°538, 2234 points) (8,-8,1,6)

Christophe et Stéphane battent Adrien et Antoine (8,5,8)

Denis et Arnaud battent Pascal et Guillaume (-48,-5,8,11)

Arnaud SELLIER (n°445, 2262 points) perd Antoine COLSON (n°473, 2243 points) (-7,-7,-7)

Stéphane HUCLIEZ (n°151, 2579 points) bat Guillaume LEGRAND (n°540, 2199 points) (2,6,8)

Christophe HARLE (n°639, 2171 points) perd Pascal NOUVIAN (n°569, 2201 points) (13,-7,8,-11,-10)

Denis CHATELAIN (n°759, 2124 points) perd Adrien DUCHAUSSOY (n°538, 2234 points) (-10,-8,9,-9)

Stéphane HUCLIEZ en pleine réflexion... Et se disant que, quitte à remplacer un CHATELAIN par un autre CHATELAIN, la prochaine fois il appellerait Nicolas.

Stéphane HUCLIEZ en pleine réflexion... Et se disant que, quitte à remplacer un CHATELAIN par un autre CHATELAIN, la prochaine fois il appellerait Nicolas.

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 09:13
J4: les résultats des autres équipes
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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 09:02

LA CRISE DE TACHYPICARDIE

Samedi 8 novembre 2014 : 4ème journée de la première phase.

La troisième journée avait été marquée par notre première victoire contre Courbevoie : Oui, on était bien... Hein Tintin ?

Mais Novembre frappe à notre porte. Et déjà il faut, sur le métier, remettre notre ouvrage…

Pour écourter toute tentative poétique : on joue contre Grand Quevilly, 6ème au classement. Et adversaire direct pour le maintien.

Une victoire ce soir, et nous pourrions desserrer les sandales, et commencer à écarter les doigts de pieds, sur le bord de la pistoche de la poule de N2F.

Et la victoire est effectivement arrivée : 8/5.

Mais longue à se dessiner (20h45). Et dans la douleur. Surtout pour notre muscle myocardique.

Nos petits cœurs picards, et nos coronaires amiénoises, ont été soumis à rude épreuve par les Haut-normands.

La soirée était pourtant partie sur de bonnes bases, sur un rythme régulier et sinusal, à un petit 75 battements par minute, après la victoire de Stéphane HUCLIEZ sur Ludwig LESEIGNEUR (3/1).

Mais dès le triomphe de Christophe HARLE contre Rudy GAUTHIER (3/2, 11/9 au 5ème set) : premier épisode de tachycardie ventriculaire, à 9/9 au dernier set.

Puis la mélodie du bonheur dans le fond de la salle après le match gagné d’Arnaud SELLIER contre Guillaume LIOT (3/1) : mais à la clé, deuxième épisode de tachyarythmie. D’euphorie cette fois. Malheureusement suivie de la défaite de Christophe HARLE contre Ludwig LESEIGNEUR (3/2), et du gain des deux premiers sets par Guillaume LIOT contre Raphaël CHATELAIN : début de nécrose myocardique…

On a donc fini le match directement branché au défibrillateur de la salle pour le dernier match de la journée, d’Arnaud SELLIER contre Rudy GAUTHIER. NONO menant tout d’abord 2 sets à 0, dans un fauteuil, de consultation. Puis à son tour mené 5/2 et 9/7 au 5ème set, en marchant sur des charbons ardents et sur le tapis mécanique de l’épreuve d’effort. Mais pour l’emporter dans un dernier souffle 13/11 au 5ème set.

Ouf….

On sort de réanimation cardiologique. Et on est pas mal désormais : avec 2 victoires et 1 nul ! Et 3ème ex-aequo au classement!

Plus qu’un résultat (nul ou une petite victoire), sur l’un des 3 derniers matchs, et l’on pourra allumer le barbecue près de la piscine. Et y brûler nos patchs de trinitrine.

Les grands-quevillais

Si TANG (n°108, 3 victoires + double) : The Master. Avec la puissance du Kraken. Dur sur la balle, dur sur l’homme : une pression de tous les instants. Des top-spins coup droit moulinés dans toutes les positions, et dans tous les sens. Avec l’impression qu’il a plusieurs bras. Comme une pieuvre. Surtout quand dans les bâches, Tang t’accule.

