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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 09:01
Le calendrier de l'équipe de l'ASTT1, Nationale 2 poule F, 1ère phase de la saison 2014/2015

Le calendrier de l'équipe 1 amiénoise:

Samedi 20 septembre 2014 : Abbeville AC 1 / ASTT1

Samedi 27 septembre 2014 : ASTT1 / Sarrebourg TT1

Samedi 18 octobre 2014 : ASTT1/ Courbevoie Sport TT2

Samedi 8 novembre 2014 : Grand Quevilly 2 / ASTT1

Samedi 22 novembre 2014 : ASTT1 / Saint Quentin TT2

Samedi 6 décembre 2014 : Béthune ASTT1 / ASTT1

Samedi 13 décembre 2014 : ASTT1 / Chelles TT1

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 08:57
Les équipes de Nationale 2, poule F, 1ère phase de la saison 2014-2015

Les équipes de la poule N2F:

Abbeville AC 1

Béthune ASTT1

Grand Quevilly 2

Sarrebourg TT1

Chelles TT1

Saint Quentin TT2

Courbevoie Sport TT2

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 19:48

L'AMIENS SPORT TENNIS DE TABLE organise les 13 et 14 Septembre 2014 dans la salle spécifique Albéric LABEAUME (304, rue Gaulthier de Rumilly, Amiens) son grand tournoi annuel de tennis de table.

Il se déroulera sur 20 tables avec des balles oranges.

Le Juge Arbitre sera Dany BOURRE (JA3).

Ouverture de la salle : le samedi à 10h00, et le dimanche à 7h30.

Dans tous les tableaux la limite est fixée à 60 inscriptions.

Disputé par poules de 3 joueurs au premier tour, puis 2 qualifiés par poule pour les tours suivants dans un tableau à élimination directe.

Le tournoi est doté d'une valeur de 4000,00 euros.

La série D jeunes est dotée de lots ou de bons d'achat.

Chaque joueuse et joueur peut s'inscrire dans 2 séries maximum par journée.

Les féminines pourront participer aux séries messieurs.

Les engagements seront à faire parvenir par courrier avant le 12 septembre 2014 à l'adresse suivante: AMIENS SPORT TT 304, rue Gaulthier de Rumilly 80000 AMIENS.

Par mail: astt@wanadoo.fr, jusqu'au vendredi 12 heures, inscriptions par retour mail confirmées.

Contact Christophe 06 59 15 56 52

Les chèques bancaires pour les droits d'engagement sont à libeller à l'ordre de

AMIENS SPORT TT.

BON TOURNOI !

TOURNOI NATIONAL de l'AMIENS SPORT TENNIS de TABLE les 13 et 14 septembre 2014
TOURNOI NATIONAL de l'AMIENS SPORT TENNIS de TABLE les 13 et 14 septembre 2014
TOURNOI NATIONAL de l'AMIENS SPORT TENNIS de TABLE les 13 et 14 septembre 2014
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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 12:59

Chapitre 6. Fight Club

« Si c’est votre premier soir au Fight Club, vous devez vous battre. »

Tyler DURDEN = gonzesse (graffiti sur le mur de la salle).

Ça te surprend, mais à l’heure à laquelle on devrait commencer à jouer, les joueurs adverses sortent le pâté et le saucisson, et les subalternes de Jean-Claude les bouteilles de Beaujolais.

Finalement ça ressemble singulièrement aux séances d’entrainement.

Au bout d’une heure tu commences à affronter des joueurs au bide plein, les yeux rougis, et entre 2 et 3 g d’alcoolémie. Malgré ton jeune âge et ton inexpérience tu termines donc la rencontre invaincu. Jean-Claude fait une bulle, après avoir défoncé 3 séparations et le mur des vestiaires. Mais tes autres co-équipiers ont été impériaux : des épées.

Et la soirée s’achève par la sortie de ta mère du club-house, en furie. Suivie de Jean-Claude, l’œil poché. Il se serait pris accidentellement la porte dans la figure, à priori. Mais jamais tu n’aurais cru qu’elle pouvait laisser une trace sur la joue ressemblant aux cinq doigts d’une main.

Au retour tu voyageras devant. Probablement pour te récompenser de ta prestation de Campione.