Guillaume LIOT (n°459, 1 victoire + double) : Victime d’une cryodessication d’entrée contre Arnaud SELLIER (défaite 3/1). Après avoir mené 2 sets à 0 sur Raphaël CHATELAIN, sa main gauche magique s’est ensuite transformée en poudre : oui, une LIOTphylisation en direct (défaite 3/2, 11/9 au 5ème set). Après réhydratation, c’était de nouveau Guillaume et les garçons à table ! : a retrouvé tout son talent pour châtier Christophe HARLE 3/1 (mais victoire après le score acquis).

Ludwig LESEIGNEUR (1994 points, 1 victoire) : Ce n’était pas dimanche, mais c’était déjà le jour du LESEIGNEUR sur Christophe HARLE (victoire 3/2). Malheureusement plutôt dans la peau d’un hobbit, et plus vraiment dans le rythme lyrique, comme dans LESEIGNEUR des anneaux, contre Stéphane HUCLIEZ (défaite 3/1) et Raphaël CHATELAIN (défaite 3/0).

Rudy GAUTHIER (n°777, 0 victoire) : Belle dynastie que celle des GAUTHIER. A Théophile le Capitaine Fracasse. Mais à Rudy, malheureusement, le Capitaine fracassé. Avec 3 défaites, dont deux très cruelles 11/9 et 13/11 au 5ème set contre Christophe HARLE et Arnaud SELLIER.

Les encore-plus-grands-amiénois

Stéphane HUCLIEZ (n°151, 2 victoires) : Après 2 victoires contre Ludwig LESEIGNEUR (3/1) et Rudy GAUTHIER (3/0), Denis BROGNIART l’a passé dans le camp des Rouges. Et contre, Si TANG a dû laisser pour la première fois son totem d’immunité, avec une première défaite 3/0. Pas grave, le regagnera lors du prochain épisode de KOH-LANTA contre Saint-Quentin, dans 15 jours.

Raphaël CHATELAIN (n°322, 2 victoires + double) : Dans le bateau ivre de la Nationale 2, même si ça tangue contre SI (défaite 3/0), a finalement réussi à rejeter Guillaume à LIOT (victoire 3/2). Et pour conclure, ne s’est pas fait prier contre LESEIGNEUR, avec une victoire canonique 3/0 : Ite missa est.

Arnaud SELLIER (n°445, 2 victoires + double) : La prochaine fois qu’il doit choisir entre tester la nouvelle collection de couteaux Guy DEGRENNE de NABILLA dans une chambre d’hôtel, et un match contre Si TANG, il choisira probablement plutôt la première. Au moins avec elle tu as une chance de t’en sortir. Car boucherie 3/0 contre l’impitoyable Si TANG. Mais a tout de même pu célébrer son anniversaire avec 24 heures d’avance contre Guillaume LIOT (victoire 3/1) et Rudy GAUTHIER (victoire 3/2). En soufflant ses bougies dans un dernier souffle, contre ce dernier, 13/11 au 5ème set.

Christophe HARLE (n°639, 1 victoire) : Toutes ces années passées comme équipier des Benoît VAQUIER, Laurent CANY, Simon AMBEZA et consorts, commencent à déteindre à retardement. Oui, DUDU aura un peu couiné cet après-midi. Et hier soir, ce n’est pas un drone qui est passé au dessus de la centrale nucléaire de PENLY, à une petite centaine de kilomètres de Rouen. Mais la séparation qu’il aura shootée contre Ludwig LESEIGNEUR (défaite 3/2) : dédicace Zhang Jikesque... Mais auparavant Christophe aura gravé un nom supplémentaire sur le manche de sa raquette : celui de Rudy GAUTHIER (victoire 3/2, 11/9 à la bagarre et au 5ème set).

Le détail du match :

Stéphane HUCLIEZ (2579 points, n°151) bat Ludwig LESEIGNEUR (1994 points) (10,8,-9,5)

Christophe HARLE (2171 points, n°639) bat Rudy GAUTHIER (2120 points, n°777) (-12,8,-9,9,9)

Raphaël CHATELAIN (2364 points, n°322) perd Si TANG (2665 points, n°108) (-9,-7,-5)

Arnaud SELLIER (2262 points, n°445) bat Guillaume LIOT (2263 points, n°459) (8,-4,4,9)

Stéphane HUCLIEZ (2579 points, n°151) bat Rudy GAUTHIER (2120 points, n°777) (5,3,6)

Christophe HARLE (2171 points, n°639) perd Ludwig LESEIGNEUR (1994 points) (7,-9,9,-8,-6)

Arnaud SELLIER (2262 points, n°445) perd Si TANG (2665 points, n°108) (-3,-5,-9)

Raphaël CHATELAIN (2364 points, n°322) bat Guillaume LIOT (2263 points, n°459) (-11,-6,6,6,9)

Raphaël et Arnaud battent Rudy et Ludwig (7,3,5)

Christophe et Stéphane perdent Si et Guillaume (-8,-9,-8)

Stéphane HUCLIEZ (2579 points, n°151) perd Si TANG (2665 points, n°108) (-11,-4,-7)

Raphaël CHATELAIN (2364 points, n°322) bat Ludwig LESEIGNEUR (1994 points) (3,7,1)

Arnaud SELLIER (2262 points, n°445) bat Rudy GAUTHIER (2120 points, n°777) (7,3,-7,-7,11)

Christophe HARLE (2171 points, n°639) perd Guillaume LIOT (2263 points, n°459) (-12,8,-2,-8)

Bilan : 0 perf, 1 contre, 1 carton jaune (Christophe HARLE shoot de séparation)

Encore quelques extrasystoles ce matin.

Encore quelques extrasystoles ce matin.

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 07:35
Abbeville 8 / Saint Quentin 0

Abbeville 8 / Saint Quentin 0

Béthune 4 / Chelles 8

Béthune 4 / Chelles 8

Grand Quevilly 6/ Sarrebourg 8

Grand Quevilly 6/ Sarrebourg 8

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 06:53

L’important c’est les 3 points

Samedi 18 octobre 2014. 3ème journée et réception de Courbevoie.

Un match couperet entre les courbevoisiens 8ème de la poule avec 2 points, et nous-mêmes (oui, quand on gagne je fais partie de l’équipe), 5ème avec 3 points.

Heureusement les mesures de prévention anti-virus Ebola n’étaient pas encore obligatoires salle Albéric Labaume. Sinon les amiénois n’auraient jamais pu entrer dans le gymnase.

Et peut-être même qu’on les aurait reconduits à la frontière. Et collés dans un avion, direction la Guinée Equatoriale. Oui, l’amiénois était chaud et fiévreux cet après-midi. Sa température rectale devait avoisiner les 40°C.

Mais après un rapide bilan, les grands professeurs américains ont du se rendre à l’évidence : ça n’était au définitif que la fièvre du fight, le fébricule de la victoire.

Les amiénois n’auront été mené 1/0 qu’après la victoire d’entrée de Jérôme VITEL sur Arnaud SELLIER. Stéphane HUCLIEZ, mené 2 sets 0 sur Mehdi BACHELET chauffera la machine et réajustera la mire, pour égaliser à 1 point partout. Puis victoire de Raphaël CHATELAIN 3/0 sur Giovanni BERNARDI, défaite 3/1 de Christophe HARLE sur Bruno PEREZ : 2 points partout. Vient le trou d’air et le petit coup de moins bien mental des courbevoisiens, menés 7/3 après les doubles. Pour terminer par une double victoire de Stéphane HUCLIEZ et Raphaël CHATELAIN, pour clôturer le score à 8/3.

Une belle victoire, qui fait du bien au moral. Et nous replace dans le gras du bide de la poule. Oui le ventre mou. Un peu à distance des deux dernières places, qui propulseront deux malheureux dans le royaume des ténèbres de la Nationale 3 à la fin du mois de décembre.

Mais rien n’est encore acquis. Le chemin est encore long. Place déjà au prochain match. Dans 3 semaines. A l’extérieur. En terre normande, à Grand-Quevilly. Pour tenter de garder notre totem d’invincibilité.