JC, sur le siège du milieu, à l’arrière, l’air renfrogné, ne l’ouvrira pas durant toute la durée du retour. La déception d’avoir bullé probablement.

Mais bizarrement, malgré ce triomphe collectif, plus jamais ta mère ne vous emmènera en compét. JC vous convoiera désormais sans sa DS noire. La même que celle du Général de Gaulle, année 1969.

Mais ce soir tu passes ta tête à la fenêtre de la voiture maternelle.

Le vent fouette doucement ton visage de winner. On approche de Breteuil-Wawignies. Ça sent la merguez et la chipolata. Le barbecue…

L’odeur de la victoire…

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 12:54

Chapitre 5. Première cape.

« Voici ma liste des 23. »

Didier DESCHAMPS, non classé.

Ça y est. Après 3 semaines d’entrainement (soit trois séances), tu joues ton premier match.

JC t’a sélectionné pour la rencontre du vendredi soir contre le Spartak Crouy-en-Brie.

Obligé, sinon ils n’étaient que 5. Et puis surtout ta mère a une voiture break pour emmener l’équipe.

Ça permet à Jean-Claude de monter devant pour lui indiquer le chemin. Et surtout la dragouiller finement. A la JC, quoi.

Arrivés devant la porte de la salle : fermée. Normal, les joueurs de l’équipe d’en face n’arriveront que 5 minutes avant le début de la rencontre. Et passeront un quart d’heure à monter les tables et la salle.

Un laps de temps suffisant pour que JC t’explique sa philosophie du tennis de table dans les vestiaires.

Parce que le ping-pong pour Jean-Claude est un sport de combat. Une lutte à mort au cours de laquelle tu dois détruire ton adversaire techniquement, physiquement et moralement.

D’où le JC pour Jacky Chan.

Pas Jésus Christ. Pour Jean-Claude un hippie qui avec 12 types sous la main n’a même pas pu constituer une équipe correcte de ping. Et qui en plus tendait la joue droite après avoir pris une patate sur la joue gauche. Incompréhensible…

Jean-Claude t’explique que le ping-pong c’est 1/3 de technique, 1/3 de physique et 1/3 de mental. Enfin, au haut niveau... A celui auquel évolue JC, le mental compte pour plus de 95%.

Ce qui compte par-dessus tout c’est de détruire psychologiquement son adversaire. Tout est bon pour le déstabiliser. Le temps mort au premier set à 1/0, les attaques sur le physique du joueur d’en face, avec les allusions sur la taille de son petit zizi, les tcho sur les balles volées ou les services ratés, l’œil du tigre et le regard du tueur, provocateur, dans les yeux de l’adversaire à chaque point sur poussette gagné…

Le ping-pong c’est comme Highlander. A la fin il ne peut en rester qu’un.

Non, tu n’oublieras jamais le coaching mental de Conrad MacLeod-Jean-Claude.

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 12:49

Chapitre 4. JC-Training

“Train like an animal. Play like a beast.”

Jean-Claude was here.

Premier entrainement avec JC.

Ta mère t’a mis des BN dans ton petit sac. La prochaine fois Jean-Claude te demande de plutôt ramener des Curly. Le chocolat ne fait en effet pas bon ménage avec le Ricard.

Il te donne un maillot jaune du Berzicourt-Club. Délavé. Mais ce qui prouve qu’il est quand même allé plusieurs fois en machine.

Le propre maillot de JC. Quand il avait 10 ans. Oui, tu as du mal à imaginer qu’il ait pu être un enfant, un jour. Mais le message est fort. Jean-Claude est en fait un sentimental.

Et puis c’est le seul maillot taille jockey du club. Le dernier jeune formé au club, ben en fait c’était Jean-Claude.

Tu saisis cette relique, comme si le visage du Christ était imprégné dessus. Et tu l’enfiles.

Comme Bruce Wayne et son costume de héros batmaniesque. Tu te sens invincible. Pourtant pour le moment tes supers-pouvoirs se limitent à l’apprentissage du décapsulage de bières. Oui JC insiste beaucoup sur la réhydratation d’avant séance. Pour éviter le coup de bambou dû à la déshydratation.