Mais oui, Didier DESCHAMPS : le groupe vit bien. Et tant au niveau tè-ke-ni-que que ta-ke-ti-que, je crois que, il-y-a de-la-qualité.

Les hypothermiques

Jérôme VITEL (n°370, 1 victoire) : Très frais sur son premier match contre Arnaud SELLIER, avec des revers en ligne sirupeux : Vitel-menthe, avec une victoire 3/1. Par contre Stéphane HUCLIEZ ne dira plus : « J’ai battu le capitaine de Courbevoie qui dilue son Havana-Club à l’eau plate», mais : « J’ai rhum-vitel » (défaite 3/0).

Mehdi BACHELET (n°351, 0 victoire) : Un très gros premier match sur Stéphane HUCLIEZ, menant 2 sets à 1 et 8/7. Mais laissera passer sa chance, pour venir s’éteindre 11/9, au 5ème set. Puis finira la rencontre Lost in Translation, comme un Bill MURRAY hagard contre Arnaud SELLIER (défaite 3/1) et Raphaël CHATELAIN (défaite 3/0). Ne dites plus : « Mehdi, smatche les balles dans les séparations Cornilleau !», mais « Bache-les !».

Giovanni BERNARDI (n°443, 0 victoire): Don Giovanni ce soir. Mais aura connu la même fin dramatique que le héros de l’opéra de Mozart: englouti et crâmé dans les flammes de l’enfer. Par les Commandeurs CHATELAIN (3/0), SELLIER (3/1) et HUCLIEZ (3/0).

Bruno PEREZ (n°442, 2 victoires): A Amiens, la tour Perret. A Courbevoie, la tour Perez. La balise aura tout de même guidé ses partenaires dans leur voyage au bout de la nuit picarde. Avec 2 victoires solides, 3/1 sur Christophe HARLE, et 3/2 sur Raphaël CHATELAIN.

Les hyperthermiques

Stéphane HUCLIEZ (n°151, 3 victoires + double) : 26°C dehors, réouverture des marchands de glace, les jeunes filles en fleurs et en minijupes. Oui, Amiens c’était le Cap d’Agde cet après-midi. Stéphane avait donc commencé la rencontre en tongs contre Mehdi BACHELET, et sans retirer ses lunettes de soleil. Puis, mené 2 sets à 0, se retrouva obligé de glisser le bleu de chauffe. Enfin, juste le bermuda. Pour ne plus perdre un set de la rencontre : avec des victoires 3/2 contre Medhi BACHELET, 3/0 contre Jérôme VITEL et Giovanni BERNARDI, et 3/0 dans le double associé à Christophe.

Raphaël CHATELAIN (n°322, 2 victoires (1 victoire score acquis) + double) : Un ratio victoires / heures passées à l’entrainement, assez impressionnant. Un peu comme Benoît VAQUIER, notre autre génie du tennis de table. Avec d’ailleurs des trajectoires assez similaires : Raphi ayant toute la journée le nez plongé dans ses cours de médecine. Benito dans ceux de FIFA 2014.

Arnaud SELLIER (n°445, 1 victoire + double) : Après la séance héroïque « Les deux tours » sur Jérôme VITEL (défaite 3/1), un dernier volet, lyrique et très convaincant contre Mehdi BACHELET : « Le retour du Roi » (victoire 3/1). Oui, tu peux trembler gobelin de la poule de N2F : Aragorn SELLIER is back !

Christophe HARLE (n°639, 1 victoire + double) : Contre l’intraitable Bruno PEREZ, a montré qu’on ne pouvait s’empêcher de vieillir (défaite 3/1). Mais contre Bernardi GIOVANNI a prouvé qu’on pouvait s’empêcher de devenir vieux (victoire 3/1, pleine de fougue, et de panache). Avec une nouvelle très grosse performance. Les Sarrebourgeois s’étaient déjà farcis les pneus du type de la fédération qui a classé Christophe seulement n°639. Giovanni BERNARDI va désormais juste lui cramer sa maison.

Pourtant Jérôme VITEL avait correctement équipé ses coéquipiers.

Pourtant Jérôme VITEL avait correctement équipé ses coéquipiers.

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 06:50

Première victoire amiénoise !