C’est quand même dingue le nombre de nouveaux trucs que tu apprends avec JC. De nouveaux mots de vocabulaire et de nouvelles définitions également. Jusqu’alors tu pensais que maquereau c’était un poisson de l’Atlantique Nord, et cochonne, un animal de la ferme. Tu découvres qu’en fait l’un, c’est le métier de Jean-Paul, et l’autre la profession de la femme du boulanger.

Et puis plein d’histoires drôles qui déclenchent des rires gras mais auxquelles tu ne pipes rien. Pas grave, tu les re-raconteras à ta mère pour qu’elle te les explique.

Après une heure de debrief ricardisé, c’est l’heure d’y aller. Jean-Claude te donne ta raquette : un bois Gergely, avec deux picots secs Amouretti. Il t’explique les règles du tennis de table. Qui tiennent finalement en une phrase : ça joue en 3 sets de 11 points, et tu remets une fois de plus la balle sur la table que ton adversaire.

La gestuelle maintenant : Jean-Claude te montre comment faire un service, puis un coup droit, puis un revers. La plus belle démonstration de Air ping-pong de tous les temps.

Il tourne ensuite autour de la table. Et commence sa séance de relance. Dans la diagonale coup droit. Puis revers. Puis quand la soif se fait sentir, c’est-à-dire toutes les 10 minutes, il replie son pan de table. Et se dirige vers le bar.

Tu joues alors seul durant une demi-heure contre l’élément boisé. Entrant dans une lutte à mort contre une demi-table dressée. Un mur de bois qui finit toujours par avoir le dernier mot.

Pour JC, c’est ainsi que se forgent la dextérité et le moral d’un champion.

Pendant que lui améliore son degré de fibrose hépatique.

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 12:47

Chapitre 3. Son Altesse jean-claudissime

« Le prince Malco Linge du tennis de table »

Gérard de VILLIERS approves this.

Bon ça y est. Match terminé. Plus tôt que prévu : Jean-Claude a finalement pris 3/0.

Toujours gêné par sa tendinite au coude droit. Tout ça à cause d’un mauvais appui au comptoir. Il va falloir qu’il retravaille tout ça. Il renvoie d’ailleurs de suite Jean-Paul à l’entrainement Suze.

Et commence l’entretien avec toi.

Il est très content de te voir débarquer dans son club.

Tu vas rajeunir la moyenne d’âge. Qui tourne aux alentours des 55 ans.

Il te dit qu’il s’appelle Jean-Claude mais que tu peux l’appeler JC.

Comme Jésus Christ ? Non. Comme Jackie Chan.

Il t’explique qu’il est le président. Que le club compte 5 membres dont 4 de sa famille. Que justement il cherche un sixième pour pouvoir enfin redébuter le championnat UFOLEP. Qu’avec toi il a de nouveau un projet club. Et qu’il va pouvoir retoucher des subventions de « club élite-formateur ». Que les entrainements c’est le mardi de 18h à 21h. Sauf quand il y a Ligue des Champions.

Il t’emmène dehors et te refait le monde et l’historique du club. Parce que dans la salle, l’air est irrespirable : Jean Paul se rhabille et vient de retirer ses baskets.

Une association sportive fondée donc par son grand-père en 1942. A l’époque on jouait sur sa table de cuisine en formica. Il fallait bien occuper les officiers de la Wehrmacht stationnés dans le village. Une des raisons pour lesquelles sa grand-mère se retrouvera avec la boule à Z à la Libération…

Puis son père a repris les rênes. Et enfin lui-même. Présidents de pères en fils. Comme dans une république africaine. Ou une entreprise du CAC40.

Il t’évoque, le regard embué, les grandes heures du club. Avec la victoire en championnat District en 1982. Et l’accession en Départementale 4…

Un rêve brisé malheureusement par un drame effroyable. Les deux meilleurs joueurs du club décédant lors de la soirée du sacre. D’une hépatite alcoolique aiguë fulminante. Le père de Jean Claude n’aurait jamais dû sortir les deux Jéroboams de liqueur de mirabelle qu’il distillait lui-même.

Mais bon... Tout ça c’est du passé.

Jean-Claude est désormais tourné vers l’avenir. Il va te prendre en charge. T’entrainer.

Pour que tu deviennes une machine de guerre.