L’Amiens Sport Tennis de Table affrontait ce samedi 18 octobre, pour la troisième journée du championnat de Nationale 2, Courbevoie, dernier de la poule. Pour un match déjà décisif.

Et les amiénois se sont imposés, dans leur antre, salle Labaume, avec la manière: 8/3.

Ils peuvent désormais aborder la suite du championnat avec plus de sérénité. Mais rien n’est encore acquis. Et il faudra de nouveau enfiler la tenue de combat dans 3 semaines, à l’extérieur, à Grand Quevilly.

Stéphane HUCLIEZ (n°151) : toujours invaincu et indestructible, avec encore 3 victoires ce soir, 3/0 contre Jérôme VITEL (n°370) et Giovanni BERNARDI (n°443), et 3/2 à l’énergie contre Mehdi BACHELET (n°351).

Raphaël CHATELAIN (n°322) : en grande forme ce soir, épinglera à son tableau de chasse Giovanni BERNARDI (n°443) et Mehdi BACHELET (n°351), 3 sets à 0. Et ne viendra mourir que 11/9 au 5ème set contre Bruno PEREZ (n°442), pour une seule défaite 3 sets à 2.

Arnaud SELLIER (n°445) : très en jambes et en verve ce soir, a ouvert son compteur de victoires contre Medhi BACHELET (n°351), avec une très belle performance à la clé (3 sets à 1). Il s’était incliné 3/1 dans le match d’ouverture contre le capitaine courbevoisien Jérôme VITEL (n°370)

Christophe HARLE (n°639) : sur le même rythme, et avec toujours la même envie et la même rage depuis le début de saison : s’inclinera 3/1 contre l’impitoyable Bruno PEREZ (n°442). Mais battra avec la manière, et avec également une très belle performance au bout, Giovanni BERNARDI (n°443).

Le détail

Stéphane HUCLIEZ (2579 points, n°151) bat Medhy BACHELET (2333 points, n°351) (-5,-8,5,8,9)

Arnaud SELLIER (2262 points, n°445) perd Jérôme VITEL (2319 points, n°370) (9,-6,-9,-8)

Raphaël CHATELAIN (2364 points, n°322) bat Giovanni BERNARDI (2263 points, n°443) (7,6,4)

Christophe HARLE (2171 points, n°639) perd Bruno PEREZ (2264 points, n°442) (-4,-10,7,-3)

Stéphane HUCLIEZ (2579 points, n°151) bat Jérôme VITEL (2319 points, n°370) (7,10,6)

Arnaud SELLIER (2262 points, n°445) bat Medhy BACHELET (2333 points, n°351) (3,8,10)

Christophe HARLE (2171 points, n°639) bat Giovanni BERNARDI (2263 points, n°443) (-6,12,6,8)

Raphaël CHATELAIN (2364 points, n°322) perd Bruno PEREZ (2264 points, n°442) (-10,9,-8,5,-9)

Stéphane et Christophe battent Bruno et Mehdi (6,11-4,8)

Raphaël et Arnaud battent Jérôme et Giovanni (9,4,-9,12)

Stéphane HUCLIEZ (2579 points, n°151) bat Giovanni BERNARDI (2263 points, n°443) (-9,9,5,5)

Raphaël CHATELAIN (2364 points, n°322) bat Medhy BACHELET (2333 points, n°351) (5,3,6)

Bilan : 2 perfs, 1 contre, 0 carton

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 20:03

Oui, la FFTT t’impose une nouvelle réforme.

Après le passage des équipes à 4 joueurs. Maintenant les rencontres en 14 points, au lieu des 18 matchs de la saison passée. Soit 3 simples et un double. Au lieu de 4 simples et un double par joueur. La situation est effectivement dramatique.

Les experts de la Hérain est mon royaume, montent donc une fois de plus au créneau.

L’équilibre fragile du pongiste français est perturbé. Et il s’agite en tous sens. Comme ton slip, accroché sur une corde à linge. Et livré au vent mauvais. Enfin, seulement si un jour te venait l’idée de le laver. Puis de le faire sécher.

Donc le mur des lamentations fait de nouveau Open-bar.

Parce que le joueur de ping-pong est une chialeuse.

L’agencement parfait de ton championnat autistique, dans lequel tu évolues depuis 30 ans, est bouleversé. Et tu t’exprimes. Mais comme Dustin Hoffman dans Rain Man :

« Les incapables de la FTT…Ils ont tué mon sport ! »

« Ils ont détruit la convivialité !.... Mon après-midi avec mes potes ! »

« Tant pis j’arrête. Je range ma raquette ! »

« Oh non alors…Je ne vais pas faire 300 km pour ne jouer que 3 matchs ! »

Mais pourquoi donc ?

Ce sera trop court et trop rapide ? Maman, elle, a pourtant pris l’habitude, et depuis longtemps.

Ton nouveau vernis à ongles Yves Rocher n’aura pas le temps de sécher ?

Ta nouvelle mise en plis Jean-Louis David ne sera jamais sèche?

Non.

Le malentendu réside dans le fait que le Championnat Français regroupe finalement deux catégories de pongistes :

- Les compétiteurs : les Shoguns, les prétoriens, aux mâchoires carrées et aux abdoches-tablettes de chocolat.

- et les hippies : mi-cool, mi- gras du bide, tendance youkaïdi-youkaïda, et Peace and Love.

Les premiers s’entrainent toute la semaine, comme des chiennes. Ne sont mus que par l’odeur du sang, comme les piranhas ou les murènes. Vont au match comme à la guerre. Urinent sur le corps de leurs ennemis, avant de les brûler. Et iront cracher sur vos tombes.

Les seconds tapent la balle toutes les trois semaines, et plutôt cinq minutes avant le match. Rigolent avec leurs adversaires. Mais en essayant quand même de les niquer (ça reste du ping). Et à la fin du match fument tous ensemble le calumet de la paix. Puis partagent un trois-feuilles, ou un encas au saindoux et au pâté. Ça dépend de la saison. Et des arrivages de ton dealer.

Alors c’est vrai que les seconds sont plus nombreux en départementale ou à l’échelon régional. Mais pas de règle ni de généralisation excessive. Toi aussi, tu connais à ce niveau des joueurs qui empaleraient leur sœur, tueraient père et mère, et seraient prêts déclencher la guerre thermo-nucléaire, juste pour gagner un match. Inversement, tu as déjà également croisé en Nationale des individus, directement sortis de la maison bleue, adossée à la colline. Oui, la maison où, ceux qui vivent là ont jeté la clé. Enfin, si on en croit Maxime Le Forestier.

Certains joueurs ont même connu les deux univers, les deux côtés de la Force. Mais sont désormais, pour la plupart, obligés de respirer comme des asthmatiques sous un gros casque noir. Et connaissent ton père. Mais seulement si tu te prénommes Luc.

Le match de championnat du week-end, pour les Archanges de la mort, reste donc la consécration de la semaine. Le mètre-étalon. Juste pour jauger de leur état de forme. Leur credo : Search, find and destroy. Les 300 kilomètres pour aller au combat, et en découdre avec l’adversaire, ne leur font pas peur. Ils les feraient à pied, ou en marche arrière. Avec le pas du moon-walk si nécessaire. Pour mémoire, en 1934 les gardes rouges ont marché 12000km à travers la Chine, pieds nus, et fouettés par Mao. Et au 7ème siècle avant Jésus Christ, les Juifs ont fait un footing de 40 jours en plein désert, aux côtés de Moïse. Juste pour l’échauffement.

Ne faire qu’un match ou deux ne bouleverse pas plus que cela ces machines de guerre. Du moment qu’au score acquis, ils peuvent respirer l’odeur de putréfaction qui monte des corps de leurs adversaires. Lorsqu’ils commencent à se décomposer sous les néons de la salle. L’odeur de la victoire. Presqu’aussi bonne que celle du napalm au petit matin. L’essentiel est en effet que le job soit fait. Et bien fait.

Alors effectivement cette mentalité de Spetsnaz ne sied pas aux Big Lebowski du ping-pong. Qui commencent par offrir un café à leurs adversaires du jour (sans y rajouter de Tranxène. Ce qui est une faute de goût). Leur glissent des fleurs dans les cheveux, en leur demandant des nouvelles de la famille. Toutes choses que n’aurait jamais, mais alors vraiment jamais fait, Kayser Sauze... On ouvre le sac de ping pour l’aérer, et laisser s’échapper les mites qui y séjournent depuis le dernier match. La compo est tirée à la courte-paille. Et on s’échauffe deux minutes. Enfin, surtout la langue.