En attendant il te propose une clope. Ta première. Tu as 8 ans et demi.

Mais chez JC, c’est comme aux Etats-Unis d’Amérique. C’est avec le calumet de la paix, qu’on accueille les nouveaux venus. Comme les indiens accueillait un visage pâle aux premiers temps. Avant de le scalper ou de le bouffer.

La gitane, ça te pique la gorge et les yeux. Mais ça y est…Tu fais enfin partie de la tribu de JC.

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 12:45

Chapitre 2. L’Emirate Stadium of Berzicourt.

« C’est une maison bleue, adossée à la colline. On y vient à pied. Ceux qui vivent là ont jeté la clé.»

Maxime de La FORÊT (numéroté dans les années 1970).

Jean-Claude t’explique qu’il en a encore pour trois sets à mettre une branlée à son adversaire du jour. Et qu’ensuite il s’occupera de toi.

Trois sets, parce qu’il est juste un peu mené 2 manches à 0.

Tu vas donc t’asseoir dans les tribunes. En fait sur l’une des trois chaises derrière la séparation.

Et là tu peux tout à loisir observer la tanière du Jean-Claude. Des murs bleu-marines. Décrépis, avec la peinture qui s’écaille. Un carrelage au sol qui, un jour, a été blanc. Quatre tables vert-émeraudes, Jacques SECRETIN et Vincent PURKART.

Pas de chiottes. Sinon à quoi servirait le mur du voisin, à l’extérieur ?

Pas de douches non plus. Pourquoi faire ? D’après Jean-Claude l’eau ça use la peau et c’est plein de substances toxiques. Mais qui semblent miraculeusement neutralisées par le Ricard. Si tu en juges par le nombre de bouteilles qui trônent sur le bar.

Le Bar, l’autel de sa sainteté Jean-Claude. Avec l’impression que la salle a été construite tout autour.

Un endroit sacré. Derrière lequel seuls peuvent se glisser les initiés. Sur le chemin de la cirrhose. Et pour certains déjà arrivés au terminus. Et depuis un bon bout de temps…

Cet écrin bleu, c’est la salle polyvalente du village. Mais pas au sens multisports. Non.

Une fois que tu as replié les deux tables, elle redevient la salle du conseil municipal /garderie de l’école primaire / salle du billard-club / local des employés municipaux (à cause du bar) / salle de réunion des ainés (toujours à cause du bar).

Jean Claude tape donc contre Jean-Paul. Son clone. Mais avec une moustache.

Ton regard ne peut se détacher de la balle blanche. Qui passe inlassablement d’un camp à l’autre, au dessus du filet. Ton Rolland Garros, rien qu’à toi.

Oui, gros duel en poussette sur poussette.

Avec inlassablement le bruit de la balle qui heurte la table, puis les raquettes.

Comme le cliquetis du train de l’ennui sur les rails de ta vie. Mais mieux que le bruit de la pluie sur le vélux de ta mansarde.

Et puis à chaque point perdu, ça hurle régulièrement. Comme à la maison. Mais moins fort que ta mère.

Oui, vraiment. Tu vas être bien chez Jean-Claude.

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 08:47

Chapitre 1. La révélation

« Le jour d’où que j’a entré dans une salle de ping-pong ».

Oui, tu es né en Picardie.

Un jour tu entres donc pour la première fois dans une salle de ping-pong.

Les plus chanceux auront été abandonnés à leur naissance sur les marches du gymnase. Par une mère alcoolique et syphilitique. Parce que l’Hôtel-Dieu était trop loin. Et surtout parce qu’il y avait un bistrot en face de la salle.

Les autres auront atterri là parce qu’ils n’étaient pas assez costauds, ou plus souvent, pas assez fortunés, pour jouer au tennis.

Quelques-uns auront poussé la porte de la salle parce que vraiment, au badminton il n’y a que des filles…. Oui, à 8 ans, on n’a décidément rien compris à la vie.

Bref, une après-midi de septembre, d’une main tremblante tu pousses cette lourde porte verte.

Car toutes les portes des salles de ping-pong sont vertes. Certes tu peux contester... Mais on s’en fout. C’est notre histoire.

Et là, dès l’ouverture, tu prends dans les yeux l’éclairage blafard de néons aveuglants.