Alors oui, convenons-en, il existe effectivement un championnat à deux vitesses.

Celui du fight, du combat, de la défonce, et du résultat. Que tu joues avec le polo en Mithril de Frodon.

Et celui du café du commerce, tendance belote ou mikado. Que tu joues en portant sur le dos la chemise rayée de Charles Ingalls.

Les deux modes de participation pourraient continuer à cohabiter dans la configuration actuelle du championnat. Mais il est vrai que ça revient à faire vivre sous le même toit, Winnie L’ourson et l’Exterminateur d’Alien.

Ne perdons toutefois pas de vue que l’objectif de la fédération, par cette réforme, est de raccourcir la durée des matchs. Afin de faciliter les enchainements de rencontres, dans des salles parfois saturées. Mais également d’abréger les souffrances du public. Reconnaissons-le : des matchs de 4-5 heures c’est beaucoup trop long. Des décès ont été signalés dans les tribunes, avec des morts d’ennui, ou de vieillesse.

Mais regarde donc cette nouvelle formule à 14, plutôt que 18 matchs.

Plus rapide : tu seras plus vite rendu à l’apéro. Et tu pourras t’empiffrer plus rapidement de bâtons de Berger, en évoquant les caprices de la météo et les variations pondérales de Gignac ou de ta copine.

L’arrêt au score acquis serait également un plus. Nous l’attendons avec impatience.

Car, quand tu te délectes de la compét, les matchs après la défaite, ou la victoire (si tu as la chance d’évoluer dans une équipe de gros chatteux), n’ont en effet plus du tout la même saveur. Un peu comme le goût des yaourts bulgares, light et au bifidus, que s’enfile maman.

Alors tu es déçu de ne pas jouer plus de matchs, lors de chaque rencontre de championnat ?

Mais il y a une foultitude de compétitions à côté : les quatre tours du critérium fédéral, les coupes départementales, les interclubs, les intertrucs, les interbidules, les compéts vétérans, les tournois, les finales nationales, le Bernard Jeu (mais qui changera cette année de formule et de nom, pour devenir nous l’espérons tous, le Bernard Game).

Bon admettons. Admettons que Maman ne te donne un billet de sortie, et ne t’autorise à faire QUE le championnat par équipes. Et uniquement le championnat par équipes.

Qu’est ce qui t’empêche, une fois le match terminé, de continuer à jouer avec tes adversaires du jour? De faire des tables montantes, une tournante, ou un beer-pong ? La salle sera prise par une autre rencontre ? Pas grave, tu files au resto avec tes copains, tu te goinfres, et tu reviens après pour la digestion. Pour retaper.

Tu vois, les spécialistes de la Hérain est mon Royaume n’ont que de bonnes idées à t’apporter. Avec nous, plus de problèmes : que des solutions. Et encore, on n’a même pas sorti le joker ultime : ton inscription en championnat UFOLEP. Dans lequel tu peux jouer en jean ou en tongs. Mais attention, autre règlement : après 3 nets de suite, tu perds le set. Et à 7/0, tant, pis, match perdu.

Pour nous, en fait, le plus gros malentendu réside surtout dans la schizophrénie paranoïde du pongiste français. Le ping-pong est un sport individuel, un sport de combat. Moins taffioleux que les échecs, mais plus fin et délicat que l’Ultimate Fight. Un sport individuel et égoïste. Un sport où il faut tuer. Ou être tué. Un sport où, au définitif, tu joues seul, tout seul, dans ton petit ben.

Comme Mowgli dans la jungle.

Et pourtant, depuis tout petit, on te conditionne, et on ne te lave le citron, que pour évoluer dans le championnat par équipes. La seule véritable compétition semble-t-il en France. Alors qu’en fait, intrinsèquement, et par essence, tu ne penses qu’à jouer pour ta gueule. En solo.

Combien de fois, alors que ton équipe venait de prendre 18/2, as-tu croisé le regard satisfait et triomphant d’un coéquipier. Juste parce que lui, ce fumier de lapin, avait remporté ses deux matchs ?

Non en fait le ping-pong est le seul sport individuel dans lequel on ne pense qu’à jouer en équipes. L’instinct grégaire et frileux de l’activité. Mais un peu sidérant au définitif. Un sujet sur lequel les psychiatres pourraient écrire des thèses. S’ils savaient enfiler des baskets. Et aligner deux tops.

Mais au final, un championnat par équipes qui sied de plus en plus mal à l’évolution des mentalités, toujours plus individualistes. Car désormais les joueurs ne veulent plus de carcan, ne veulent plus jouer que quand ils le souhaitent, comme ils le souhaitent. Plus de contraintes. Et les 14 journées de championnat en sont une désormais.

Tu penses que la chute des licenciés, les arrêts en rafale ou le grossissement annuel de ton pool de remplaçants, ne sont liés qu’à la réforme ?

Non.

Malheureusement l’érosion a commencé il y a bien longtemps. La réforme ne fait que l’accompagner, peut-être parfois en l’accélérant maladroitement, mais sans parvenir pour le moment à bloquer la spirale infernale.

Regarde la moyenne d’âge de tes coéquipiers. Sans parler de celle des arbitres et de tes dirigeants. Le tennis de table est un sport qui vieillit. Et qui vieillit mal. Moins de compétiteurs, plus de joueurs loisirs, et pour les pratiquants compétiteurs, ton gymnase qui ressemble de plus en plus à la salle à manger de la maison de retraite de Boulzicourt. On est quand même le seul sport où les gamins de 11 ans, grâce à leurs coéquipiers, en savent dix fois plus que n’importe quel gériatre sur la pathologie de l’adénome de prostate, les symptômes débutants de la maladie d’Alzheimer, et la météo des quinze prochains jours.

Alors oui, il est urgent de réformer. D’aller rechercher des jeunes. Et des féminines. Et pas seulement pour qu’elles te préparent tes sandwichs.

Car ton modèle de championnat par équipes, que tu connais depuis que tu es en âge d’atteindre seul l’urinoir accroché à l’extérieur de ta salle, semble avoir atteint ses limites.

Il faut renouveler le système.

Et si l’avenir résidait dans le développement des compétitions individuelles ? A type de tournois, à l’instar de ce qui se fait dans le tennis ? Plus dans l’air du temps, et des mentalités individualistes. Tu peux regretter cet état de fait, mais tu ne peux aller contre. Les joueurs s’inscriraient et participeraient, ou non, en fonction de leurs envies, du programme télé, de leur emploi du temps ou de celui de Maman. Tu pourrais toujours y rencontrer tes potes.

Tu es réfractaire au changement. C’est normal, tu es français. Et peut-être fonctionnaire.

Mais toutes ces réformes ne seraient-elles pas plus en adéquation avec l’évolution des mentalités ?

Alors c’est sûr, probablement pas ta mentalité, plus axée sur le bénévolat, la camaraderie et probablement la binouze. Tu peux pleurer sur ton défunt championnat par équipes. Mais note que tu chiales surtout sur ton passé, sur les robes vichy, le minitel, les disques de Sheila et Ringo. Et Patrick Hernandez.

Le ping-pong se meurt, et ton championnat est sous assistance respiratoire. Mais toi tu es définitivement Born to be alive.

Rassure-toi, les réformes ne t’empêcheront pas de continuer à jouer avec tes potes. Au besoin en retournant des plateaux en bois sur les billards, et le baby-foot, dans l’arrière-salle du Balto. L’avantage ?

Ben, tu seras déjà sur place pour l’apéro.

Oui, comme nous, le Dude se retrouva fort dépourvu, quand la réforme fut venue.

Oui, comme nous, le Dude se retrouva fort dépourvu, quand la réforme fut venue.

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 19:09
Avant-première Amiens/Courbevoie

Samedi soir, salle Labaume, pour les cinéphiles courbevoisiens, projection de "La ligne verte". Un film très émouvant avec Tom Hanks et John Coffey. Mais qui meurt à la fin. Et malheureusement à chaque rediffusion.

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