Le même flash que Bernadette SOUBIROUS, dans sa grotte, à Lourdes, quand la Sainte Vierge lui est apparue. Sauf que toi tu n’as pas la tuberculose. Et tu ne vas pas clamser à 25 ans. Après une vie pleine d’éclate au couvent.

Mais une fois que tes pupilles et ton cristallin se sont adaptés, et que tu peux de nouveau accommoder, ce n’est pas le petit Jésus que tu aperçois. Mais le gros Jean-Claude/René/Jacky/Michel/Bernard/Gérard…au choix… en tout cas un type à la limite de l’obésité, et avec un prénom à la mode. Mais dans les années 50.

Il vient de hurler un retentissant « PUTAIIIIIIIIINNNNNN !!!!!». Après avoir envoyé une frappe bananée dans les bâches. C’est assez fréquent quand tu arrives bras tendu, et raquette ouverte sur une balle liftée : oui, les règles de la physique cinématique.

Depuis le XVIIIème siècle des scientifiques de renom ont écrit des traités sur ce sujet. Certains physiciens ont même décroché des prix Nobel pour ça.

Mais Jean Claude sulfate ces théories dans un hurlement: « Tout ça à cause d’un putain de rebond pourri, sur cette saloperie de table !!! ».

En une fraction de seconde il a balayé 3 siècles de physique newtonienne. Juste en suggérant l’intervention du hasard dans la mécanique quantique.

La capacité de réflexion, la fulgurance de cet esprit révolutionnaire, et rebelle, te fascine.

Tu pressens qu’il va devenir ton Maître à penser pour les 10 prochaines années.

D’ailleurs, il t’a déjà identifié comme son futur disciple.

Il te demande d’aller ramasser la balle. Et ce serait bien que tu en profites pour lui ramener une des binouzes qui décantent dans sa glacière à l’autre bout de la salle.

Tu y vas en courant. Et tu lui tends la balle et la bière. L’ostie (en celluloïde) et le sang (houblonné et pétillant) du Christ.

Tendues à Jean-Claude, grand prêtre du ping.

Retirant son bandeau à la Björn BORG, il secoue ce qu’il lui reste de cheveux. Et tu reçois quelques gouttes de sa sécrétion sudorale sur le visage. Voilà… Tu es baptisé.

Tel le Christ avec Saint Jean-Baptiste. Tu viens d’entrer dans la maison de Dieu.

Définitivement.

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 08:42

Prologue

« On ne naît pas pongiste. On le devient. »

Dans ta face, Simone de BEAUVOIR !

Un jour, on naît.

Puis on vit.

Mais souvent derrière un bureau, dans une administration stalinienne. Et trop rarement sur une plage des Caraïbes. A siffler des mojitos dans le soleil couchant.

Et enfin, quand on pourrait commencer à profiter... Ben, on meurt.

Mais au milieu de tout ça, on joue au ping-pong.

Avec un parcours initiatique fantastique. Qui t’aura conduit du sous-sol de l’Eveil pongiste de Berzicourt. A la salle des fêtes de l’Etoile Rouge de Morlimont.

Durant cette quête, tu en auras cassé des balles, chialé ta race, toisé des adversaires, perdu des matchs, insulté des arbitres, fracassé des séparations, balancé des raquettes…

Mickael APPELGREEN et Jorgen PERSSON nous disaient récemment, en sirotant un Blue Lagoon au bar de l’hôtel Majestic, qu’il manquait justement un ouvrage de référence dans le domaine.

Mytho ?

Pas faux... En fait on n’avait bu qu’un café avec les deux suédois.

Mais force est de constater que, ni Emile ZOLA, ni Honoré de BALZAC, pourtant de sacrés pisse-copies, n’auront eu le courage et le cran de s’attaquer à ce qui aurait dû être LE chef d’œuvre de la littérature pongiste.

Les feignasses !

Les rédacteurs de la Hérain est mon Royaume se chargent donc de rédiger ton roman d’aventures estivales. Pour te donner un peu de lecture sur la plage cet été. Entre deux coups de soleil, deux verres de rosé, et les grains de sable entre tes orteils.

L’écriture d’une Vie de Loositude.

Au Ping-pongkhistan.

Un pays magnifique.

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